Lesactions de formation en Santé et Sécurité du Travail visent à l'amélioration des conditions de travail et à la réduction des risques professionnels par la diffusion des mesures préventives : la formation est une composante essentielle de l'action de prévention en complément des mesures techniques et/ou organisationnelles, collectives et/ou individuelles. Le marché français des

PrĂ©sentation de l’ordonnance de protection dĂ©finition, procĂ©dure, conditions, mesures. I - Qu’est-ce que l’ordonnance de protection ? Il s’agit d’une mesure de protection instaurĂ©e par la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spĂ©cifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces derniĂšres sur les enfants. Selon l’article 515-9 du Code civil, le Juge aux affaires familiales peut dĂ©livrer en urgence une ordonnance de protection, lorsque sont exercĂ©es des violences au sein du couple, y compris lorsqu’il n’y a pas de cohabitation entre l’auteur et la victime ; ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou un ancien concubin, y compris lorsqu’il n’y a jamais eu de cohabitation entre l’auteur et la victime. Les violences allĂ©guĂ©es par la victime peuvent ĂȘtre physiques coups, cheveux tirĂ©s, secouement, etc., psychologiques insultes, dĂ©nigrements, harcĂšlement, etc., Ă©conomiques dĂ©pendance financiĂšre, etc. voire encore sexuelles. Lesdites violences peuvent bien Ă©videmment ĂȘtre cumulatives. Par ailleurs, il importe que ces violences mettent en danger la personne qui en est victime et, le cas Ă©chĂ©ant, un ou plusieurs enfants. Enfin, l’article 515-13 du Code civil prĂ©voit qu’une ordonnance de protection peut ĂȘtre dĂ©livrĂ©e en urgence par le Juge aux affaires familiales Ă  la personne majeure menacĂ©e de mariage forcĂ©. II - Quelle est la procĂ©dure Ă  suivre pour obtenir une ordonnance de protection ? Le dĂ©roulement de la procĂ©dure est dĂ©crit au sein des dispositions des articles 1136-3 et suivants du Code de procĂ©dure civile. Le Juge aux affaires familiales est saisi par une requĂȘte remise ou adressĂ©e au greffe. A peine de nullitĂ©, outre les mentions prescrites par l’article 57 du Code de procĂ©dure civile, la requĂȘte doit contenir un exposĂ© sommaire des motifs de la demande ainsi que les piĂšces sur lesquelles celle-ci est fondĂ©e. Le Juge aux affaires familiales rend sans dĂ©lai une ordonnance fixant la date de l’audience. Attention ! La signification doit ĂȘtre faite au dĂ©fendeur dans un dĂ©lai de 2 jours Ă  compter de l’ordonnance fixant la date de l’audience, afin que le magistrat puisse statuer dans le dĂ©lai maximal de 6 jours, dans le respect du principe du contradictoire et des droits de la dĂ©fense. La copie de l’acte de signification doit impĂ©rativement ĂȘtre remise au greffe au plus tard Ă  l’audience. Lors de l’audience, les parties se dĂ©fendent elles-mĂȘmes, et ont la facultĂ© de se faire assister ou reprĂ©senter par un avocat. La procĂ©dure est orale, instruite et dĂ©battue en chambre du conseil, aprĂšs avis du ministĂšre public. Le Juge aux affaires familiales s’assure qu’un temps suffisant se soit Ă©coulĂ© entre la convocation et l’audience pour que le dĂ©fendeur/auteur des violences ait pu prĂ©parer sa dĂ©fense. Enfin, le Juge aux affaires familiales procĂšde Ă  l’audition des parties. Toutefois, le magistrat peut les entendre sĂ©parĂ©ment s’il le dĂ©cide ou si l’une des parties en fait la demande. III - A quelles conditions une ordonnance de protection peut-elle ĂȘtre dĂ©livrĂ©e ? L’ordonnance de protection est dĂ©livrĂ©e, par le Juge aux affaires familiales s’il estime, au vu des Ă©lĂ©ments produits devant lui et contradictoirement dĂ©battus, qu’il existe des raisons sĂ©rieuses de considĂ©rer comme vraisemblables la commission des faits de violence allĂ©guĂ©s et le danger auquel la victime ou un ou plusieurs enfants sont exposĂ©s. Les raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission des faits de violence allégués et du danger auquel la victime ou un ou plusieurs enfants sont exposés sont deux conditions cumulatives [1]. L’appréciation du caractère vraisemblable de la commission des faits de violence et du danger auquel la victime est exposée relève du pouvoir souverain d’appréciation des juges du fond [2]. Lorsque l’actualité du danger n’est pas établie, les juges doivent rejeter la demande de délivrance de l’ordonnance de protection [3]. L’apprĂ©ciation de ces Ă©lĂ©ments par le Juge repose sur la production d’élĂ©ments de preuve, par la victime, dans le cadre de la procĂ©dure. Pour Ă©tablir l’existence des violences allĂ©guĂ©es et celle du danger, il appartient Ă  la partie demanderesse de produire des SMS, des courriels, des courriers ou encore des relevĂ©s tĂ©lĂ©phoniques ; des photos ; des attestations des membres de la famille, d’amis, de voisins ou de collĂšgues de travail ; les dĂ©cisions faisant Ă©tat des prĂ©cĂ©dentes condamnations pĂ©nales de l’auteur des violences ; des certificats mĂ©dicaux Ă©tablis par un mĂ©decin-trainant ou des UnitĂ©s MĂ©dico-Judiciaires UMJ, des ordonnances mĂ©dicales, des comptes-rendus de psychologue ou de psychiatre ; des dĂ©clarations de main courante ou des plaintes pĂ©nales dĂ©posĂ©es auprĂšs d’un commissariat de police ou de la gendarmerie. Attention ! La dĂ©livrance d’une ordonnance de protection n’est pas subordonnĂ©e au dĂ©pĂŽt prĂ©alable d’une plainte pĂ©nale par la victime. Cependant, le dĂ©pĂŽt de plainte permet aux services de police ou de gendarmerie de diligenter une enquĂȘte et, le cas Ă©chant, au procureur de la RĂ©publique, de dĂ©cider du renvoi de l’auteur des violences devant une juridiction pĂ©nale afin de rĂ©pondre des infractions commises Ă  l’encontre de la victime. IV - Quelles sont les mesures Ă©dictĂ©es dans l’ordonnance de protection ? En dĂ©livrant une ordonnance de protection, le Juge aux affaires familiales peut Interdire Ă  l’auteur des violences de recevoir ou de rencontrer certaines personnes spĂ©cialement dĂ©signĂ©es par le Juge, ainsi que d’entrer en relation avec elles, de quelque façon que ce soit. Lorsque cette interdiction a Ă©tĂ© prononcĂ©e, le Juge aux affaires familiales peut prononcer une interdiction de se rapprocher de la victime Ă  moins d’une certaine distance qu’il fixe et ordonner, aprĂšs avoir recueilli le consentement des deux parties, le port par chacune d’elles d’un dispositif Ă©lectronique mobile anti-rapprochement permettant Ă  tout moment de signaler que l’auteur des violences ne respecte pas cette distance. En cas de refus de ce dernier faisant obstacle au prononcĂ© de cette mesure, le Juge aux affaires familiales en avise immĂ©diatement le procureur de la RĂ©publique ; Interdire Ă  l’auteur des violences de se rendre dans certains lieux spĂ©cialement dĂ©signĂ©s par le Juge dans lesquels se trouve de façon habituelle la victime ; Interdire Ă  l’auteur des violences de dĂ©tenir ou de porter une arme et, le cas Ă©chĂ©ant, lui ordonner de remettre au service de police ou de gendarmerie qu’il dĂ©signe les armes dont elle est dĂ©tentrice en vue de leur dĂ©pĂŽt au greffe ; Lorsque l’ordonnance de protection Ă©dicte la mesure prĂ©vue au 1°, la dĂ©cision de ne pas interdire la dĂ©tention ou le port d’arme est spĂ©cialement motivĂ©e ; Proposer Ă  l’auteur des violences une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique ou un stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes. En cas de refus, le Juge en avise immĂ©diatement le procureur de la RĂ©publique ; Statuer sur la rĂ©sidence sĂ©parĂ©e des Ă©poux. La jouissance du logement conjugal est attribuĂ©e, sauf ordonnance spĂ©cialement motivĂ©e justifiĂ©e par des circonstances particuliĂšres, au conjoint qui n’est pas l’auteur des violences, et ce mĂȘme s’il a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un hĂ©bergement d’urgence. Dans ce cas, la prise en charge des frais affĂ©rents peut ĂȘtre Ă  la charge de l’auteur des violences ; Se prononcer sur le logement commun de partenaires liĂ©s par un pacte civil de solidaritĂ© ou de concubins. La jouissance du logement commun est attribuĂ©e, sauf ordonnance spĂ©cialement motivĂ©e justifiĂ©e par des circonstances particuliĂšres, au partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou au concubin qui n’est pas l’auteur des violences, et ce mĂȘme s’il a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un hĂ©bergement d’urgence. Dans ce cas, la prise en charge des frais affĂ©rents peut ĂȘtre Ă  la charge du partenaire ou concubin violent ; Se prononcer sur les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale et, au sens de l’article 373-2-9 du Code civil, sur les modalitĂ©s du droit de visite et d’hĂ©bergement, ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, sur la contribution aux charges du mariage pour les couples mariĂ©s, sur l’aide matĂ©rielle au sens de l’article 515-4 pour les partenaires d’un pacte civil de solidaritĂ© et sur la contribution Ă  l’entretien et Ă  l’éducation des enfants ; Lorsque l’ordonnance de protection Ă©dicte la mesure prĂ©vue au 1° du prĂ©sent article, la dĂ©cision de ne pas ordonner l’exercice du droit de visite dans un espace de rencontre dĂ©signĂ© ou en prĂ©sence d’un tiers de confiance est spĂ©cialement motivĂ©e ; Autoriser la victime Ă  dissimuler son domicile ou sa rĂ©sidence et Ă  Ă©lire domicile chez l’avocat qui l’assiste ou la reprĂ©sente ou auprĂšs du procureur de la RĂ©publique prĂšs le Tribunal judiciaire pour toutes les instances civiles dans lesquelles elle est Ă©galement partie. Si, pour les besoins de l’exĂ©cution d’une dĂ©cision de justice, l’huissier chargĂ© de cette exĂ©cution doit avoir connaissance de l’adresse de cette personne, celle-ci lui est communiquĂ©e, sans qu’il puisse la rĂ©vĂ©ler Ă  son mandant ; Autoriser la victime Ă  dissimuler son domicile ou sa rĂ©sidence et Ă  Ă©lire domicile pour les besoins de la vie courante chez une personne morale qualifiĂ©e. L’ordonnance de protection est notifiĂ©e par voie de signification, Ă  moins que le Juge aux affaires familiales soit d’office soit Ă  la demande d’une partie ne dĂ©cide qu’elle sera notifiĂ©e par le greffe par lettre RAR, ou par la voie administrative, en cas de danger grave et imminent pour la sĂ©curitĂ© d’une personne concernĂ©e par une ordonnance de protection ou lorsqu’il n’existe pas d’autre moyen de notification. Attention ! Les obligations et/ou interdictions prononcĂ©es dans l’ordonnance de protection ne sont prises que pour une durĂ©e de 6 mois Ă  compter de la notification de l’ordonnance. A dĂ©faut, ces mesures prendront fin. Toutefois, ces mesures peuvent ĂȘtre prolongĂ©es au-delĂ  si, durant ce dĂ©lai de 6 mois, une demande en divorce ou en sĂ©paration de corps a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e par la victime mariĂ©e ou si le Juge aux affaires familiales a Ă©tĂ© saisi par la victime concubine ou partenaire de PACS ou ancienne concubine ou partenaire de PACS d’une demande relative Ă  l’exercice de l’autoritĂ© parentale. De surcroĂźt, l’article 515-12 du Code civil indique que le Juge aux affaires familiales peut, Ă  tout moment, Ă  la demande du MinistĂšre public ou de l’une ou l’autre des parties, ou aprĂšs avoir fait procĂ©der Ă  toute mesure d’instruction utile, et aprĂšs avoir invitĂ© chacune d’entre elles Ă  s’exprimer, ajouter, supprimer ou modifier tout ou partie des mesures Ă©noncĂ©es dans l’ordonnance de protection ou encore accorder Ă  l’auteur des violences une dispense temporaire d’observer certaines des obligations qui lui ont Ă©tĂ© imposĂ©es. 1 Selon les articles L425-6 Ă  L425-8 du Code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile, l’étranger bĂ©nĂ©ficiant d’une ordonnance de protection se voit dĂ©livrer, dans les plus brefs dĂ©lais, une carte de sĂ©jour temporaire mention "vie privĂ©e et familiale" d’une durĂ©e d’un an. Une fois arrivĂ©e Ă  expiration, la carte est renouvelĂ©e de plein droit Ă  l’étranger qui continue Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une telle ordonnance de protection. La mĂȘme carte de sĂ©jour est dĂ©livrĂ©e, dans les mĂȘmes conditions, Ă  l’étranger qui bĂ©nĂ©ficie d’une ordonnance de protection en raison de la menace d’un mariage forcĂ©. En cas de condamnation dĂ©finitive de la personne mise en cause, l’étranger dĂ©tenteur de ladite carte de sĂ©jour ayant dĂ©posĂ© plainte pour des faits de violences commis Ă  son encontre par son conjoint, son concubin ou le partenaire auquel il est liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, ou pour des faits de violences commis Ă  son encontre en raison de son refus de contracter un mariage ou de conclure une union ou afin de le contraindre Ă  contracter un mariage ou Ă  conclure une union, se voit dĂ©livrer une carte de rĂ©sident d’une durĂ©e de 10 ans. 2 Le dĂ©cret n° 2020-683 du 4 juin 2020 permet Ă  tout Ă©pargnant bĂ©nĂ©ficiaire d’une ordonnance de protection de solliciter le remboursement anticipĂ© de son PEE/PEI/PEG, en produisant une copie de la dĂ©cision dĂ©livrĂ©e au profit de l’intĂ©ressĂ©. VII - Que faire en cas de non-respect des obligations et interdictions prescrites dans l’ordonnance de protection ? L’article 227-4-2 du Code pĂ©nal prĂ©voit que le fait, pour une personne de ne pas se conformer Ă  une ou plusieurs obligations ou interdictions imposĂ©es dans une ordonnance de protection est puni d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et d’une peine de euros d’amende. Gauthier Lecocq Avocat au barreau de Paris Cabinet BARISEEL-LECOCQ & ASSOCIÉS AARPI Inter-Barreaux Recommandez-vous cet article ? Donnez une note de 1 Ă  5 Ă  cet article L’avez-vous apprĂ©ciĂ© ? Notes de l'article [1] Cass., 1ère Civ., 13 février 2020, n° [2] Cass., 1ère Civ., 5 octobre 2016, n° [3] CA Lyon, 13 septembre 2016, n°15/06159 - CA Saint- Denis de la Réunion, 19 mai 2017, n°17/00607.

Laloi prĂ©voyait Ă©galement de responsabiliser les auteurs de violences au moyen de stages, pour prĂ©venir la rĂ©cidive, et de former l’ensemble des professionnel.le.s impliquĂ©.e.s dans les violences, la Mission interministĂ©rielle pour la protection des femmes contre les violences et la traite des ĂȘtres humains (MIPROF, cf. infra) devant dĂ©finir le cahier des charges d’un plan de

AprĂšs les attentats qui ont visĂ© la RĂ©publique au cƓur, Najat Vallaud-Belkacem a prĂ©sentĂ© onze mesures symboles de la grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la RĂ©publique, ce jeudi 22 janvier 2015. LaĂŻcitĂ© et transmission des valeurs rĂ©publicaines, citoyennetĂ© et culture de l'engagement, lutte contre les inĂ©galitĂ©s et mixitĂ© sociale, mobilisation de l'Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche sont au centre de ces mesures. La grande mobilisation pour les valeurs de la RĂ©publique est celle de toute l'École, y compris l'enseignement agricole et l'enseignement privĂ© sous contrat. L’École est un rĂ©vĂ©lateur des tensions qui traversent la sociĂ©tĂ© française et des inĂ©galitĂ©s qui la marquent. Le dĂ©litement du lien social au cours des trente derniĂšres annĂ©es de crise Ă©conomique n’a pas Ă©pargnĂ© l’École. Le sentiment de dĂ©sespĂ©rance, l’accroissement des inĂ©galitĂ©s et la prĂ©valence du dĂ©terminisme social, l’incapacitĂ© collective Ă  prĂ©venir le dĂ©crochage scolaire endĂ©mique d’une partie de notre jeunesse, ont entamĂ© la mission d’égalitĂ© de l’École. Les discriminations, l’écart entre les valeurs affichĂ©es et les rĂ©alitĂ©s vĂ©cues, les replis identitaires, les vellĂ©itĂ©s communautaristes, les logiques d’entre-soi ont affaibli son ambition de fraternitĂ©. Dans une sociĂ©tĂ© en perte de repĂšres et caractĂ©risĂ©e par une forme de relativisme ambiant qui favorise amalgames et indiffĂ©rences, l’École peine aujourd’hui Ă  assurer les missions que la RĂ©publique lui a confiĂ©es, transmettre des connaissances et ĂȘtre un creuset de la citoyennetĂ©, et Ă  susciter la confiance des Ă©lĂšves et des familles. AprĂšs les attentats qui ont visĂ© le coeur des valeurs rĂ©publicaines, la mobilisation du peuple français est porteuse d’une exigence vis-Ă -vis de l’ensemble de la sociĂ©tĂ©, et singuliĂšrement de l’École dont le rĂŽle et la place dans la RĂ©publique sont insĂ©parables de sa capacitĂ© Ă  faire vivre et Ă  transmettre la laĂŻcitĂ©. L’École est, et sera en premiĂšre ligne, avec fermetĂ©, discernement et pĂ©dagogie, pour rĂ©pondre au dĂ©fi rĂ©publicain, parce que c’est son identitĂ© et sa mission profonde. École et RĂ©publique sont indissociables. Elles doivent le rester. La grande mobilisation pour les valeurs de la RĂ©publique est celle de toute l’École, y compris l’enseignement agricole et l’enseignement privĂ© sous contrat. Retrouvez ci-dessous l’infographie prĂ©sentant les principales mesures et l’ensemble des mesures de la mobilisation dans le dossier qui suit. TĂ©lĂ©chargez le document complet Mobilisation de l’École pour les valeurs de la RĂ©publique – Toutes les mesures. Mettre la laĂŻcitĂ© et la transmission des valeurs rĂ©publicaines au coeur de la mobilisation de l’École La RĂ©publique “a fait” l’École dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle. Puis l’École “a fait” la RĂ©publique en construisant un savoir-ĂȘtre, une capacitĂ© d’argumentation, une culture de la raison et du jugement, en transmettant les valeurs rĂ©publicaines et humanistes et en favorisant l’adhĂ©sion Ă  ces valeurs. [Mesure 1] Renforcer la transmission des valeurs de la RĂ©publique Un plan exceptionnel de formation continue des enseignants et des personnels d’éducation sera dĂ©ployĂ© pour les aider Ă  aborder avec les Ă©lĂšves les questions relatives Ă  la citoyennetĂ© française et europĂ©enne, Ă  la laĂŻcitĂ©, Ă  la lutte contre les prĂ©jugĂ©s. Avant la fin de l’annĂ©e scolaire, 1 000 premiers formateurs pour le premier et le second degrĂ© inspecteurs, professeurs, professeurs documentalistes, directeurs d’école, chefs d’établissement, conseillers principaux d’éducation, personnels d’orientation, personnels de santĂ© et sociaux, etc., seront formĂ©s pendant deux jours sur la laĂŻcitĂ© et l’enseignement moral et civique, afin qu’ils puissent rĂ©pondre, dans chaque acadĂ©mie et chaque dĂ©partement, aux besoins de formation et d’accompagnement de leurs formations sur site Ă  l’enseignement laĂŻque du fait religieux ainsi qu’aux usages des technologies numĂ©riques et des rĂ©seaux sociaux seront proposĂ©es, Ă  l’initiative des rĂ©fĂ©rents “laĂŻcitĂ©â€ et “mĂ©moire et citoyennetĂ©â€ et des “rĂ©fĂ©rents Ă©ducation aux mĂ©dias”, nouvellement créés, de chaque acadĂ©mie, aux personnels de direction, aux corps d’inspection et aux enseignants. Dans l’enseignement agricole, ces thĂ©matiques seront prioritaires dans les documents rĂ©gionaux de formation, et des actions de formation seront mises en oeuvre par l’École nationale de formation agronomique ENFA, chargĂ©e de la formation des enseignants de l’enseignement agricole technique. Pour mieux rĂ©pondre aux besoins de formation des Ă©quipes, les correspondants acadĂ©miques de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’éducation nationale IGEN et de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration de l’Éducation nationale, de l’Enseignement et de la Recherche IGAENR feront remonter chaque annĂ©e la typologie des difficultĂ©s rencontrĂ©es et des besoins exprimĂ©s sur le terrain, sur la base desquels l’IGEN et la direction gĂ©nĂ©rale de l’enseignement scolaire DGESCO Ă©laboreront les actions de formation et les ressources pĂ©dagogiques appropriĂ©es. La capacitĂ© des candidats “à expliquer et Ă  faire partager les valeurs de la RĂ©publique” sera Ă©valuĂ©e systĂ©matiquement dans les concours de recrutement. Les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation ESPE seront mobilisĂ©es pour la formation Ă  la laĂŻcitĂ© des futurs enseignants et Ă©ducateurs. Elles feront une place prioritaire Ă  l’enseignement de la laĂŻcitĂ© et Ă  la lutte contre les prĂ©jugĂ©s au sein du tronc commun de la formation de tous les Ă©ducateurs et de tous les professeurs du premier comme du second degrĂ©, quelles que soient leurs disciplines d’enseignement. Un module sur l’enseignement laĂŻque du fait religieux, Ă©laborĂ© notamment avec l’Institut europĂ©en en sciences des religions et des ESPE, sera mis Ă  disposition de l’ensemble des ESPE et de l’ENFA. Un sĂ©minaire de toutes les ESPE avant l’étĂ© permettra de s’assurer de l’homogĂ©nĂ©itĂ© des formations dispensĂ©es. Des ressources pĂ©dagogiques nouvelles seront produites et mises Ă  disposition des Ă©quipes Ă©ducatives et pĂ©dagogiques – des ressources sur la pĂ©dagogie de la laĂŻcitĂ© et pour l’enseignement laĂŻque du fait religieux – des ressources pour les formateurs ; – deux nouveaux parcours de formation sur la plateforme MgistĂšre dĂ©diĂ©s respectivement aux professeurs du premier degrĂ© et Ă  ceux du second degrĂ© sur l’enseignement du fait religieux, s’ajoutant Ă  celui sur la laĂŻcitĂ©, dĂ©jĂ  disponible ; – un livret rassemblant les contenus pĂ©dagogiques essentiels textes, Charte, les liens vers les ressources de formation, des questions/rĂ©ponses juridiques sur les sujets sensibles relatifs Ă  la laĂŻcitĂ© ; – de nouveaux contenus pĂ©dagogiques vidĂ©os pour la prochaine rentrĂ©e produits avec le rĂ©seau CanopĂ© sĂ©rie de films courts prĂ©sentant les combats historiques pour la laĂŻcitĂ©, proposant des incarnations dans des figures du passĂ© et actuelles, la mise en ligne d’un portail de ressources pĂ©dagogiques dĂ©diĂ© Ă  la lutte contre le racisme et l’antisĂ©mitisme, en lien avec la dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle Ă  la lutte contre le racisme et l’antismĂ©tisme DILCRA, – la publication d’un livret opĂ©rationnel de prĂ©vention et de lutte contre les phĂ©nomĂšnes de radicalisation, prĂ©parĂ© en concertation interministĂ©rielle. Il est demandĂ© au Conseil supĂ©rieur des programmes de renforcer les contenus de l’enseignement laĂŻque du fait religieux et de l’éducation aux mĂ©dias et Ă  l’information dans les programmes de l’école Ă©lĂ©mentaire et du collĂšge. [Mesure 2] RĂ©tablir l’autoritĂ© des maĂźtres et les rites rĂ©publicains Les rĂšgles de civilitĂ© et de politesse doivent ĂȘtre apprises et respectĂ©es Ă  l’École. Lors de l’inscription des Ă©lĂšves et lors de la rentrĂ©e, le rĂšglement intĂ©rieur, qui prĂ©cise ces rĂšgles de civilitĂ© et de politesse, mais aussi la Charte de la laĂŻcitĂ© seront prĂ©sentĂ©s et expliquĂ©s aux Ă©lĂšves et Ă  leurs parents, qui signeront ces documents pour manifester leur engagement Ă  les respecter. Tout comportement mettant en cause les valeurs de la RĂ©publique ou l’autoritĂ© du maĂźtre fera l’objet d’un signalement systĂ©matique au directeur d’école ou au chef d’établissement, d’un dialogue Ă©ducatif associant les parents d’élĂšves et, le cas Ă©chĂ©ant, d’une sanction. Aucun incident ne sera laissĂ© sans suite. Pour renforcer l’apprentissage des droits et des devoirs, le recours aux mesures de responsabilisation sera fortement dĂ©veloppĂ©. Dans ce cadre, l’élĂšve doit rĂ©flĂ©chir Ă  la portĂ©e de son acte tant Ă  l’égard de la victime Ă©ventuelle que de la communautĂ© Ă©ducative. Le chef d’établissement, le responsable lĂ©gal de l’élĂšve et le responsable de la structure d’accueil, quand elle se dĂ©roule en dehors de l’établissement, signent un document dĂ©finissant les modalitĂ©s d’exĂ©cution de la mesure de responsabilisation. Les partenariats conclus au niveau national avec la Croix Rouge, l’UNICEF, l’Association de la fondation Ă©tudiante pour la ville AFEV et l’Institution de formation, d’animation et de conseil IFAC offrent un cadre pour la mise en place de mesures de responsabilisation se dĂ©roulant Ă  l’extĂ©rieur de l’établissement. Ces dispositions seront accompagnĂ©es d’une mobilisation dans la durĂ©e des cadres de l’Éducation nationale inspecteurs gĂ©nĂ©raux, recteurs, IA-DASEN, IA-IPR, IEN, chefs d’établissement, et de l’enseignement agricole directeurs rĂ©gionaux de l’alimentation, de l’agriculture et de la forĂȘt, inspecteurs de l’enseignement agricole, directeurs d’établissement, des rĂ©fĂ©rents mĂ©moire et citoyennetĂ©, des rĂ©fĂ©rents laĂŻcitĂ©, des proviseurs vie scolaire auprĂšs des Ă©quipes Ă©ducatives. Chaque recteur ou DRAAF Ă©laborera un schĂ©ma de mobilisation des IA-IPR Ă©tablissements et vie scolaire, des proviseurs vie scolaire, des corps d’inspection, des conseillers techniques et des Ă©quipes mobiles de sĂ©curitĂ© pour apporter un soutien aux Ă©quipes pĂ©dagogiques et Ă©ducatives en difficultĂ©. Le rĂ©tablissement de l’autoritĂ© des maĂźtres passe Ă©galement par la comprĂ©hension et la cĂ©lĂ©bration des rites rĂ©publicains et des symboles de la RĂ©publique hymne national, drapeau, devise. Une JournĂ©e de la laĂŻcitĂ© sera cĂ©lĂ©brĂ©e dans toutes les Ă©coles et tous les Ă©tablissements le 9 dĂ©cembre. Les projets d’écoles et d’établissements dĂ©tailleront les modalitĂ©s de la participation active des Ă©lĂšves aux journĂ©es ou semaines spĂ©cifiques semaine de lutte contre le racisme et l’antisĂ©mitisme, semaine de l’engagement, commĂ©morations patriotiques, participation collective Ă  des concours et Ă  des “olympiades”. L’organisation d’un temps annuel de rencontre et d’échange avec l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative cĂ©rĂ©monie de remise de diplĂŽmes, valorisation des rĂ©ussites des Ă©lĂšves, spectacle de fin d’annĂ©e, etc. doit ĂȘtre systĂ©matisĂ©e. [Mesure 3] CrĂ©er un nouveau parcours Ă©ducatif de l’école Ă©lĂ©mentaire Ă  la terminale le parcours citoyen Le parcours sera construit autour Du nouvel enseignement moral et civique, qui entrera en vigueur dĂšs septembre 2015 dans toutes les classes de l’école Ă©lĂ©mentaire Ă  la classe de terminale, et dans toutes les voies du lycĂ©e d’enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique et du lycĂ©e professionnel. Il reprĂ©sentera, sur l’ensemble de la scolaritĂ© d’un Ă©lĂšve, 300 heures dĂ©diĂ©es. L’enseignement moral et civique doit permettre aux Ă©lĂšves par une pĂ©dagogie active et le recours aux supports audiovisuels, de comprendre le bien-fondĂ© des rĂšgles rĂ©gissant les comportements individuels et collectifs principe de discipline, de reconnaĂźtre le pluralisme des opinions, des convictions et des modes de vie principe de coexistence des libertĂ©s, et de construire du lien social et politique principe de la communautĂ© des citoyens. Il favorise le respect des droits et de la loi, l’égale considĂ©ration des personnes, la solidaritĂ©, l’entraide, la coopĂ©ration, le sens de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de la participation Ă  la vie dĂ©mocratique. Il intĂšgre de maniĂšre transversale les problĂ©matiques de lutte contre le racisme, contre l’antisĂ©mitisme, contre les prĂ©jugĂ©s et contre toutes les formes de discrimination, les notions de droits et de devoirs, le principe de laĂŻcitĂ©. D’une Ă©ducation aux mĂ©dias et Ă  l’information prenant pleinement en compte les enjeux du numĂ©rique et des ses usages. Indissociable de la transmission d’une culture de la presse et de la libertĂ© d’expression, l’éducation aux mĂ©dias et Ă  l’information est un enseignement intĂ©grĂ© de maniĂšre transversale dans les diffĂ©rentes disciplines. Il doit apprendre aux Ă©lĂšves Ă  lire et Ă  dĂ©crypter l’information et l’image, Ă  aiguiser leur esprit critique et Ă  se forger une opinion, compĂ©tences essentielles pour exercer une citoyennetĂ© Ă©clairĂ©e et responsable en dĂ©mocratie. Le ministĂšre veillera Ă  ce quun mĂ©dia – radio, journal, blog ou plateforme collaborative en ligne – soit dĂ©veloppĂ© dans chaque collĂšge et dans chaque lycĂ©e. Les professeurs documentalistes seront tout particuliĂšrement mobilisĂ©s Ă  cette fin. C’est en effet en engageant les Ă©lĂšves eux-mĂȘmes dans des activitĂ©s de production et de diffusion de contenus, notamment Ă  travers les rĂ©seaux sociaux et les plateformes collaboratives en ligne, qu’ils prendront le mieux conscience des enjeux attachĂ©s Ă  la fiabilitĂ© des sources, Ă  l’interprĂ©tation des informations et Ă  la reprĂ©sentation de soi en ligne. Dans l’enseignement agricole, cette Ă©ducation aux mĂ©dias et Ă  l’information sera renforcĂ©e dans le cadre de l’éducation socioculturelle. Le Centre de liaison de l’enseignement et des mĂ©dias d’information CLEMI restera pleinement engagĂ© sur ces enjeux pour le ministĂšre. De l’enseignement aux Ă©lĂšves du jugement, de l’argumentation et du dĂ©bat dans les classes dĂšs l’école Ă©lĂ©mentaire. Dans le second degrĂ©, toutes les disciplines doivent ĂȘtre mobilisĂ©es Ă  cette fin. Les enseignants seront formĂ©s et accompagnĂ©s. De l’inscription des Ă©lĂšves de l’enseignement professionnel et des apprentis pendant leurs parcours de formation Ă  des ateliers dĂ©bats et philosophiques dans le cadre de l’enseignement moral et civique ; Ă  des activitĂ©s sociales et civiques de l’entreprise oĂč se dĂ©roulent les pĂ©riodes de formation en milieu professionnel et les pĂ©riodes d’alternance ; Ă  l’engagement associatif et l’implication dans les organisations associatives professionnelles. De la prĂ©paration en amont de la JournĂ©e dĂ©fense et citoyennetĂ© JDC dans les Ă©tablissements avec les lycĂ©ens. La participation et les initiatives des Ă©lĂšves seront dĂ©veloppĂ©es – DĂ©veloppement des “conseils d’enfants” dĂšs l’école primaire, des conseils de la vie collĂ©gienne et soutien renforcĂ© aux conseils de la vie lycĂ©enne. – Encouragement des actions Ă©ducatives dans le cadre des projets Ă©ducatifs territoriaux par exemple participation des Ă©lĂšves Ă  des conseils municipaux d’enfants. – Renforcement des capacitĂ©s d’initiative des associations lycĂ©ennes et mobilisation de moyens nouveaux Ă  destination des journaux lycĂ©ens et des activitĂ©s de crĂ©ation et d’animation mĂ©dias en favorisant les projets partenariaux avec le monde des mĂ©dias et le monde Ă©conomique. – Relance de la semaine de lutte contre le racisme et l’antisĂ©mitisme, fin mars, pour en faire un temps fort de mobilisation de la communautĂ© Ă©ducative et de l’ensemble de la sociĂ©tĂ© civile. Renforcement de la semaine de l’engagement en septembre, en lien avec les partenaires associatifs. – Valorisation de l’engagement associatif des Ă©lĂšves, de l’implication auprĂšs de leurs pairs qui ont besoin de soutiens variĂ©s Ă©lĂšves nouvellement arrivĂ©s en France, Ă©lĂšves en difficultĂ©, Ă©lĂšves en situation de handicap, etc. La vice-prĂ©sidence des associations sportives par les Ă©lĂšves sera systĂ©matisĂ©e, et les prises de responsabilitĂ© au sein des associations sportives valorisĂ©es. Les formations de jeunes coachs et de jeunes arbitres seront dĂ©veloppĂ©es. Les expĂ©riences d’engagement vĂ©cues par les Ă©lĂšves pendant leurs temps de loisirs et de vacances seront encouragĂ©es cf. plan du ministĂšre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Les actions relatives Ă  la formation du futur citoyen et Ă  la promotion des valeurs de la RĂ©publique et de la laĂŻcitĂ© seront inscrites systĂ©matiquement dans les projets d’école et les projets d’établissement. Ces actions seront particuliĂšrement valorisĂ©es et explicitĂ©es auprĂšs des parents d’élĂšves. Toutes les Ă©coles et tous les Ă©tablissements devront, d’ici la fin de l’annĂ©e scolaire, réécrire leurs projets d’école et d’établissement pour y intĂ©grer ces Ă©lĂ©ments. Ces projets dĂ©tailleront Ă©galement les modalitĂ©s du parcours citoyen. Le parcours citoyen sera Ă©valuĂ© Ă  la fin de la scolaritĂ© obligatoire selon des modalitĂ©s qui seront dĂ©finies au printemps. De maniĂšre complĂ©mentaire, les jeunes de plus de 16 ans, poursuivront leur parcours citoyen afin de prĂ©parer pleinement et de solenniser leur entrĂ©e dans la RĂ©publique cf. plan du ministĂšre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. DĂ©velopper la citoyennetĂ© et la culture de l’engagement avec tous les partenaires de l’École L’École n’est pas la seule responsable, ni la cause de tous les maux qui la touchent. Elle subit des Ă©volutions sociales et sociĂ©tales plus larges. Mais c’est en son sein, avec les diffĂ©rentes composantes de la communautĂ© Ă©ducative et l’ensemble de ses partenaires autres services publics, collectivitĂ©s territoriales, monde associatif, monde Ă©conomique, qu’un certain nombre de solutions doivent ĂȘtre trouvĂ©es. Les valeurs doivent vivre dans des actes pĂ©dagogiques concrets, et pas simplement dans la dĂ©clamation de principes qui, parfois, ne s’incarnent pas assez dans le quotidien des Ă©lĂšves. [Mesure 4] Associer pleinement et dĂ©velopper les temps d’échange avec les parents d’élĂšves Un comitĂ© dĂ©partemental d’éducation Ă  la santĂ© et Ă  la citoyennetĂ© sera créé, compĂ©tent pour le premier et le second degrĂ©. Instance de mobilisation, associant l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative, personnels enseignants, non enseignants, notamment les personnels “santĂ©-sociaux” et fĂ©dĂ©rations de parents d’élĂšves, ce comitĂ© permettra de nourrir des projets dĂ©partementaux, en particulier par l’examen des initiatives issues des projets d’école ou d’établissement. Il sera une instance de rĂ©flexion sur les protocoles de communication vis-Ă -vis des parents d’élĂšves lors des situations d’urgence. Les espaces et/ou temps des parents seront dĂ©veloppĂ©s dans chaque Ă©cole et Ă©tablissement. La relation de confiance et la comprĂ©hension mutuelle entre les parents et l’École constituent un enjeu dĂ©terminant pour la rĂ©ussite de tous les enfants aux plans scolaire, social et citoyen. La gĂ©nĂ©ralisation de la “mallette des parents” prĂ©vue dans le cadre du plan “vaincre le dĂ©crochage scolaire”, Ă©laborĂ©e pour trois moments clĂ©s de la scolaritĂ© des enfants – l’entrĂ©e au CP, oĂč l’enfant apprend Ă  lire, l’arrivĂ©e en 6e, pour faciliter le passage au collĂšge, en 3e, pour accompagner les premiers choix d’orientation – sera accĂ©lĂ©rĂ©e par la mise Ă  disposition des chefs d’établissement de moyens renforcĂ©s. Les proviseurs vie scolaire – conseillers des recteurs pour les questions relatives Ă  l’action Ă©ducative, au fonctionnement des Ă©tablissements et aux relations avec les personnels de direction – seront les rĂ©fĂ©rents des associations de parents pour toute difficultĂ© relative au racisme, aux discriminations ou Ă  la remise en cause des valeurs de la RĂ©publique. En lien avec les rĂ©fĂ©rents laĂŻcitĂ©, ils pourront entreprendre une premiĂšre mĂ©diation en cas de conflit entre des parents et l’École. [Mesure 5] Mobiliser toutes les ressources des territoires Un partenariat renouvelĂ© avec les collectivitĂ©s territoriales pour la rĂ©ussite Ă©ducative des jeunes sera mis en place – Inclure dans les projets Ă©ducatifs territoriaux PEDT un volet laĂŻcitĂ© et citoyennetĂ©, financĂ© par un fonds d’État dĂ©diĂ© Ă  destination des associations de jeunesse et d’éducation populaire. – Susciter les initiatives des collectivitĂ©s territoriales pour conduire Ă  la crĂ©ation de nouvelles places d’internat, notamment au niveau du collĂšge, dans le cadre de la politique des internats de la rĂ©ussite et du programme d’investissement d’avenir PIA. Ce point sera Ă©galement prioritaire pour l’enseignement agricole, dont la majoritĂ© des Ă©lĂšves sont internes. – Inclure dans les contrats de ville un axe laĂŻcitĂ© et citoyennetĂ© ainsi que la prĂ©vention des ruptures sociales et scolaires, l’accompagnement des parents, l’accompagnement des jeunes vers l’insertion et l’emploi, qui associent les missions locales, les maisons des adolescents et les maisons de la justice et du droit. – DĂ©velopper les programmes de rĂ©ussite Ă©ducative qui ont montrĂ© leur efficacitĂ© dans le suivi et l’accompagnement individuel des jeunes, sur tout le territoire et favoriser la participation des acteurs de l’éducation nationale. – Engager avec les Ă©lus la construction d’un cadre commun facilitant la mise en oeuvre du principe de laĂŻcitĂ© dans les services publics locaux, avec une vigilance pour que les intervenants auprĂšs des enfants et des jeunes connaissent les principes de la laĂŻcitĂ© et s’engagent Ă  les transmettre et Ă  les appliquer fermement. Les liens avec l’éducation populaire seront renforcĂ©s. Le contenu des conventions pluriannuelles d’objectifs des rĂ©seaux d’éducation populaire sera redĂ©fini au regard des enjeux actuels, avec le souci de parvenir Ă  des engagements communs de tous les ministĂšres concernĂ©s dans un cadre stabilisĂ© et durable. Cette simplification et cette reconnaissance inĂ©dite de la part de l’État constitueront une chance de renouveler, en la consolidant, l’intervention de l’éducation populaire dans les territoires les plus fragiles, en confortant leur capacitĂ© Ă  porter et transmettre les valeurs de la RĂ©publique. Les liens avec les associations de lutte contre le racisme et l’antisĂ©mitisme agréées par le ministĂšre ou bĂ©nĂ©ficiant d’une convention de partenariat seront Ă©galement redĂ©finis afin de renforcer la mise en oeuvre de leurs actions Ă©ducatives et pĂ©dagogiques spĂ©cifiquement sur les problĂ©matiques du vivre-ensemble, de la lutte contre les prĂ©jugĂ©s, le racisme, l’antisĂ©mitisme, la xĂ©nophobie. Les partenaires Ă©ducatifs agréés du ministĂšre, des professionnels des mĂ©dias, des associations de lutte contre le racisme et l’antisĂ©mitisme et des organisations de jeunesse et d’éducation populaire seront mobilisĂ©s pour lutter contre les dĂ©rives du relativisme, de la rumeur et de l’obscurantisme dans le cadre d’interventions auprĂšs des jeunes. Une rĂ©serve citoyenne d’appui aux Ă©coles et aux Ă©tablissements, sur le modĂšle de la rĂ©serve citoyenne de la DĂ©fense, sera créée dans chaque acadĂ©mie sous l’autoritĂ© des recteurs. Seront notamment sollicitĂ©s pour participer Ă  cette rĂ©serve les personnes dĂ©sireuses d’apporter leur concours aux missions de l’École, les bĂ©nĂ©voles d’associations partenaires au plan local et les dĂ©lĂ©guĂ©s dĂ©partementaux de l’Éducation nationale DDEN. L’ensemble de ces mesures sera mis en Ɠuvre en partenariat Ă©troit avec le ministĂšre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Combattre les inĂ©galitĂ©s et favoriser la mixitĂ© sociale pour renforcer le sentiment d’appartenance dans la RĂ©publique La rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s scolaires passera par de nouvelles mesures en faveur de la mixitĂ© et de la mobilitĂ© sociales, un engagement renforcĂ© pour la maĂźtrise du français, et une meilleure prise en compte des enfants en situation de pauvretĂ©. Il faut mettre fin Ă  l’écart que vivent trop d’élĂšves et leurs parents entre les principes de la RĂ©publique et leurs rĂ©alitĂ©s quotidiennes, ce qui signifie une lutte sans merci contre le dĂ©terminisme social, qui est le moteur de la dĂ©sespĂ©rance. [Mesure 6] Engager un chantier prioritaire pour la maĂźtrise du français Une Ă©valuation du niveau des Ă©lĂšves en français, Ă  des fins diagnostiques, sera mise en place au dĂ©but de CE2 pour permettre aux Ă©quipes pĂ©dagogiques d’identifier les difficultĂ©s et de mettre en place une rĂ©ponse adaptĂ©e aux besoins de chaque enfant. Des outils d’évaluation standardisĂ©s seront mis Ă  disposition Ă  cette fin. La recherche sera mise au service de l’amĂ©lioration de l’acquisition du langage dĂšs la petite enfance, afin de conduire tous les Ă©lĂšves Ă  un premier niveau de maĂźtrise de la lecture et de l’écriture Ă  la fin du CE2. La DGESCO mobilisera son conseil scientifique pour rendre accessibles aux acteurs de terrain les rĂ©sultats de recherches et d’expĂ©riences en France et Ă  l’étranger, notamment sur l’apprentissage de la lecture et la comprĂ©hension de l’écrit, affiner les analyses de situation qui existent rapports des inspections gĂ©nĂ©rales, travaux de la DEPP notamment, et promouvoir les recherches et expĂ©rimentations intĂ©grant un suivi des pratiques ainsi apprentissages des Ă©lĂšves allophones nouvellement arrivĂ©s en France seront facilitĂ©s par l’enseignement spĂ©cifique du français langue seconde et la mise en place de dispositifs d’inclusion scolaire. C’est en effet la scolarisation en milieu ordinaire qui donne les meilleurs rĂ©sultats Ă©ducatifs. Les moyens du dispositif “Ouvrir l’École aux parents pour la rĂ©ussite des enfants” seront renforcĂ©s, par un cofinancement avec le ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Ce dispositif a pour objectif de donner aux parents Ă©trangers allophones les moyens d’aider leurs enfants dans leur scolaritĂ©, par une meilleure connaissance de l’institution scolaire, des droits et des devoirs des Ă©lĂšves et des parents, un apprentissage de la langue française et une meilleure comprĂ©hension des principes, des valeurs et des usages de la sociĂ©tĂ© française, pour une meilleure intĂ©gration. Alors que le dispositif a Ă©tĂ© recentrĂ© sur les primo-arrivants, le fonds Éducation nationale permettra de prendre en charge les parents allophones prĂ©sents depuis plus longtemps sur le territoire. [Mesure 7] AccĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre du plan de lutte contre le dĂ©crochage Les recteurs sont mobilisĂ©s pour dĂ©cliner opĂ©rationnellement la “stratĂ©gie de lutte contre le dĂ©crochage” et pour ĂȘtre en premiĂšre ligne avec les autres services de l’État et ceux de la rĂ©gion, pour mettre en Ɠuvre le “droit au retour en formation”. Il s’agit de faire accĂ©der Ă  la qualification – et donc Ă  l’insertion professionnelle – les 620 000 jeunes sortis du systĂšme scolaire, aujourd’hui ni en emploi ni en formation, et les 140 000 jeunes qui chaque annĂ©e quittent l’École sans qualification. Des moyens en crĂ©dits budgĂ©taires et en ressources humaines seront dĂ©ployĂ©s Ă  cette fin. Une campagne de communication sera mise en place en direction des jeunes bĂ©nĂ©ficiaires des nouvelles dispositions du droit au retour en formation. [Mesure 8] Renforcer les actions contre les dĂ©terminismes sociaux et territoriaux Une politique active de mixitĂ© pour agir sur la composition des collĂšges sera mise en place grĂące aux nouvelles dispositions lĂ©gislatives et rĂ©glementaires. – En concertation avec les collectivitĂ©s compĂ©tentes, un Ă©tat des lieux sera Ă©tabli en 2015- 2016 en matiĂšre de mixitĂ© sociale au sein des collĂšges publics et privĂ©s sous contrat. Ce diagnostic partagĂ© doit pouvoir dĂ©boucher sur la dĂ©finition d’objectifs en matiĂšre de mixitĂ© sociale au sein des collĂšges publics, Ă  l’échelle du dĂ©partement, mais Ă©galement Ă  l’échelle de territoires infra-dĂ©partementaux identifiĂ©s comme pertinents. – De nouveaux secteurs de recrutement des collĂšges seront dĂ©finis pour y regrouper plusieurs Ă©tablissements lĂ  oĂč c’est pertinent. – Les directions des services dĂ©partementaux de l’Éducation nationale mettront en place une procĂ©dure d’affectation des Ă©lĂšves permettant de renforcer la mixitĂ© sociale des Ă©tablissements des nouveaux secteurs de recrutement. La coopĂ©ration avec les entreprises et le monde Ă©conomique sera Ă©tendue et valorisĂ©e. – Les initiatives des associations et de milieux professionnels qui mobilisent l’intervention de tuteurs d’entreprise pour l’accompagnement, dans leurs Ă©tudes et leur insertion professionnelle, des jeunes collĂ©giens et lycĂ©ens professionnels des quartiers, seront valorisĂ©es. Les accords de partenariat seront Ă©tendus, notamment dans le cadre de la mise en oeuvre du parcours individuel d’information, d’orientation et de dĂ©couverte du monde Ă©conomique et professionnel, afin d’élargir le rĂ©seau des Ă©tablissements bĂ©nĂ©ficiaires. – Les partenaires sociaux et les branches professionnelles sont mobilisĂ©s pour intensifier les initiatives citoyennes en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. L’information sur les formes et les effets des discriminations dans l’accueil des jeunes en stage et en alternance sera dĂ©veloppĂ©e. Le secteur associatif agissant sur l’inclusion et l’intĂ©gration sera soutenu. – Le dĂ©veloppement des campus des mĂ©tiers et des qualifications, pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes dans les territoires, sera poursuivi et intensifiĂ©. Les Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur, en lien avec le rĂ©seau des PĂŽles Ă©tudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat PEPITE et en appui sur les Campus des mĂ©tiers et des qualifications, proposeront une formation et un accompagnement aux jeunes dĂ©crocheurs, diplĂŽmĂ©s et non diplĂŽmĂ©s de l’enseignement scolaire, qui souhaitent crĂ©er leur propre activitĂ© – les jeunes sans diplĂŽme pourront ainsi accĂ©der au diplĂŽme d’universitĂ© crĂ©ateurs d’entreprises DUCA ; – les jeunes titulaires du baccalaurĂ©at pourront bĂ©nĂ©ficier du statut national d’étudiant- entrepreneur. [Mesure 9] Une action en faveur des publics les plus fragiles Les enfants en situation de pauvretĂ© seront pris en compte de maniĂšre renforcĂ©e. Alors qu’aujourd’hui plus d’un enfant sur cinq grandit dans un mĂ©nage vivant sous le seuil de pauvretĂ©, l’Éducation nationale doit concilier une logique d’intervention collective Ă  l’échelle des Ă©tablissements scolaires et une capacitĂ© Ă  accompagner individuellement les enfants les plus fragiles en lien avec les services de l’Aide sociale Ă  l’enfance. C’est pourquoi le financement des fonds sociaux sera portĂ© Ă  45 M€ soit une augmentation de plus de 20 % afin d’apporter des rĂ©ponses financiĂšres immĂ©diates Ă  la situation d’élĂšves en difficultĂ©. C’est aussi le sens de la mobilisation accrue qui sera engagĂ©e en faveur de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, qui permet une socialisation prĂ©coce d’autant plus profitable Ă  l’enfant qu’il est fragile au plan social. Enfin, une suite dĂ©terminĂ©e sera apportĂ©e aux prĂ©conisations de la mission “grande pauvretĂ© et rĂ©ussite scolaire” confiĂ©e Ă  M. Jean-Paul Delahaye, inspecteur gĂ©nĂ©ral de l’Éducation nationale. Une aide en faveur des dĂ©partements d’outre-mer les plus dĂ©favorisĂ©s sera mise en place. Un fonds social spĂ©cifique cantine sera créé pour permettre aux collĂ©giens et lycĂ©ens de Guyane et de Mayotte de bĂ©nĂ©ficier d’une restauration scolaire leur permettant de poursuivre leur scolaritĂ© dans de bonnes conditions. Les risques de repli chez les jeunes, pouvant reprĂ©senter un danger pour eux-mĂȘmes et pour la vie collective, seront mieux repĂ©rĂ©s. Les chefs d’établissement recevront une formation renforcĂ©e Ă  la dĂ©tection des signes prĂ©curseurs des pratiques de repli et de radicalisation. L’instruction Ă  domicile fera l’objet d’un contrĂŽle renforcĂ©, impliquant des Ă©quipes pĂ©dagogiques en appui aux corps d’inspection effectuant actuellement les contrĂŽles. À cette fin, des professeurs seront missionnĂ©s pour venir en appui aux corps d’inspection effectuant actuellement ces contrĂŽles. Des repĂšres seront donnĂ©s afin de mieux Ă©valuer la progressivitĂ© des apprentissages. Une mobilisation en faveur de l’enseignement pour les jeunes ayant commis un acte de dĂ©linquance et placĂ©s sous main de justice sera engagĂ©e Ă  travers – la dĂ©signation d’un rĂ©fĂ©rent “justice” au sein de chaque Ă©tablissement, chargĂ© de faire le lien avec les services du ministĂšre de la justice en charge du suivi social et Ă©ducatif des jeunes placĂ©s sous main de justice et toujours scolarisĂ©s ; – l’intĂ©gration du dĂ©veloppement des compĂ©tences sociales et civiques dans le parcours de formation des mineurs dĂ©tenus, ainsi que la conduite d’actions spĂ©cifiques sous forme de parcours thĂ©matiques ou de participation Ă  des concours. L’offre de formation, la prĂ©paration aux examens et des cours d’acquisition des compĂ©tences fondamentales en faveur des jeunes dĂ©tenus seront dĂ©veloppĂ©s. Mobiliser l’enseignement supĂ©rieur et la recherche Comme l’ont montrĂ© les travaux du comitĂ© pour la StratĂ©gie nationale de l’enseignement supĂ©rieur et ceux en cours de la StratĂ©gie nationale pour la recherche, les enjeux de promotion des valeurs de la RĂ©publique et de la laĂŻcitĂ© concernent tout autant l’enseignement supĂ©rieur et la recherche que l’enseignement scolaire. La cohĂ©sion de la population française repose sur la capacitĂ© de notre systĂšme d’enseignement supĂ©rieur et de recherche Ă  ĂȘtre un lieu de rĂ©ussite et de promotion sociale pour le plus grand nombre. [Mesure 10] Mobiliser l’Enseignement supĂ©rieur et la Recherche pour Ă©clairer la sociĂ©tĂ© dans son ensemble sur les fractures qui la traversent et sur les facteurs de radicalisation Mieux rassembler et valoriser les recherches rĂ©alisĂ©es et en cours afin d’éclairer le dĂ©bat public sur les questions relatives Ă  la radicalisation. Solliciter l’Agence nationale de la recherche ANR pour renforcer le soutien aux travaux relatifs aux causes de la radicalisation dans les sociĂ©tĂ©s contemporaines. Au niveau europĂ©en, orienter les financements de la recherche vers les thĂ©matiques prĂ©cĂ©demment mentionnĂ©es, en favorisant la constitution de rĂ©seaux de chercheurs europĂ©ens. Toujours dans le cadre europĂ©en, appuyer les initiatives collectives comme celle de l’European Alliance for the Social Sciences and the Humanities et introduire au sein du programme de l’European Social Survey enquĂȘte europĂ©enne des questionnements permettant d’alimenter les recherches sur la reprĂ©sentation sociale des phĂ©nomĂšnes religieux. Inciter l’Institut universitaire de France IUF Ă  mieux prendre en compte dans ses critĂšres de recrutements les thĂ©matiques de recherche relatives au risque de radicalisation. DĂ©finir avec le rĂ©seau français des instituts d’études avancĂ©es, une politique de recrutement de chercheurs Ă©trangers invitĂ©s permettant de rĂ©unir un panel aussi large que possible d’expertises internationales. CrĂ©er des emplois d’enseignants chercheurs et de chercheurs dans les “disciplines rares” lorsqu’elles correspondent Ă  un thĂšme identifiĂ© comme prioritaire, conformĂ©ment aux prĂ©conisations du Livre blanc des Ă©tudes françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans. [Mesure 11] Renforcer la responsabilitĂ© sociale des Ă©tablissements d’Enseignement supĂ©rieur Valoriser les parcours professionnels et technologiques du lycĂ©e au master en multipliant les passerelles et en favorisant la mobilitĂ© des Ă©tudiants concernĂ©s grĂące Ă  Erasmus +. Mieux former les enseignants du supĂ©rieur aux enjeux de laĂŻcitĂ©, de lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisĂ©mitisme – CrĂ©er sur la plateforme FUN, une formation en ligne MOOC sur la lutte contre les discriminations, le racisme, l’antisĂ©mitisme ; – DĂ©velopper les actions de formation continue des personnels du supĂ©rieur incluant les enseignants sur ces sujets. Renforcer les outils Ă  disposition des Ă©tablissements – Rappeler Ă  l’ensemble des membres de la communautĂ© universitaire, dans les formes qui paraĂźtront les plus adaptĂ©es au sein de chaque Ă©tablissement, les rĂšgles applicables dans le supĂ©rieur en matiĂšre de laĂŻcitĂ© et de lutte contre les discriminations, en se fondant notamment sur la Charte de la laĂŻcitĂ© ; – DĂ©signer un rĂ©fĂ©rent “racisme et antisĂ©mitisme” au sein de chaque Ă©tablissement. Renforcer le lien social sur les lieux de vie et d’étude – DĂ©velopper le soutien aux projets Ă©tudiants dans les domaines artistiques ou sportifs, destinĂ©s Ă  lutter contre les discriminations et Ă  promouvoir le “vivre ensemble”, par l’intermĂ©diaire du rĂ©seau des oeuvres universitaires et scolaires soutien aux projets culturels par le prix “Cultur’Action”, du soutien ministĂ©riel et des crĂ©dits dĂ©centralisĂ©s des Fonds de solidaritĂ© et de dĂ©veloppement des initiatives Ă©tudiantes FSDIE ; – Encourager la reconnaissance dans le cadre des crĂ©dits ECTS des compĂ©tences acquises par les Ă©tudiants lors d’engagements citoyens en rapport avec la lutte contre les discriminations ; – Favoriser l’organisation de dĂ©bats contradictoires sur les campus, Ă  l’initiative des Ă©tudiants ou des Ă©tablissements ; – Favoriser le dĂ©veloppement du lien social entre les universitĂ©s et leur environnement immĂ©diat, notamment lorsque celui-ci est situĂ© dans des quartiers en difficultĂ©. Cette mesure sera mise en Ɠuvre avec le ministĂšre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. DĂ©velopper l’accĂšs aux Ă©tudes supĂ©rieures pour les publics en difficultĂ© Encourager la poursuite d’études supĂ©rieures des jeunes incarcĂ©rĂ©s, par le dĂ©veloppement des conventions entre les universitĂ©s, les directions inter-rĂ©gionales des services pĂ©nitentiaires DISP et les unitĂ©s pĂ©dagogiques inter-rĂ©gionales UPR. Participer pleinement au service civique universel, en dĂ©veloppant les missions de service civique au sein d’associations Ă  l’universitĂ©, et en facilitant les dispositifs de cĂ©sure dans les parcours universitaires. Tags RĂ©publique, autoritĂ©, inĂ©galitĂ©s, laĂŻcitĂ©
LaprĂ©vention et la prise en charge du dĂ©crochage Dispositifs de prĂ©vention et de prise en charge interne et externe Ă  l’Éducation nationale 15h TD UE 17. Les processus d’orientation et d’affectation Analyse des textes rĂ©glementaires, analyse des flux et indicateurs, conseil technique auprĂšs du chef d’établissement, mises en situation. Le lien formation-emploi 21h TD UE 18

L’article 50 de la loi n° 2014-873 du 4 aoĂ»t 2014 pour l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes a instituĂ© un stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes et l’article 21 de la loi n° 2016-444 du 13 avril 2016 visant Ă  renforcer la lutte contre le systĂšme prostitutionnel et Ă  accompagner les personnes prostituĂ©es un stage de sensibilisation Ă  la lutte contre l’achat d’actes sexuels. Le dĂ©cretDĂ©cret n° 2016-1709 du 12 dĂ©cembre 2016 relatif au stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple ou sexistes et au stage de sensibilisation Ă  la lutte contre l'achat d'actes sexuels, n° 290, 14 dĂ©c. 2016, n° 52. publiĂ© ce matin au Journal officiel prĂ©cise les deux points manquants. Pour le stage de responsabilisation, le nouvel article R. 131-51-1 du code pĂ©nal vient prĂ©ciser qu’il doit permettre de rappeler au condamnĂ© le principe rĂ©publicain d’égalitĂ© entre les hommes et les hommes, la gravitĂ© des violences, quelle que soit leur forme, au sein du couple ou Ă  caractĂšre sexiste et, le cas Ă©chĂ©ant, le devoir de respect mutuel qu’implique la vie en couple » et vise Ă©galement Ă  lui faire prendre conscience de sa responsabilitĂ© pĂ©nale et civile pour les faits commis ». Autant de belles choses » qu’il est indispensable d’inculquer, dĂšs le plus jeune Ăąge, Ă  l’école, Ă  la maison et en tous lieux, mais il est vraisemblablement illusoire voire stupide de penser qu’un stage d’un mois Ă  450 euros est susceptible de modifier le comportement profond d’un adulte dont, justement, l’égalitĂ© et le respect de l’autre sont, en l’espĂšce, le cadet de ses soucis. La formulation elle-mĂȘme de cet article est par ailleurs particuliĂšrement sexiste puisqu’elle peut donner Ă  penser que la violence n’existerait que dans les couples hĂ©tĂ©rosexuels et que dans ces couples hĂ©tĂ©rosexuels, c’est l’homme qui est nĂ©cessairement violent. C’est sans doute vrai Ă  80 % voire davantage mais il n’empĂȘche que lorsqu’on parle d’égalitĂ© et de respect, il faut que ce soit Ă©crit de maniĂšre plus neutre pour ne pas ajouter de la discrimination Ă  la violence subie. Quant au stage de sensibilisation, il s’agit, selon le nouvel article R. 131-51-3 du mĂȘme code, de rappeler au condamnĂ© les rĂ©alitĂ©s de la prostitution et les consĂ©quences de la marchandisation du corps », outre sa prise de conscience concernant sa responsabilitĂ© pĂ©nale et civile pour les faits commis ». Or, les rĂ©alitĂ©s de la prostitution et les consĂ©quences de la marchandisation de son corps, c’est Ă  la personne qui se prostitue qu’il faut les expliquer et les faire admettre encore et encore, inlassablement. Dans un contexte hypocrite de prostitution tolĂ©rĂ©e » en France — oĂč la personne qui se prostitue serait systĂ©matiquement, malgrĂ© son choix et sa propre volontĂ©, une victime » du client nĂ©cessairement coupable » de vouloir s’offrir ce qu’il ne peut obtenir autrement du fait de sa timiditĂ©, de son physique ingrat ou pour toute autre raison —, vouloir imposer un stage de sensibilisation prend le problĂšme par le mauvais bout et il faudrait plutĂŽt et uniquement se concentrer sur l’information et le reclassement professionnel des personnes qui se prostituent et qui voudraient en sortir.

Unecarte mentale synthétise le travail des élÚves du groupe décrochage scolaire du CollÚge Fréderic Montenard (Académie de Nice) . Elle a pour but () Elle a
I. Auclair J. St-Georges S. Maltais S. BriĂšre A. Delorme Isabelle Auclair, Jade St-Georges, StĂ©phanie Maltais et Sophie BriĂšre ‱ UniversitĂ© Laval QuĂ©bec Anne Delorme ‱ Directrice du Fonds Agir ensemble pour l’inclusion AGIRI au sein de l’ONG Equitas Canada Comment les organisations quĂ©bĂ©coises de coopĂ©ration internationale OCI prennent en charge les violences sexistes et sexuelles ? S’appuyant notamment sur une enquĂȘte menĂ©e en 2018 auprĂšs d’une quarantaine de ces OCI, les cinq autrices estiment que le champ d’application et finalement la valeur incitative des dispositifs mis en place sont plus que variables. Le mouvement social MeToo/MoiAussi a favorisĂ© la prise de parole des personnes – majoritairement des femmes – ayant vĂ©cu des violences sexuelles dans diffĂ©rentes sphĂšres de leur vie. Cette vague de dĂ©nonciations, historique, a permis de constater qu’en dĂ©pit des efforts des organisations et mobilisations fĂ©ministes et de celles de dĂ©fense des droits des femmes, ces formes de violences perdurent. Tous les contextes sociaux sont des espaces oĂč elles peuvent survenir. Le domaine de la coopĂ©ration internationale CI ne fait pas exception. Il est donc pertinent de s’attarder aux façons dont cet enjeu social transversal s’exprime dans ce contexte prĂ©cis et quelles sont les mesures qui peuvent ĂȘtre mises en place pour y rĂ©pondre. Dans le prĂ©sent article, cette rĂ©flexion sur les violences sexuelles dans le domaine de la CI s’appuie sur les rĂ©sultats de deux collectes de donnĂ©es. Dans un premier temps, un sondage a Ă©tĂ© menĂ© par le ComitĂ© quĂ©bĂ©cois femmes et dĂ©veloppement CQFD de l’Association quĂ©bĂ©coise des organismes de coopĂ©ration internationale AQOCI qui reprĂ©sente une soixantaine d’organisations de coopĂ©ration internationale OCI sur le territoire quĂ©bĂ©cois1Nous aimerions remercier l’AQOCI pour le partage des donnĂ©es du sondage et Mounia Chadi, chargĂ©e de programme Ă  Droits des femmes et Ă©galitĂ© des genres, pour ses commentaires.. Les rĂ©sultats ont permis de dresser un Ă©tat des lieux des politiques et procĂ©dures organisationnelles en matiĂšre de lutte contre les violences sexuelles parmi ses membres. Dans un deuxiĂšme temps, une analyse des donnĂ©es qualitatives issues de la recherche Du plafond Ă  la frontiĂšre de verre comment institutionnaliser le genre dans les organisations de dĂ©veloppement international et d’action humanitaire ? », dirigĂ©e par les professeures Isabelle Auclair et Sophie BriĂšre de l’UniversitĂ© Laval2FinancĂ© par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada., a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Celle-ci permet de mettre en lumiĂšre des pistes de rĂ©flexion sur des actions Ă  mener, en cohĂ©rence avec le contexte spĂ©cifique, pour travailler sur cet enjeu. Contextualisation de la problĂ©matique Les violences sexuelles s’inscrivent dans un contexte plus large de violences multiples, exacerbĂ©es par les diffĂ©rents systĂšmes d’oppression dont le sexisme, le racisme et le colonialisme qui caractĂ©risent un contexte donnĂ©. Dans le contexte de la CI, des enquĂȘtes ont permis de poser certains constats sur les violences sexuelles vĂ©cues par des professionnelles du domaine. Selon les donnĂ©es fournies par le Humanitarian Women’s Network3Humanitarian Women’s Network, Full Survey Results, 2016 qui a interrogĂ© 1 005 femmes dans soixante-dix organisations, 69 % des rĂ©pondantes ont entendu des collĂšgues faire des commentaires sur leur apparence physique, dont 6 % sur une base quotidienne. Cinquante-cinq pour cent des rĂ©pondantes ont reçu des avances persistantes de collĂšgues masculins, 27 % ont Ă©tĂ© embrassĂ©es, 22 % ont Ă©tĂ© touchĂ©es sans leur consentement et enfin 4 % ont Ă©tĂ© violĂ©es. La majoritĂ© 68 % des rĂ©pondantes ayant vĂ©cu des violences ne l’ont pas signalĂ© et parmi celles l’ayant fait auprĂšs de leur organisation, 47 % disent qu’aucune suite n’a Ă©tĂ© donnĂ©e et 22 % soutiennent avoir subi des consĂ©quences professionnelles nĂ©gatives. Ces donnĂ©es dĂ©montrent que le domaine de la CI, Ă  l’image du reste de la sociĂ©tĂ©, est traversĂ© par diffĂ©rents rapports de pouvoir qui mĂšnent Ă  l’exacerbation des violences sexuelles. Elles confirment Ă©galement l’importance de mener une rĂ©flexion sur les rĂ©ponses mises en avant face Ă  cet enjeu. Alors que des donnĂ©es internationales sur le sujet Ă©mergent, celles portant sur les organisations quĂ©bĂ©coises et canadiennes sont moins nombreuses. En cohĂ©rence avec sa politique d’aide internationale fĂ©ministe, Affaires mondiales Canada AMC4MinistĂšre du gouvernement fĂ©dĂ©ral canadien chargĂ© des relations diplomatiques et consulaires, de stimuler le commerce international et d’organiser l’aide internationale du Canada [NDLR]. oblige dĂ©sormais les organisations d’aide internationale canadiennes Ă  se doter d’une politique contre le harcĂšlement et les violences sexuelles. Toutefois, la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies et d’actions concrĂštes afin de prĂ©venir, de sensibiliser et d’agir contre ces violences est supportĂ©e par peu de donnĂ©es empiriques quantitatives et qualitatives. Ces donnĂ©es sont pourtant essentielles afin de proposer des rĂ©ponses contextualisĂ©es. C’est donc ce qu’il faut documenter et approfondir dans l’avenir et les prochaines sections de cet article en sont les premiĂšres contributions. MatĂ©riel issu de deux collectes de donnĂ©es La dĂ©finition des violences sexuelles retenue ici prend en compte un spectre d’actes allant du harcĂšlement aux agressions sexuelles, en mettant en exergue les dynamiques genrĂ©es, systĂ©miques et multiples de telles violences5Manon Bergeron et al., Violences sexuelles en milieu universitaire au QuĂ©bec Rapport de recherche de l’enquĂȘte ESSIMU », UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă  MontrĂ©al, 2016.. En ce sens, notre analyse s’inscrit dans un cadre thĂ©orique fĂ©ministe intersectionnel et s’appuie sur le concept de continuum des violences. Ce dernier permet de dĂ©passer la simple hiĂ©rarchisation des abus pour mettre en Ă©vidence les liens entre les diffĂ©rentes manifestations violentes et les systĂšmes d’oppression6Isabelle Auclair, Violences de genre et stratĂ©gies de rĂ©sistance », in Charmain Levy et Andrea Martinez dir., Genre, fĂ©minismes et dĂ©veloppement. Une trilogie en construction, Les Presses de l’UniversitĂ© d’Ottawa, 2019, p. 231.. Pour nourrir cette analyse, nous prĂ©senterons deux ensembles de donnĂ©es. Le premier est issu du sondage proposant des rĂ©sultats quantitatifs sur les politiques et codes de conduite en matiĂšre de violences sexuelles. Le second s’intĂ©resse Ă  la trajectoire de carriĂšre des femmes en CI et permet d’ajouter une valeur qualitative Ă  l’analyse des violences sexuelles. RĂ©sultats du sondage auprĂšs des OCI quĂ©bĂ©coises En 2018, l’AQOCI a dĂ©veloppĂ© un outil de diagnostic organisationnel sur les violences sexuelles pour ses membres. Il s’est traduit par un sondage en ligne composĂ© de trente-neuf questions sur la prĂ©vention et la prise en charge des personnes ayant subi une forme de violence sexuelle. Quarante organisations y ont rĂ©pondu. À la lumiĂšre des rĂ©sultats obtenus, il apparaĂźt que mĂȘme avant l’affaire Oxfam7Sean O’Neill, “Minister orders Oxfam to hand over files on Haiti prostitute scandal”, The Times, 9 February 2018, », certaines OCI quĂ©bĂ©coises disposaient dĂ©jĂ  de politiques et pratiques en matiĂšre de lutte contre les violences sexuelles. Dix-neuf d’entre elles avaient dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© un code de conduite qui posait clairement les rĂšgles et les principes de l’organisation quant aux violences sexuelles pour le personnel et les volontaires. Cependant, l’étendue du champ d’application de ces politiques et pratiques variait d’un milieu Ă  l’autre. Ainsi, dix-huit de ces codes de conduite encadraient les liens intimes, amoureux et sexuels entre une personne en position d’autoritĂ© et une autre sous cette autoritĂ©, et dix-huit Ă©galement le faisaient entre une reprĂ©sentante de l’organisation et une bĂ©nĂ©ficiaire. Par ailleurs, dix OCI ayant rĂ©pondu au sondage ont mentionnĂ© mener une politique spĂ©cifique couvrant les violences sexuelles quand quinze autres affirmaient en avoir une en cours de rĂ©daction ou de mise Ă  jour, ou disposer d’une procĂ©dure ne constituant pas une politique en tant que telle. La prĂ©cision des documents quant Ă  la dĂ©finition des violences sexuelles varie. Quelques OCI y inscrivent une dĂ©finition des violences sexuelles n=10 et de l’exploitation sexuelle n=8. Quant aux formations, elles sont rarement faites de façon rĂ©guliĂšre ou systĂ©matique. Sur trente-quatre OCI ayant rĂ©pondu Ă  cette question, seize ont affirmĂ© que leur organisation ne fournissait pas de telles formations. Bien que les violences soient intimement liĂ©es aux relations de pouvoir, la majoritĂ© des formations offertes Ă©taient destinĂ©es aux coopĂ©rantes n=10 et stagiaires n=13 plutĂŽt qu’aux personnes en situation d’autoritĂ©. Par ailleurs, dix-sept organisations ont rĂ©pondu avoir une personne experte en la matiĂšre Ă  l’interne ou avoir nouĂ© un partenariat avec une ressource externe. Enfin, une seule organisation disait avoir allouĂ© un budget spĂ©cifique Ă  ce sujet. Relativement au soutien aux victimes et aux survivantes8Utiliser les termes victimes et survivantes » permet de mettre en avant le pouvoir d’agir et la rĂ©silience des survivantes, mais sans nier le caractĂšre violent et marquant des violences sexuelles AQOCI, 2019 ; CALACS, 2017. L’utilisation isolĂ©e d’un terme comme de l’autre faisant l’objet de critiques, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions Ă  caractĂšre sexuel CALACS rappelle l’importance de privilĂ©gier avant tout le mot que la personne concernĂ©e prĂ©fĂšre. et Ă  la gestion des plaintes, onze organisations favorisaient l’accĂšs aux soins mĂ©dicaux et seize permettaient celui Ă  des soins psychosociaux responsables et sĂ»rs, tandis que seulement douze permettaient aux tĂ©moins d’y avoir accĂšs. Les procĂ©dures de prise en charge des violences sexuelles respectaient dans 64 % des cas les obligations lĂ©gales canadiennes et quĂ©bĂ©coises ; 64 % Ă©taient centrĂ©es sur les besoins des survivantes ; 40 % permettaient d’accompagner les survivantes dans le cas oĂč un changement de rĂ©gion ou de pays Ă©tait nĂ©cessaire pour obtenir des soins ; et 12 % leur permettaient de prendre un congĂ© payĂ© Ă  la suite des faits. Quinze organisations expliquaient dans leur politique comment signaler ou dĂ©poser une plainte, mais seulement sept dĂ©tenaient une procĂ©dure d’enquĂȘte spĂ©cifique. Parmi celles-ci, cinq permettaient de rĂ©aliser une enquĂȘte objective, et deux avaient des mesures pour assurer la confidentialitĂ©. Aucune n’incluait une enquĂȘteurrice externe compĂ©tente, un examen de tous les documents pertinents ou encore l’obligation de consigner les informations. Ce sondage a permis de mettre en Ă©vidence le fait que peu de politiques abordaient la maniĂšre de faire un signalement ou de dĂ©poser une plainte, ou encore, le fait que plusieurs OCI n’offraient pas de formation sur les violences sexuelles en 2018. Depuis, un travail a Ă©tĂ© menĂ© pour renforcer les capacitĂ©s des organisations membres Ă  travers des outils et des formations. La trousse sur les violences sexuelles dĂ©veloppĂ©e par l’AQOCI comprend ainsi des fiches sur l’introduction aux violences sexuelles dans le secteur de la CI, des outils et de meilleures pratiques de prĂ©vention et de signalement des violences sexuelles, de la formation et un dĂ©voilement de ce type de violences9AQOCI, Violences sexuelles dans le secteur de la coopĂ©ration internationale », Il s’agit d’outils importants dans le travail en cours pour rĂ©duire les violences qui, comme indiquĂ© dans la prochaine section, perdurent. RĂ©sultats de la recherche sur la carriĂšre des femmes en coopĂ©ration internationale Cette recherche visait Ă  documenter et Ă  mieux comprendre, dans une perspective intersectionnelle, les enjeux et les dĂ©fis rencontrĂ©s Ă  toutes Ă©tapes de carriĂšre en CI. Pour ce faire, des entretiens individuels et de groupes ont Ă©tĂ© effectuĂ©s avec 237 personnes gestionnaires, responsables des ressources humaines, praticiennes Ɠuvrant dans diffĂ©rents pays. MĂȘme si l’objectif de la recherche n’était pas de documenter systĂ©matiquement les violences sexuelles, celles-ci se sont avĂ©rĂ©es ĂȘtre un Ă©lĂ©ment incontournable. L’analyse des rĂ©sultats nous permet d’extraire plusieurs Ă©lĂ©ments relatifs Ă  ces violences, notamment la nĂ©cessitĂ© d’adopter une approche de tolĂ©rance zĂ©ro ; de dĂ©velopper une stratĂ©gie collective de lutte Ă  ces violences ; et de mobiliser les ressources et l’expertise nĂ©cessaires. Les tĂ©moignages dĂ©noncent la persistance de la culture de masculinitĂ© toxique. » Pour les personnes rencontrĂ©es, il est primordial d’adopter une approche et une culture de tolĂ©rance zĂ©ro Ă  l’égard de la discrimination, des violences, du harcĂšlement et de l’abus de pouvoir dans les organisations. Les tĂ©moignages dĂ©noncent la persistance de la culture de masculinitĂ© toxique qui s’appuie encore sur l’imaginaire du Rambo de l’humanitaire ». Cette culture est une caractĂ©ristique systĂ©mique d’un contexte plus large qui banalise les violences sexuelles et reproduit les systĂšmes d’oppression. Une professionnelle en humanitaire À un certain moment, j’ai informĂ© le siĂšge. Ils ont dit “Tu en es Ă  ta premiĂšre mission comme chef de mission, tu apprends. Il faut savoir que c’est normal dans les projets.” » Cette normalisation des actes de harcĂšlement et de violences sexuelles est renforcĂ©e par ce que des participantes nomment la culture du silence » qui rend difficiles les dĂ©nonciations. Bien que les politiques et les codes de conduite soient nĂ©cessaires et pertinents, ils doivent ĂȘtre dĂ©veloppĂ©s, diffusĂ©s et appliquĂ©s dans une approche qui vise des changements structurants. Les propos d’une spĂ©cialiste genre rĂ©sument bien cet enjeu Pour moi, le gros [manque] c’est qu’il n’y a pas vraiment [de travail] sur la culture, c’est-Ă -dire qu’à chaque fois on renouvelle des mesures de [sauvegarde]. Tout d’un coup, on remet des mesures en place “Vous allez voir, ça n’arrivera plus.” Mais de toute façon ça va arriver encore dans dix ans parce qu’on ne travaille pas sur la culture. » Cette difficultĂ© Ă  mettre en Ɠuvre des changements transformateurs au sein de la culture du secteur est en partie due Ă  l’absence d’une stratĂ©gie de soutien aux carriĂšres qui inclurait diverses dimensions dont des conditions et milieux de travail exempts de violences. Ce qui nous amĂšne Ă  soulever la nĂ©cessitĂ© de dĂ©velopper une stratĂ©gie collective face aux violences sexuelles. Tout en considĂ©rant des contextes multiples, cette stratĂ©gie qui aborde un enjeu commun devrait inclure les diffĂ©rentes acteurrices de l’écosystĂšme en coopĂ©ration internationale. Nous voulons parler des bailleurs de fonds, des associations reprĂ©sentant les OCI, des OCI elles-mĂȘmes, des spĂ©cialistes au sein du milieu acadĂ©mique, etc. Selon plusieurs participantes, il est important que ces parties prenantes travaillent conjointement Ă  l’élaboration et Ă  la mise en Ɠuvre des solutions concrĂštes et structurantes. Comme le mentionne un consultant en genre Si on met des mĂ©canismes en place qui font en sorte que c’est facile et pas risquĂ© pour une femme de dĂ©noncer un comportement inappropriĂ©, Ă  ce moment-lĂ , ça devient beaucoup plus [difficile] pour un homme d’avoir un comportement [rĂ©prĂ©hensible]. Il va se dire que ça ne vaut pas la peine de se risquer Ă  faire des commentaires, Ă  avoir des comportements inappropriĂ©s parce qu’il sait qu’il va se faire rabrouer. » L’adoption d’une stratĂ©gie collective ne signifie pas l’adoption d’un modĂšle unique et uniforme. Il est nĂ©cessaire que les politiques, plans d’action et mesures soient sensibles aux diffĂ©rents contextes. Ceux-ci varient notamment en fonction des rĂ©gions, de la taille des organisations, des types d’aides, des ressources disponibles et des inĂ©galitĂ©s qui mĂšnent Ă  l’exacerbation des violences. Les rĂ©sultats de la recherche permettent d’affirmer que cette stratĂ©gie collective et contextualisĂ©e devrait inclure un volet de prĂ©vention et un autre de gestion des cas. Certaines de ces dimensions doivent ĂȘtre gĂ©rĂ©es par les OCI, alors que d’autres pourraient ĂȘtre partagĂ©es. Selon une gestionnaire rencontrĂ©e, bien que la prĂ©vention revienne aux organisations et que cela corresponde Ă  leurs valeurs, les questions de gestion des plaintes, du suivi de celles-ci et de l’aide apportĂ©es aux survivantes posent problĂšme si ces dimensions sont laissĂ©es Ă  la discrĂ©tion de chaque organisation, puisque toutes les organisations n’ont pas les mĂȘmes ressources. Pour que les stratĂ©gies collectives et contextualisĂ©es, les plans d’action ainsi que les mesures concrĂštes en dĂ©coulant apportent les changements souhaitĂ©s, il est impĂ©ratif que les ressources techniques et financiĂšres soient mobilisĂ©es. Pour ce faire, les rĂ©sultats montrent que les diffĂ©rents acteurs bailleurs de fonds, associations et OCI ont des responsabilitĂ©s complĂ©mentaires. AMC a lancĂ© un message fort en exigeant des organisations qu’elles se dotent d’une politique contre le harcĂšlement et les violences sexuelles. MalgrĂ© certaines initiatives10Par exemple le centre d’expertise Digna, financĂ© par AMC et sous la direction de CoopĂ©ration Canada l’accompagnement technique et le soutien financier du bailleur demeurent insuffisants pour rĂ©pondre Ă  cette exigence. En raison de la complexitĂ© des enjeux, ces deux types de soutien ne peuvent Ă  eux seuls offrir une rĂ©ponse complĂšte, mais ils peuvent contribuer Ă  lutter de maniĂšre structurĂ©e contre les violences sexuelles. Par ailleurs, les associations font un important travail de consolidation et de reprĂ©sentation des besoins des OCI. Elles doivent cependant avoir les moyens pour poursuivre leurs engagements et contribuer au dĂ©veloppement de services collectifs pour soutenir les OCI et leurs travailleureuses. La responsabilisation de la gestion des violences sexuelles est souvent attribuĂ©e Ă  la division des ressources humaines qui n’a pas toujours la formation nĂ©cessaire. » Dans la lutte contre les violences sexuelles, les OCI doivent s’assurer que cet enjeu est traitĂ© de façon transversale et que l’ensemble du personnel de l’organisation est sensibilisĂ©, formĂ© et responsabilisĂ©. La recherche a permis de constater que la responsabilisation de la gestion des violences sexuelles est souvent attribuĂ©e Ă  la division des ressources humaines qui n’a pas toujours la formation nĂ©cessaire sur le sujet. Le dĂ©veloppement des connaissances et la reconnaissance de l’expertise sur le sujet sont essentiels. En ce sens, les gestionnaires des organisations et les expertes en Ă©galitĂ© et en genre ont souvent un rĂŽle primordial dans les stratĂ©gies de lutte contre les violences avec l’appui de toutes les personnes impliquĂ©es dans l’organisation. Pistes de recherche Dans le contexte canadien actuel, oĂč les politiques contre le harcĂšlement sexuel sont obligatoires, des efforts sont incontestablement faits dans les OCI pour aborder cet enjeu. Toutefois, plusieurs dĂ©fis persistent pour les OCI, notamment en termes de ressources techniques et financiĂšres pour rĂ©pondre Ă  l’exigence de disposer d’une politique spĂ©cifique. La dĂ©marche devrait passer non seulement par des initiatives organisationnelles contextualisĂ©es, mais Ă©galement par des stratĂ©gies collectives dans lesquelles les diffĂ©rentes parties prenantes ont chacune leur rĂŽle Ă  jouer. En outre, d’autres recherches sont nĂ©cessaires pour collecter des donnĂ©es contextualisĂ©es sur le sujet et proposer des mesures adaptĂ©es aux diffĂ©rentes situations. Ces donnĂ©es doivent prendre en compte l’intersection des diffĂ©rents systĂšmes d’oppression et leur impact sur l’exacerbation des violences sexuelles chez les groupes sociaux historiquement marginalisĂ©s, dont les femmes. Dans cette optique, les travaux sur le sujet doivent se poursuivre afin de documenter plus amplement Ă  la fois les vĂ©cus des personnes ayant subi des violences ou en ayant été tĂ©moins ou confidentes, et les pratiques et mesures organisationnelles qui ont Ă©tĂ© ou devraient ĂȘtre mises en place. Biographies Isabelle Auclair ‱ Isabelle Auclair dĂ©tient un doctorat en anthropologie. Elle est Titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant - Femmes, Savoirs et SociĂ©tĂ©s et professeure au dĂ©partement de management de l’UniversitĂ© Laval QuĂ©bec oĂč elle dĂ©livre des cours portant sur les approches et les mĂ©thodologies fĂ©ministes, les enjeux d’équitĂ©, diversitĂ© et inclusion en milieu de travail ainsi que sur l’intĂ©gration d’une analyse fĂ©ministe intersectionnelle dans la gestion des projets de coopĂ©ration internationale. En lien avec ses activitĂ©s d’enseignement, elle est impliquĂ©e dans diverses recherches s’intĂ©ressant entre autres Ă  l’intersection des systĂšmes d’oppression et au continuum des violences dans diffĂ©rents domaines, notamment les migrations forcĂ©es. Jade St-Georges ‱ Jade St-Georges est doctorante en gestion du dĂ©veloppement international et de l’action humanitaire au dĂ©partement de management de la FacultĂ© des sciences de l’administration Ă  l’UniversitĂ© Laval QuĂ©bec. Elle dĂ©tient une maĂźtrise en dĂ©veloppement international avec l’Institut des hautes Ă©tudes internationales de l’UniversitĂ© Laval. Dans le cadre de sa maĂźtrise, elle a rĂ©alisĂ© un stage en tant que conseillĂšre genre en HaĂŻti pour le programme Uniterra puis a ensuite Ă©tĂ© agente d’équitĂ© femmes-hommes Ă  l’Organisation internationale de la Francophonie. À la suite de ces diffĂ©rentes expĂ©riences, Jade a entamĂ© sa thĂšse sur l’application d’une perspective fĂ©ministe intersectionnelle et dĂ©colonisante en gestion de projets de coopĂ©ration internationale. StĂ©phanie Maltais ‱ Titulaire d’un doctorat en dĂ©veloppement international de l’École de dĂ©veloppement international et mondialisation de l’universitĂ© d’Ottawa, sa thĂšse portait sur la gestion des crises sanitaires dans les États fragiles avec une Ă©tude de cas sur l’épidĂ©mie d’Ebola en GuinĂ©e. StĂ©phanie est chargĂ©e de cours Ă  la FacultĂ© des sciences de l’administration de l’UniversitĂ© Laval QuĂ©bec oĂč elle enseigne dans la maĂźtrise en gestion du dĂ©veloppement international et de l’action humanitaire. Elle travaille Ă©galement comme professionnelle de recherche Ă  l’UniversitĂ© Laval, Ă  l’École nationale d’administration publique et Ă  l’universitĂ© d’Ottawa sur diffĂ©rents projets portant notamment sur la Covid-19, la carriĂšre des femmes en dĂ©veloppement international et action humanitaire, et les Ă©valuations neutres au sein de la fonction publique fĂ©dĂ©rale canadienne. Elle est coordonnatrice Ă©ditoriale de la Revue canadienne d’évaluation de programme et membre du Conseil scientifique de la revue Alternatives Humanitaires. Sophie BriĂšre ‱ Sophie BriĂšre est professeure titulaire au dĂ©partement de management de la FacultĂ© des sciences de l’administration de l’UniversitĂ© Laval QuĂ©bec. Elle dĂ©tient un doctorat PhD de l’École nationale d’administration publique ENAP du QuĂ©bec et un post doctorat de l’École de dĂ©veloppement international et de mondialisation de l’universitĂ© d’Ottawa. Elle est directrice de l’Institut EDI2 Ă©quitĂ©, diversitĂ©, inclusion, intersectionnalitĂ© de l’UniversitĂ© Laval. Sophie BriĂšre est responsable de la maĂźtrise en dĂ©veloppement international et action humanitaire Ă  la facultĂ© des sciences de l’administration. Ses travaux d’enseignement et de recherche portent notamment sur l’équitĂ©, la diversitĂ© et l’inclusion dans les organisations de tous secteurs et sur la gestion de projets. Elle est coauteure, avec Yves Poulin, Yvan Conoir, StĂ©phanie Maltais et Isabelle Auclair de La gestion de projets de dĂ©veloppement international et d’action humanitaire, Presses de l’UniversitĂ© Laval, DeuxiĂšme Ă©dition, 2021. Elle est membre du Conseil scientifique de la revue Alternatives Humanitaires. Anne Delorme ‱ Anne Delorme est Directrice du Fonds Agir ensemble pour l’inclusion AGIRI au sein de l’ONG Equitas Canada. Elle est titulaire d’un MBA de la facultĂ© de gestion Desautels de l’UniversitĂ© McGill et a vingt ans d’expĂ©rience dans la gestion de programmes de dĂ©veloppement complexes et d’équipes au sein d’ONG internationales et d’agences de dĂ©veloppement nationales et multilatĂ©rales, notamment au sein du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement. Elle est une leader d’opinion dans la promotion de l’égalitĂ© des sexes et son approche est profondĂ©ment influencĂ©e par une longue histoire de travail avec des organisations, des rĂ©seaux et des mouvements sociaux internationaux fondĂ©s sur les droits. Elle a Ă©tĂ© coordonnatrice du ComitĂ© quĂ©bĂ©cois femmes et dĂ©veloppement CQFD de l’Association quĂ©bĂ©coise des organismes de coopĂ©ration internationale AQOCI. Elle a rĂ©ussi Ă  influencer un rĂ©seau d’organisations afin d’intĂ©grer de façon significative les approches intersectionnelles de l’égalitĂ© entre les sexes et de l’inclusion dans leurs programmes et institutions. Pour lire l’article en PDF cliquez ici. ISBN de l’article HTML 978-2-37704-7787-1 Etd’en faire une activitĂ© permanente des 12 Centres d’incubation. C’est dans cette perspective qu’ONU Femmes recrute 01 consultant individuel pour l’élaboration d’un manuel pratique de formation des formateurs en Gestion de l’hygiĂšne menstruelle (GHM) et un manuel de l’apprenant. Mandat de la mission. Le CPE et la lutte contre le HARCELEMENT scolaire RĂ©flexions du GPP des districts 11 et 12 de Seine et Marne 1 INTRODUCTION ‱ DĂ©finition Le harcĂšlement se dĂ©finit par des moqueries, rumeurs ou gestes physiques violents rĂ©pĂ©tĂ©s dans le temps avec l’intention de nuire et qui a des consĂ©quences nĂ©fastes sur les Ă©lĂšves qui sont ciblĂ©s. Le cyber-harcĂšlement est une forme de harcĂšlement prĂ©gnante dans les constats des CPE. ‱ Il est ainsi nĂ©cessaire de s’interroger sur l’origine du harcĂšlement, quelles en sont les formes, les consĂ©quences et quelles sont les actions que nous devons mettre en Ɠuvre pour rĂ©pondre de façon adaptĂ©e Ă  ce flĂ©au ? ‱ En matiĂšre de traitement ou de prĂ©vention, il apparaĂźt que l'intervention des adultes doit prendre en compte les Ă©lĂšves harceleurs bien sĂ»r, mais surtout la victime qui vit son agression en deux temps ; Ă  court terme puis Ă  long terme. Les adultes devront aussi agir auprĂšs de ceux qui se rendent complices des actes malveillants en gardant le silence car cela influera sur le devenir de l'auteur comme de la victime. ‱ Voici quelques pistes de prĂ©vention et de traitement avec des exemples d'application utilisĂ©es par les CPE sachant qu'aucune situation ne peut ĂȘtre traitĂ©e de maniĂšre similaire et qu'il est nĂ©cessaire de bien analyser les faits et d'individualiser les rĂ©ponses apportĂ©es. 2 IDENTIFICATION DES BESOINS ‱ Avant d’engager toute action sur cette thĂ©matique, il est nĂ©cessaire d’identifier les besoins propres Ă  chaque Ă©tablissement. Cette problĂ©matique se pose diffĂ©remment Ă©galement en collĂšge et en lycĂ©e. Sur quoi et sur qui s’appuyer ? ‱ Le GPDS groupe de prĂ©vention du dĂ©crochage scolaire au sein de l’établissement car le harcĂšlement est un des motifs du dĂ©crochage scolaire. ‱ Un questionnaire de victimisation » annexe 1 qui permet de cerner l’ampleur du phĂ©nomĂšne mais aussi de prĂ©ciser quelques notions auprĂšs des Ă©lĂšves et des adultes et donc d’avoir une vision la plus juste possible. ‱ L’inscription de cette thĂ©matique au projet vie scolaire et au projet d’établissement ce sont des points d’appui indispensables pour mobiliser l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative, et de ce fait faciliter l’inscription de CPE ou de professeurs Ă  des formations ou mĂȘme faire une demande d’aide nĂ©gociĂ©e pour l’ensemble de l’établissement. ‱ Le CESC comitĂ© d’éducation Ă  la santĂ© et la citoyennetĂ© est un fort point d’appui pour mener Ă  bien cette 1Ăšre Ă©tape, surtout lorsqu’une personne est spĂ©cifiquement dĂ©tachĂ©e Ă  la mise en place et la gestion des actions dĂ©volues au CESC. 3 I/PREVENTION DU HARCELEMENT ‱ Les vecteurs de prĂ©vention sont nombreux tant dans les personnes que dans les supports. Il est nĂ©cessaire de dĂ©finir les objectifs de ces vecteurs pour prĂ©ciser le public visĂ© une classe – un niveau – l’ensemble de l’établissement et leur temporalitĂ© actions ponctuelles ou actions renouvelĂ©es tous les ans. 4 Les acteurs de prĂ©vention internes Ă  l’établissement et leurs supports. 1 – L’ensemble des enseignants et plus spĂ©cialement les professeurs principaux ‱ Formation au plan acadĂ©mique de formation. ‱ Documentation spĂ©cifique Agir contre le harcĂšlement – guide pĂ©dagogique » . http //www. agircontreleharcelementalecole. gouv. fr/ ‱ Mini-vidĂ©os publiĂ©es par le MinistĂšre ‱ http //www. agircontreleharcelementalecole. gouv. fr/video s/le-film-les-injures/ ‱ http //www. agircontreleharcelementalecole. gouv. fr/video s/le-film-les-claques/ 5 Supports pour les enseignants suite ‱ Emission Infra-rouge » http //www. france 2. fr/emissions/infrarouge/diffusions/10 -02 -2015_300279 ‱ Guide de prĂ©vention Ă  l’usage des parents et des enseignants » http //www. actioninnocence. org/suisse/Fichiers/Modele. Contenu/336/Files/8720 E 2 C 5 EA 8 FCB 6 C 5552357 F 40340 A 17. pdf ‱ Affiches mis en ligne par Action Innocence www. actioninnocence. org. ‱ Le mur des injures » laisser la libre parole dans un 1 er temps et noter tout ce qui est dit. Puis cher Ă  Ă©tablir une classification en catĂ©gories. Chaque Ă©lĂšve identifie ensuite l’injure qui le touche le plus et celle qui le touche le moins. Il apparaĂźt alors diffĂ©rentes sensibilitĂ©s dont les Ă©lĂšves n’avaient pas conscience et qu’il faut apprendre Ă  respecter car c’est pas mĂ©chant » n’est pas gĂ©nĂ©ralisable. ‱ Personnels de l’établissement maĂźtrisant l’utilisation des rĂ©seaux sociaux pour axer sur le cyber-harcĂšlement. ‱ Ces interventions peuvent avoir lieu sur les heures de vie de classe en collĂšge, menĂ©es par le professeur principal, un enseignant de la classe, un CPE ou tout autre personne en fonction de ce qui semble le plus judicieux pour libĂ©rer au maximum la parole. Il est possible d’envisager un temps en petits groupes de paroles au sein de la classe avec plusieurs intervenants. La prĂ©sence d’adultes de l’établissement semble plus Ă©vidente avec des collĂ©giens qu’avec des lycĂ©ens. ‱ Exemple d’activitĂ© Jeu de rĂŽle annexe 2 Atelier vivre ensemble annexe 3 6 Les acteurs de prĂ©vention internes 
 2 – Les dĂ©lĂ©guĂ©s de classe et les mĂ©diateurs ‱ Formation des dĂ©lĂ©guĂ©s repĂ©rage, conduites Ă  tenir notion de balance » et de protection, rĂ©flexion sur son propre mode de relation aux autres. ‱ Formation de mĂ©diateurs de cour volontaires pour chaque niveau de classe sur la mĂȘme base que les dĂ©lĂ©guĂ©s annexe 4. Ces mĂ©diateurs sont bien souvent difficiles Ă  mettre en place faute de volontaires et d’une perception juste de leur rĂŽle leur propre perception mais aussi celle des autres Ă©lĂšves. ‱ Temps d’intĂ©gration journĂ©e/semaine en dĂ©but d’annĂ©e avec l’aide des dĂ©lĂ©guĂ©s et/ou mĂ©diateurs de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, avec identification des lieux et personnes ressources en cas de problĂšme. 3 – Les personnels de vie scolaire ‱ Formation Ă  la rentrĂ©e Ă©tude de cas, inscription dans le livret d’accueil. ‱ Documentation spĂ©cifique mise Ă  disposition. ‱ RĂ©fĂ©rents par niveau pour un meilleur suivi individuel et donc un repĂ©rage plus efficace des changements ou des mises Ă  l’écart, et confidences des Ă©lĂšves plus efficace. 7 Les acteurs de prĂ©vention internes 
 4 – Les projets communs sur les notions de tolĂ©rance, respect et solidaritĂ© ‱ Campagne d’affichage couloirs, hall, CDI, salle d’étude, rĂ©fectoire
 les numĂ©ros tels que Net Ecoute 0 800 200 000 ; Cyberviolences 0 800 200 ; STOP HarcĂšlement 0 808 807 010. ‱ Ateliers d’écriture, dessins, vidĂ©os
 ‱ Jeux-concours sur des slogans. ‱ Concours Mobilisons-nous contre le harcĂšlement » . ‱ Actions de solidaritĂ© en lien avec des organismes ou associations nationales TĂ©lĂ©thon, Restos du cƓur, Bouchons d’amour, 
. ‱ Les professeurs d’éducation civique, les documentalistes et les personnels de vie scolaire peuvent mener ces projets de concert. Le CVL, le CVC, la MDL, le FSE peuvent ĂȘtre supports. 8 Les acteurs de prĂ©vention externes Ă  l’établissement et leurs supports. 1 – L’association e-enfance » ‱ Intervention notamment en collĂšge avec un exposĂ©-dĂ©bat autour de 3 notions les idĂ©es reçues du web – la protection des informations personnelles – la cyber-violence et les signalements. Intervention d’ 1 h 30 par classe, moyennant le coĂ»t de l’adhĂ©sion Ă  l’association + un prix forfaitaire par journĂ©e frais de dĂ©placement en Ile de France pour 3 classes maximum par jour. ‱ Contact http //www. e-enfance. org/ ‱ Ils proposent Ă©galement des supports de prĂ©vention Ă  tĂ©lĂ©charger. ‱ NB certaines d’entre nous ont assistĂ© Ă  une intervention de cette association auprĂšs d’une classe de 5Ăšme et en ont validĂ© la pertinence. 9 Les acteurs de prĂ©vention externes 
 2 – La Gendarmerie – la Police – la Brigade de PrĂ©vention de la DĂ©linquance JuvĂ©nile Nous avons pu bĂ©nĂ©ficier d’une intervention d’un adjudant du Centre National de Formation de la Police Judiciaire, sur le traitement de la cyber criminalitĂ© et du cyber-harcĂšlement en milieu scolaire. Des interventions Police ou Gendarmerie sont gĂ©nĂ©ralement possibles sur cette thĂ©matique en direction des Ă©lĂšves et/ou des parents. Il s’agit de se rapprocher de son correspondant police pour en connaĂźtre les modalitĂ©s. ‱ L’intervention auprĂšs de jeunes et d’adolescents n’est pas toujours Ă©vidente, et l’identification Police » ou Gendarmerie » n’aide pas forcĂ©ment Ă  libĂ©rer la parole. 3 – Calysto » Calysto propose un autre type d’approche de la problĂ©matique. Ils abordent le harcĂšlement Ă  partir de théùtre d’improvisation sur des sĂ©quences d’ 1 h 30. Cela parait beaucoup plus concret pour les Ă©lĂšves et fait plus facilement Ă©cho Ă  ce qu’ils vivent ou sont tĂ©moins au quotidien. ‱ Association Calysto 10 Les acteurs de prĂ©vention externes 
 4 –l’ADSEA ‱ Ces structures sont composĂ©es d’éducateurs notamment qui pour certains interviennent dans les Ă©tablissements scolaires soit de maniĂšre trĂšs formalisĂ©e sur une thĂ©matique et un temps dĂ©fini, soit de maniĂšre informelle sur des temps libres comme celui de la demi-pension. Ils permettent de faire du lien entre ce qu’ils constatent dans et hors l’établissement scolaire et de ce fait nous aident Ă  adapter nos interventions auprĂšs de certains Ă©lĂšves. 5 – Les tĂ©moignages ‱ Certains parents ou proches de victimes de harcĂšlement souhaitent tĂ©moigner Ă  partir de leur propre expĂ©rience et mettre en garde parents et/ou Ă©lĂšves. ‱ Un travail prĂ©paratoire est nĂ©cessaire pour les interventions avec Ă©lĂšves. 11 Mme Marie-Pierre DESTIN, maman de Jonathan, doit intervenir dans le cadre du travail sur le harcĂšlement menĂ© par la classe relais de Montereau. Jonathan s’est immolĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© harcelĂ© pendant 6 ans. Il a Ă©crit un livre intitulĂ© CondamnĂ© Ă  me tuer » , aux Ă©ditions XO Document, et ses parents ont crĂ©e une association Tous solidaires pour Jonathan » , https //sites. google. com/sites/toussolidairespour-jonathan 6 – Les associations et maison de la jeunesse Exemple association Espoir cfdj» prĂ©sente en Ile de France ou La NĂ©bul’ » Ă  Fontainebleau. II/AGIR CONTRE LE HARCELEMENT ‱ Pour agir au mieux, il sagit avant tout d’identifier le type, le degrĂ© de harcĂšlement et la source agresseurs, complices et spectateurs. ‱ Il ne faut nĂ©gliger aucun de ces aspects. 13 Agir Ă  court terme. 1 – La cellule de crise du Rectorat ‱ Dans certains cas, l’établissement peut faire appel au Rectorat et Ă  l’équipe mobile de sĂ©curitĂ© EMS qui se dĂ©place pour aider Ă  gĂ©rer les situations de crise. 2 – Le recueil et la vĂ©rification des informations ‱ Étape essentielle pour dĂ©terminer les responsabilitĂ©s. La mesure conservatoire peut ĂȘtre utilisĂ©e pour apaiser et faciliter ce travail, mais aussi pour limiter les risques de pression et la poursuite du phĂ©nomĂšne. Il convient d’en expliquer l’intĂ©rĂȘt aux familles sans que cela soit perçu comme une sanction bien au contraire, cela permet parfois de disculper certains Ă©lĂšves. ‱ Dans le cas de cyber-harcĂšlement, les captures d’écran sont bien souvent utiles pour mettre les auteurs devant des preuves tangibles. 14 A court terme
 3 – La rĂ©ception des victimes et harceleurs et de leurs familles ‱ Chaque situation est unique et doit faire l’objet de son propre mode de traitement en fonction notamment de la personnalitĂ© de chacun des protagonistes. ‱ NĂ©cessitĂ© d’une confrontation ? Qui reçoit les Ă©lĂšves et les familles ? Lieu pour les recevoir ? ‱ L’implication du chef d’établissement nous semble indispensable. ‱ La prĂ©sence de l’infirmiĂšre et/ou l’assistante sociale et/ou la psychologue scolaire en fonction aussi des personnels Ă  disposition dans l’établissement
 est Ă  rĂ©flĂ©chir, et ce dĂšs le premier entretien ou dans un second temps ? , sontelles prĂ©sentes lors de la rĂ©ception des familles ? ‱ Ces entretiens permettent de mieux dĂ©finir le profil des victimes et agresseurs pour mieux agir auprĂšs d’eux par la suite. 15 A court terme
 4 – L’information aux services de Police ‱ Dans les cas de harcĂšlement, une remontĂ©e d’incident Police est faite par l’établissement. Elle ne prĂ©figure pas des actions que peuvent entreprendre les familles d’elles-mĂȘmes main courante, dĂ©pĂŽt de plainte et que nous pouvons les encourager Ă  faire. 5 – La classe, voire mĂȘme toutes les classes ‱ En fonction de l’ampleur de la situation et du retentissement au sein de l’établissement, un passage dans la classe de la victime, voire dans toutes les classes peut ĂȘtre nĂ©cessaire. Il est indispensable de dĂ©finir, en concertation, le contenu et le ou les intervenants chef d’établissement, CPE, professeur, assistante sociale
. 16 Agir Ă  moyen terme. 1 – Le suivi de la victime ‱ Quel que soit la force de caractĂšre de la victime, elle a besoin d’ĂȘtre Ă©paulĂ©e et suivie pour faire face et rebondir. Ce suivi peut se faire Ă  l’intĂ©rieur de l’établissement par un personnel mĂ©dico-social ou Ă  l’extĂ©rieur si les parents en font le choix et les dĂ©marches. ‱ Il ne faut pas nĂ©gliger le fait que certaines victimes s’exposent d’elles-mĂȘmes au risque d’ĂȘtre harcelĂ© notamment, et de plus en plus, par la publication de photos personnelles. Pour autant leur statut de victime ne doit pas ĂȘtre occultĂ©. 2 – Le harceleur ‱ Il va devoir faire face Ă  ses responsabilitĂ©s. Outre le fait qu’il ait Ă  rĂ©pondre aux services de Police si les parents de la victime entreprennent cette dĂ©marche, l’idĂ©e que l’établissement scolaire doit intervenir est majoritaire parmi nous dĂšs lors que les faits concernent des Ă©lĂšves de l’établissement victime et agresseur et que des rĂ©percussions se font sentir dans et aux abords de l’établissement. C’est une composante Ă©vidente du climat scolaire d’un Ă©tablissement. 17 A moyen terme
 Les sanctions Une rĂ©flexion collective au sein de l’établissement sur les punitions et sanctions doit amener un panel de possibilitĂ©s pour faire face aux diffĂ©rentes situations afin de respecter le principe d’individualisation de la sanction ‱ Travail supplĂ©mentaire prĂ©paration d’un exposĂ©, recherches documentaires internet, presse jeunesse Ă  prĂ©senter Ă  l’écrit et/ou Ă  l’oral cadre Ă  dĂ©finir. ‱ Exemples proposĂ©s 1 et 2 annexes 5 et 6, Ă  adapter en fonction de l’ñge des Ă©lĂšves. ‱ Retenue avec travail spĂ©cifique ce peut ĂȘtre le mĂȘme que citĂ© prĂ©cĂ©demment mais on contraint l’élĂšve Ă  le faire sur un temps prĂ©cis au sein de l’établissement ce qui peut permettre de le guider dans son travail. ‱ Exclusion temporaire interne ou externe de l’établissement durĂ©e dĂ©finie par le chef d’établissement. ‱ Commission Ă©ducative Ă  l’issue de laquelle le chef d’établissement peut dĂ©cider d’une exclusion temporaire interne ou externe ou d’une mesure de responsabilisation. Bien que nous heurtions pour beaucoup d’entre nous aux difficultĂ©s de mise en place de cette mesure trouver les partenaires, organiser la mesure hors temps scolaire, elle nous semble trĂšs propice Ă  utiliser dans ce cadre. Un travail intergĂ©nĂ©rationnel d’acceptation de la diffĂ©rence peut se faire dans une maison de retraite par exemple. ‱ Conseil de discipline au vu de l’ampleur du phĂ©nomĂšne, de la personnalitĂ© des protagonistes et d’un Ă©ventuel cas de rĂ©cidive, le chef d’établissement peut dĂ©cider de rĂ©unir le conseil de discipline pour statuer sur la sanction. 18 A moyen terme
 3 – Les complices ‱ Lorsqu’ils peuvent ĂȘtre clairement identifiĂ©s et leurs responsabilitĂ©s dĂ©montrĂ©es, ils s’exposent Ă©galement aux punitions et sanctions Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessus. 4 – Les spectateurs ‱ Ceux qui ont vu, reçu, assistĂ© sans rĂ©agir ni intervenir. Un travail de sensibilisation est Ă  faire avec eux pour contrecarrer ce sentiment de toute puissance qui les pousse Ă  penser que ça ne leur arrivera jamais, que c’est bien fait » pour la victime, voire mĂȘme qu’elle l’a bien cherchĂ© » . Les recevoir individuellement, dans la mesure du possible, permet de mieux les atteindre et de se dĂ©faire du phĂ©nomĂšne de groupe derriĂšre lequel ils se retranchent trop facilement. 19 A moyen terme
 5 – La cellule de veille ‱ Elle consiste Ă  surveiller les consĂ©quences nĂ©fastes sur la victime Ă  moyen terme absentĂ©isme, isolement, colĂšre, baisse des rĂ©sultats
. 6 – L’information prĂ©occupante ‱ Les cas de harcĂšlement peuvent amener Ă  dĂ©couvrir des problĂ©matiques lourdes tant du cĂŽtĂ© de la victime que de celui de l’agresseur. La rĂ©daction d’une information prĂ©occupante aux services sociaux peut alors s’avĂ©rer nĂ©cessaire. 20 Agir Ă  long terme. ‱ La rĂ©activitĂ© et la justesse des dĂ©cisions et mesures prises Ă  court et moyen terme peuvent en partie conditionner le dĂ©veloppement ou non de cette problĂ©matique au sein de l’établissement. Une politique globale est un support indispensable. Nier ce phĂ©nomĂšne serait une erreur. 1 – Ateliers, activitĂ©s théùtre ‱ Ils permettent un travail sur l’estime de soi, sur les modes de relation et de communication. Ils peuvent ĂȘtre profitables Ă  la fois aux victimes et Ă  des Ă©lĂšves repĂ©rĂ©s comme potentiellement vulnĂ©rables. 2 – Le vivre ensemble » 21 CONCLUSION ‱ Cette rĂ©flexion sur la notion de harcĂšlement ainsi que la mise en commun de nos propres expĂ©riences nous a emmenĂ©s Ă  produire ce document synthĂ©tique nous prĂ©sentons avant tout comme une aide Ă  une mise en place d’une politique possible et rĂ©alisable au sein d’un Ă©tablissement scolaire. Les documents mis en ligne par le MinistĂšre sont d’une grande utilitĂ©. Nos conclusions les plus pertinentes sont les suivantes ‱ Le CPE n’est pas le seul concernĂ©, on ne peut faire l’économie d’une rĂ©flexion et de l’implication de tous les acteurs au sein, mais aussi hors de l’établissement. ‱ La rĂ©activitĂ© est essentielle pour Ă©viter Ă  la victime soit de devenir agresseur Ă  son tour, soit d’envisager un passage Ă  l’acte. ‱ Aucune des parties prenantes du phĂ©nomĂšne n’est Ă  nĂ©gliger mĂȘme si cela prend beaucoup de temps victimes – agresseurs – complices – spectateurs. ‱ De la qualitĂ© de l’analyse et de l’adĂ©quation de la punition ou de la sanction dĂ©pend le bien ĂȘtre de l’ensemble des Ă©lĂšves. ‱ Les modes de communication actuels ont amplifiĂ© le phĂ©nomĂšne, des spĂ©cialistes sont Ă  notre disposition pour nous aider. ‱ L’implication des familles suivi, contrĂŽle est essentielle. Nous ne pouvons intervenir sur les temps extra-scolaires, mais il s’agit bien d’enrayer le phĂ©nomĂšne et non de l’occulter de la sphĂšre scolaire. 22 La seule façon de sortir du harcĂšlement est de briser le silence, d’aider la victime Ă  le faire » Extrait de CondamnĂ© Ă  me tuer » , Jonathan Destin. Il est nĂ©cessaire de croiser les regards et de rester ouvert Ă  diffĂ©rentes hypothĂšses. Aucune situation ne peut ĂȘtre rĂ©solue par une seule personne » . Extrait du Guide contre le harcĂšlement Ă  l’école. » 23 388- Le dĂ©lit de corruption a entraĂźnĂ© du fait de son caractĂšre mutant des adaptations nĂ©cessaires non seulement Ă  l’échelle nationale comme nous l’avons vu dans le cadre des mutations temporelles, mais Ă©galement des changements dans les politiques de lutte Ă  l’échelle internationale. En effet, le dĂ©veloppement de ce dĂ©lit a conduit Ă  la multiplication des actions

Le contrĂŽle judiciaire Le contrĂŽle judiciaire est une mesure de surveillance, imposĂ©e par la justice Ă  un mis en cause, dans l’attente de son procĂšs. Cette mesure telle qu’elle est exercĂ©e Ă  l’APCARS a une visĂ©e socio-Ă©ducative et tend Ă  favoriser l’insertion d’un justiciable tout en assurant la sĂ©curitĂ© publique et sa reprĂ©sentation Ă  l’audience. Au TGI de CrĂ©teil, nos services de contrĂŽles judiciaires et d’aide aux victimes communiquent dĂ©sormais entre eux afin d’informer et ainsi protĂ©ger les victimes de violences intra-familiales dont les conjoints font l’objet d’une obligation de dĂ©cohabitation. Dans ce cadre, les rĂšgles dĂ©ontologiques et procĂ©durales sont scrupuleusement respectĂ©es. Stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupĂ©fiants Ces stages sont une alternative aux poursuites pĂ©nales consĂ©cutives Ă  une interpellation pour usage de stupĂ©fiants. Cette forme de rĂ©ponse pĂ©dagogique demeure nĂ©anmoins une sanction Ă  l’usage de stupĂ©fiants. Elle apporte aux stagiaires des donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques, des connaissances sur les risques des conduites addictives en gĂ©nĂ©ral et leurs effets sur la sphĂšre personnelle, sociale, familiale et professionnelle, ainsi que des informations sur les dispositifs de soins. Les stages s’appuient sur la dynamique de groupe, la responsabilisation individuelle, la recherche de sens Ă  un comportement. Ils sont co-animĂ©s avec un animateur de prĂ©vention de l’ANPAA association nationale de prĂ©vention en alcoologie et addictologie. Stages de responsabilisation pour auteurs de violence conjugale, dans le cadre de la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes Ces stages ont pour objectif de sensibiliser les auteurs de violences conjugales lĂ©gĂšres aux consĂ©quences de leurs actes. A Marseille, les stages s’organisent en deux temps une journĂ©e collective sous forme de groupe de parole et une rencontre individuelle quatre semaines plus tard. A CrĂ©teil, les stages se dĂ©roulent sur deux journĂ©es, autour de plusieurs modules dĂ©finition de la violence, consĂ©quences sur la victime, rĂ©ponses juridiques, etc. avec diffĂ©rents supports Ă©changes, tĂ©moignages, vidĂ©o, approche de la communication non violente. Les objectifs sont d’aider les stagiaires Ă  mieux comprendre ce qui sous tend leurs rĂ©actions excessives, au travers d’une meilleure apprĂ©hension de leur vie Ă©motionnelle, et ainsi d’éviter la rĂ©cidive. Des techniques comme celles de l’entretien motivationnel sont utilisĂ©es dans la gestion des Ă©changes pendant le stage. Ces stages font systĂ©matiquement l’objet d’un bilan et les thĂšmes les plus marquants pour les stagiaires sont ceux de l’écoute, de la communication et de la responsabilitĂ© dans le conïŹ‚it. Pour la plupart, l’objectif qu’ils s’assignent est de rĂ©agir avant la crise et d’éviter le recours Ă  la violence. L’autre enjeu majeur pour les stagiaires est celui des enfants et des rĂ©percussions de la violence conjugale sur ceux-ci. Stages de sensibilisation Ă  la lutte contre l’achat d’actes sexuels Cette nouvelle mesure a vu le jour fin 2017 loi du 13 avril 2016 et les stages sont rĂ©alisĂ©s en collaboration avec la Fondation Jean et Jeanne Scelles. Ce stage d’une journĂ©e a pour but de sensibiliser les clients Ă  la rĂ©alitĂ© du systĂšme prostitutionnel en France et dans le monde, et d’avoir une vision plus fine de ses consĂ©quences, notamment sur les personnes qui en sont victimes phĂ©nomĂšne de traite des ĂȘtres humains, rĂ©alitĂ© du proxĂ©nĂ©tisme, violences physiques et psychiques vĂ©cues par les personnes prostituĂ©es. Le stage se base sur divers supports chiffres, tĂ©moignages audios, photos, et surtout, permet une rencontre sur la derniĂšre heure du stage avec une personne sortie de la prostitution, aprĂšs vingt ans. Stages de citoyennetĂ© Ces stages ont pour objectif de sensibiliser les condamnĂ©s aux valeurs rĂ©publicaines de tolĂ©rance et de respect de la dignitĂ© de la personne humaine », de leur faire prendre conscience de leur responsabilitĂ© pĂ©nale et civile, ainsi que des devoirs qu’implique la vie en sociĂ©tĂ© » et de favoriser leur insertion sociale ». Les infractions Ă  l’origine de ce type de stage ont Ă©tĂ© trĂšs variĂ©es outrage, rĂ©bellion, appels malveillants, dĂ©gradations, violences envers les animaux, violences lĂ©gĂšres, dĂ©nonciations calomnieuses, etc. La grande majoritĂ© des stagiaires indique, en toute hypothĂšse, que le stage les a instruit sur leurs droits, comme sur la façon de rĂ©agir correctement et lĂ©galement face Ă  une personne incorrecte. CrĂ©es par la loi du 9 mars 2004, les stages ont Ă©tĂ© instaurĂ©s Ă  Marseille comme mesure dans le cadre d’une composition pĂ©nale et comme obligation particuliĂšre d’un sursis avec mise Ă  l’épreuve ou comme peine complĂ©mentaire.

Signatured'une convention dĂ©finissant les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre du stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes. 28/06/2017 - Services de l'Ă©tat
La médiation pénale n'est pas portée au casier judiciaire d'une personne contrairement à une peine prononcée directement ou homologuée par un tribunal suite à une composition pénale ou à une CRPC. Elle consiste en principe à faire rappel a la loi et peut en cas de non aboutissement ou d'irrespect des engagements pris engendrer des poursuites pénales décidées par le procureur de la république, lequel dispose de l'opportunité des poursuites article 40 du CPP "Le procureur de la république reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner.." Elle a pour but de rechercher une solution amiable dans la réparation du dommage pour justement éviter la poursuite. Un médiateur pénal habilité et agrée interviendra à lñ€ℱinitiative du Procureur de la République et avec lñ€ℱaccord des s'agira d'un délégué du procureur ou d'une association ou d'un retraité issu de divers secteurs dñ€ℱactivité professionnels ex gendarme, policier, éducation nationale.... Le plus souvent, la médiation pénale se déroule au sein du tribunal, d'une association ou d'une maison de la justice et du droit.PAD Le médiateur qui intervient a un casier judiciaire vierge et présente toutes garanties de compétence, dñ€ℱindépendance et dñ€ℱimpartialité. I- Les visées de la médiation pénale présentation textuelle de l'article 41-1 CPP S'il lui apparaÃt qu'une telle mesure est susceptible d'assurer la réparation du dommage causé à la victime, de mettre fin au trouble résultant de l'infraction ou de contribuer au reclassement de l'auteur des faits, le procureur de la République peut, préalablement à sa décision sur l'action publique, directement ou par l'intermédiaire d'un officier de police judiciaire, d'un délégué ou d'un médiateur du procureur de la République 1° Procéder au rappel auprÚs de l'auteur des faits des obligations résultant de la loi ; 2° Orienter l'auteur des faits vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle ; cette mesure peut consister dans l'accomplissement par l'auteur des faits, à ses frais, d'un stage ou d'une formation dans un service ou un organisme sanitaire, social ou professionnel, et notamment d'un stage de citoyenneté, d'un stage de responsabilité parentale, d'un stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes ou d'un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants ; en cas d'infraction commise à l'occasion de la conduite d'un véhicule terrestre à moteur, cette mesure peut consister dans l'accomplissement, par l'auteur des faits, à ses frais, d'un stage de sensibilisation à la sécurité routiÚre ; 3° Demander à l'auteur des faits de régulariser sa situation au regard de la loi ou des rÚglements ; 4° Demander à l'auteur des faits de réparer le dommage résultant de ceux-ci ; 5° Faire procéder, à la demande ou avec l'accord de la victime, à une mission de médiation entre l'auteur des faits et la victime. En cas de réussite de la médiation, le procureur de la République ou le médiateur du procureur de la République en dresse procÚs-verbal, qui est signé par lui-mÃÂȘme et par les parties, et dont une copie leur est remise ; si l'auteur des faits s'est engagé à verser des dommages et intérÃÂȘts à la victime, celle-ci peut, au vu de ce procÚs-verbal, en demander le recouvrement suivant la procédure d'injonction de payer, conformément aux rÚgles prévues par le code de procédure civile. Lorsque des violences ont été commises par le conjoint ou l'ancien conjoint de la victime, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son ancien partenaire, son concubin ou son ancien concubin, il n'est procédé à la mission de médiation que si la victime en a fait expressément la demande. Dans cette hypothÚse, l'auteur des violences fait également l'objet d'un rappel à la loi en application du 1° du présent article. Lorsque, aprÚs le déroulement d'une mission de médiation entre l'auteur des faits et la victime, de nouvelles violences sont commises par le conjoint ou l'ancien conjoint de la victime, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son ancien partenaire, son concubin ou son ancien concubin, il ne peut ÃÂȘtre procédé à une nouvelle mission de médiation. Dans ce cas, sauf circonstances particuliÚres, le procureur de la République met en Å“uvre une composition pénale ou engage des poursuites ; 6° En cas d'infraction commise soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire, demander à l'auteur des faits de résider hors du domicile ou de la résidence du couple et, le cas échéant, de s'abstenir de paraÃtre dans ce domicile ou cette résidence ou aux abords immédiats de celui-ci, ainsi que, si nécessaire, de faire l'objet d'une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique ; les dispositions du présent 6° sont également applicables lorsque l'infraction est commise par l'ancien conjoint ou concubin de la victime, ou par la personne ayant été liée à elle par un pacte civil de solidarité, le domicile concerné étant alors celui de la victime. Pour l'application du présent 6°, le procureur de la République recueille ou fait recueillir, dans les meilleurs délais et par tous moyens l'avis de la victime sur l'opportunité de demander à l'auteur des faits de résider hors du logement du couple. Sauf circonstances particuliÚres, cette mesure est prise lorsque sont en cause des faits de violences susceptibles d'ÃÂȘtre renouvelés et que la victime la sollicite. Le procureur de la République peut préciser les modalités de prise en charge des frais afférents à ce logement pendant une durée qu'il fixe et qui ne peut excéder six mois. La procédure prévue au présent article suspend la prescription de l'action publique. En cas de non-exécution de la mesure en raison du comportement de l'auteur des faits, le procureur de la République, sauf élément nouveau, met en oeuvre une composition pénale ou engage des poursuites. II- Présentation de cette procédure  A Le médiateur intervient avant toute décision sur l'action publique Il est précisé que cette mesure permet de réparer le préjudice de la victime, et met fin au trouble résultant de lñ€ℱinfraction ou contribue au reclassement de lñ€ℱauteur des Pour quels litiges ? 1°- Ceux-ci supposent le dépÎt d'une Les faits doivent ÃÂȘtre reconnus de son auteur 3°- Les faits doivent constituer une infraction susceptible de poursuites exemples Injures, menaces, vols simples, tapages nocturne, violences légÚres,dégradations, délits liés à la famille tels que l'abandon de famille , ou le non paiement de pension alimentaire et la non présentation dñ€ℱenfant. C Déroulement 1°- avant l'audience - Chaque partie peut ÃÂȘtre assistée par un avocat, voir bénéfiicier de lñ€ℱaide juridictionnelle pour financer lñ€ℱassistance dñ€ℱun avocat . - L'avocat peut consulter le dossier pénal auditions, confrontations... 2°- pendant l'audience - Le médiateur procÚde à un rappel immédiat à la loi Il définit les modalités de réparation de la victime ex versement de dommages et intérÃÂȘts. - Les parties seront entendues et L'les avocats pourraont donner sesleurs explications - le médiateur est tenu au secret D L'issue de la médiation Le médiateur rendra compte du succÚs ou de lĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©chec de sa mission au procureur. 1°- l'aboutissement dans le reglement amiable aboutit entre la victime et la personne susceptible dñ€ℱÃÂȘtre poursuivie. Le médiateur constate lñ€ℱaccord dans un écrit signé par les deux parties et adresse au Procureur un rapport sur lñ€ℱissue de la médiation. Il est alors chargé de vérifier lñ€ℱexécution de lñ€ℱaccord. - si l'accord pris est respecté, le classement sans suite interviendra, - si l'accord n'est pas respecté, le procureur peut décider de poursuivre 2°- l'échec de la médiation dans l'absence de rÚglement amiable entre la victime et la personne susceptible dñ€ℱÃÂȘtre poursuivie. Le procureur en sera informé. Il peut alors décider de classer lñ€ℱaffaire ou de la poursuivre. Attention l'action publique n'étant pas éteinte, la victime pourra aussi poursuivre au pénal ' ex citation directe Demeurant à votre disposition pour toutes précisions MaÃtre Haddad Sabine Avocate au barreau de Paris
Lestage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexiste a pour objectif de prévenir la récidive en prenant en compte la spécificité des faits et en responsabilisant les auteurs. La convention signée ce jeudi entre le procureur de la République et l'association FORCES, a pour objet de mettre en place un stage alternatif, lorsque

L'ordonnance de protection peut interdire Ă  l'auteur des violences de vous contacter ou de s'approcher de vous, Ă  votre domicile, sur votre lieu de travail ou vous le souhaitez, et que l'auteur des violences est aussi d'accord, le juge peut dĂ©cider que chacun de vous 2 porte un bracelet Ă©lectronique. Il permet de d'assurer que l'auteur des violences ne se rapproche pas de vous en dessous d'une certaine l'auteur des violences s'oppose Ă  cette mesure, le juge doit en informer le procureur de la RĂ©publique. Le juge qui dĂ©livre une ordonnance de protection peut aussi prononcer l'interdiction du droit de dĂ©tention ou de port d'arme de l'auteur des violences. Mais, s'il n'envisage pas de le faire, il doit justifier sa position dans l'ordonnance de juge peut aussi proposer Ă  l'auteur des violences une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique, ou le suivi d'un stage de prĂ©vention contre les violences. Si l'auteur des violences refuse cette proposition, le juge doit en informer le procureur de la juge se prononce Ă©galement sur la rĂ©sidence commune des Ă©poux, pacsĂ©s ou concubins. Vous pouvez ainsi demander Ă  rester dans votre rĂ©sidence, la jouissance du logement Ă©tant en principe attribuĂ©e Ă  la victime. L'auteur des violences doit alors quitter le domicile commun dans le dĂ©lai fixĂ© par le juge. Il peut ĂȘtre contraint de continuer Ă  prendre en charge financiĂšrement le logement vous avez des enfants communs, le juge doit aussi se prononcer sur l'exercice de l'autoritĂ© parentale et les droits de visite et d'hĂ©bergement. Il peut ordonner que le droit de visite de l'auteur des violences s'exerce dans un espace de rencontre ou en prĂ©sence d'un tiers de confiance. S'il ne le fait pas, alors qu'il a interdit Ă  l'auteur des violences d'entrer en contact avec vous, il doit justifier sa position dans l'ordonnance de mesures contenues dans l'ordonnance de protection sont prises pour une durĂ©e de 6 mois et peuvent ĂȘtre vous avez portĂ© plainte, l'Ă©loignement du conjoint violent peut ĂȘtre prononcĂ©e dans le cadre d'un contrĂŽle judiciaire. Mais la justice pĂ©nale ne peut pas se prononcer, Ă  ce stade, sur le retrait de l'autoritĂ© parentale.

enlien avec les rĂ©seaux de soins. 7. Individualiser la prĂ©vention Les messages de santĂ© publique sont souvent trop gĂ©nĂ©raux. Il conviendrait dĂšs lors d’individualiser davantage la prĂ©vention, en l’adaptant notamment aux populations vulnĂ©rables sur le plan physique, social, Ă©conomique, etc. 8. La profession doit pleinement participer Infos â€ș Justice â€ș Violences conjugales un stage de responsabilisation Justice Par 17/11/2016 - 1659 ‱ Mis Ă  jour le 17/11/2016 - 1659 Guadeloupe User de pĂ©dagogie afin de lutter contre les violences conjugales, c’est le pari lancĂ© par les autoritĂ©s judiciaires. Une convention a Ă©tĂ© signĂ©e ce jeudi matin entre le procureur de la rĂ©publique et l’association FORCES, qui Ɠuvre dans le domaine. Un stage de responsabilisation pourra ĂȘtre dĂ©sormais proposĂ© aux primo-dĂ©linquants qui violentent leurs conjoints. En cas de rĂ©cidive, de refus ou de faits graves, le mis en cause passera par le circuit normal incluant notamment la prison. La lutte contre les violences conjugales constitue un enjeu majeur de politique pĂ©nale nationale et locale. Elle implique une diversification des dispositifs dĂ©jĂ  existants dans le ressort du Tribunal de Grande Instance en permettant un accompagnement des auteurs de violences. Le stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexiste a pour objectif de prĂ©venir la rĂ©cidive en prenant en compte la spĂ©cificitĂ© des faits et en responsabilisant les auteurs. La convention signĂ©e ce jeudi entre le procureur de la RĂ©publique et l'association FORCES, a pour objet de mettre en place un stage alternatif, lorsque les dĂ©lits demeurent peu graves et ainsi dĂ©finir le rĂŽle et les engagements de chacune des Bajot, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale et juriste de l'association FORCESCe stage peut ĂȘtre prononcĂ© sur dĂ©cision du procureur Ă  titre d'alternative aux poursuites habituelles sous forme d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, s'il est succeptible d'assurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă  la victime ou de mettre fin au conflit. Mais aussi dans le cadre d'une composition pĂ©nale, si le mis en cause reconnait avoir commis un ou plusieurs dĂ©lits Ă  titre de peine principale d'une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 annĂ©es. Ce stage s'adressera principalement au primo-dĂ©linquants et concernera les violences physiques et morales, n'excĂ©dant pas une certaine gravitĂ©. À lire Ă©galement

Al’issue de la formation, vous serez capable de participer Ă  la prĂ©vention des situations de harcĂšlement et des agissements sexistes dans votre structure, de repĂ©rer les situations de harcĂšlement et de sexisme, de rĂ©agir et d’orienter les victimes, de connaitre et d’utiliser les dispositifs de prĂ©vention et de lutte existants. Pour le RĂ©fĂ©rent harcĂšlement sexuel et

Responsabilisation des clients, prĂ©vention, protection des victimes de la prostitution... La loi visant Ă  renforcer la lutte contre le systĂšme prostitutionnel et Ă  accompagner les personnes prostituĂ©es a Ă©tĂ© publiĂ©e au Journal officiel du jeudi 14 avril dĂ©sormais puni d'une amende de 1 500 € le fait de solliciter, d'accepter ou d'obtenir des relations sexuelles avec une personne se livrant Ă  la prostitution en Ă©change d'une rĂ©munĂ©ration, d'une promesse de rĂ©munĂ©ration, de la fourniture d'un avantage en nature ou de la promesse d'un tel avantage. En cas de rĂ©cidive, cette amende est portĂ©e Ă  3 750 €. La loi prĂ©voit Ă©galement comme peine complĂ©mentaire des stages de sensibilisation Ă  la lutte contre l'achat d'actes loi instaure par ailleurs la mise en place, dans les Ă©tablissements de l'enseignement secondaire, d'une information sur les rĂ©alitĂ©s de la prostitution et les dangers de la marchandisation du corps. Enfin, cette loi vise Ă  mieux protĂ©ger les victimes de la prostitution avec la crĂ©ation d'un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Ne pas banaliser l'acte d'achat d'un corps humainDans Prostitution Pour ou Contre ? », Brigitte Masset Bourret dĂ©nonce le traitement de la femme dans la sociĂ©tĂ©. Pour elle, avoir recours Ă  une prostituĂ©e est un crime contre l'humanitĂ©, une "dĂ©mission de l'intelligence" par des hommes puĂ©rils conditionnĂ©s par une sociĂ©tĂ© qui dĂ©valorise la 20 000 personnes se prostituent en France dont 85 % sont des femmes, beaucoup venues de l'Ă©tranger. Parmi elles, seules 2 % feraient un choix volontaire et prendraient plaisir Ă  se prostituer. Un argument de taille que met en avant Brigitte Masset Bourret, pour qui le fait de pĂ©naliser ces femmes n'est pas en accord avec le choix de beaucoup d' On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation europĂ©enne. C'est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pĂšse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution. » [...] La misĂšre offre, la sociĂ©tĂ© accepte », Victor Hugo, Les MisĂ©rables, Ponote livre ici son point de vue rĂ©flĂ©chi qu'elle exprime Ă  travers ces 118 pages. Elle plaidait alors, en 2014, pour la pĂ©nalisation des clients des prostituĂ©es, qu'elle appelle "prostituphiles" pour ne pas banaliser l'acte d'achat d'un corps humain et afin de provoquer une prise de conscience de la part de la sociĂ©tĂ© entiĂšre. Car Ă  l'origine de la prostitution, selon elle, on retrouve les inĂ©galitĂ©s hommes-femmes. La loi votĂ©e ce 14 avril 2016 va dans son sens, mĂȘme si celle-ci ne va pas assez loin Ă  son goĂ»t... Vous pouvez visionner l'interview intĂ©grale en bas de page, ou "picorer" parmi ces trois morceaux choisis La prostitution, un mĂ©tier comme un autre ? Cette nouvelle loi est-elle liberticide ?Brigitte Masset Bourret rappelle l'article IV de la DĂ©claration des Droits de l'Homme La libertĂ© consiste Ă  pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas Ă  autrui. » Pourquoi pĂ©naliser les clients ? La prostitution est-elle un mal nĂ©cessaire Ă  notre sociĂ©tĂ© ?Notamment pour les personnes disgracieuses ou souffrant de handicap ? Pour Brigitte Masset Bourret, revendiquer son handicap afin d'obtenir des privilĂšges interdits aux autres est contraire au droit Ă  l'Ă©galitĂ© que rĂ©clament les personnes handicapĂ©es. » Pourquoi certaines prostituĂ©es dĂ©fendent le systĂšme ?Le manifeste Touche pas Ă  ma pute » a Ă©tĂ© soutenu par certaines prostituĂ©es elles-mĂȘmes. Pour Brigitte Masset Bourret, le milieu de la prostitution ressemble Ă  celui des sectes Comme les prostituĂ©es, les adeptes des sectes dĂ©fileraient aussi dans la rue contre une loi visant Ă  leur rendre leur libertĂ© qui interdit ces pratiques d'enrĂŽlement. Le conditionnement de ces personnes bloque leur rĂ©flexion » car la proie est d'abord valorisĂ©e puis dĂ©stabilisĂ©e, dĂ©shumanisĂ©e jusqu'Ă  ce qu'elle n'existe que dans la nĂ©gation d'elle-mĂȘme pour devenir un objet obĂ©issant. » La Haute-Loire n'est pas Ă©pargnĂ©eEn Haute-Loire, il n'y a pas de racolage sur la voie publique, mais si les prostituĂ©es ne sont pas visibles, elles existent. L'affaire des prostituĂ©es rackettĂ©es en janvier dernier au Puy-en-Velay avait Ă©talĂ© au grand jour les venues, ponctuelles, de prostituĂ©es, basĂ©es dans des grandes villes limitrophes, qui louent des appartements ou chambres d'hĂŽtels Ă  la journĂ©e et y donnent rendez-vous Ă  leurs clients altiligĂ©riens via Tout homme [...] ne peut s'aliĂ©nier lui-mĂȘme Ă  aucun prix ce qui contredirait le devoir de l'estime de soi. » Kant, mĂ©taphysique des moeurs-Mais on peut supposer que des personnes de Haute-Loire se prostituent Ă©galement de maniĂšre plus discrĂšte. Tout rĂ©cemment, le cas d'un mineur de 15 ans a Ă©tĂ© qualifiĂ© de prostitution par le tribunal correctionnel du Puy. Le jeune Brivois, fragile psychologiquement, acceptait des cadeaux en nature d'un homme de 42 ans avec qui il avait des relations sexuelles. Voir l'interview intĂ©grale Quelques chiffresEnviron 50 % des prostituĂ©es ont leur premiĂšre relation sexuelle avec leur pĂšre. 80 % ont subi des violences sexuelles dans l'enfance. Le proxĂ©nĂšte touche entre 75 et 90 % de l'argent empochĂ© par ses protĂ©gĂ©es ». 75 % des escortes ont commis une tentative de suicide. Les femmes prostituĂ©es comptent pour environ 15 % des suicides rapportĂ©s par les hĂŽpitaux français. L'Organisation pour les Droits de l'enfant, dont le siĂšge est Ă  Amsterdam, estime que le nombre de mineurs qui sont prostituĂ©s est passĂ© aux Pays-Bas de 4 000 en 1996 Ă  15 000 en 2001. En lĂ©galisant la prostitution, l'Etat nĂ©erlandais est devenu l'un des principaux proxĂ©nĂštes d'Europe », estime Brigitte Masset Bourret. En Allemagne, la prostitution est lĂ©gale depuis 2002. Pour la Coupe du monde de football en 2006, un complexe prostitutionnel de 3 000 m2 a Ă©tĂ© construit Ă  Berlin pour accueillir 650 clients en mĂȘme temps. On estime Ă  40 000 le nombre de jeunes femmes importĂ©es d'Europe centrale et de l'Est. Selon Brigitte Masset Bourret, ces jeunes femmes, Ă  qui l'ont a promis un emploi de serveuses de bars ou de restaurants, ne se doutaient pas qu'on les obligeraient Ă  se prostituer. » Brigitte Masset Bourret relĂšve qu'en Allemagne, le trafic d'esclaves du sexe a augmentĂ© de 70 % en huit ans. On pourra remarquer qu'on ne peut comparer un comptage rĂ©alisĂ© sur une activitĂ© dĂ©clarĂ©e et celui sur une activitĂ© souterraine. Ce Ă  quoi Brigitte Masset Bourret rĂ©pond que c'est Ă©vident mais qu'il faut bien se baser sur quelque chose. La Ville de Stockholm pĂ©nalise les clients de prostituĂ©es depuis 1999. Le gouvernement suĂ©dois Ă©tablit qu'entre 1999 et 2008, la clientĂšle de prostituĂ©es est passĂ©e de 13 % Ă  7,8 %. Selon un sondage OpinionWay paru ce mardi 10 mai 2016, 9 % des personnes interrogĂ©es se disent prĂȘtes Ă  coucher pour rĂ©ussir en entreprise, surtout les jeunes. Entre 18 et 24 ans, ils sont mĂȘme 1 sur 5. Qu'est-ce que "Le Scan" ? Retrouvez ci-dessous les derniĂšres Ă©missions du Scan * Luc CrĂ©py, nouvel Ă©vĂȘque du Puy-en-Velay * Jean-Pierre Marcon, prĂ©sident du Conseil dĂ©partemental * GĂ©rard Roche, nouveau directeur du festival de La Chaise-Dieu* Michel Wagner, directeur de la maison d'arrĂȘt du Puy * GĂ©rard RomĂ©as, PrĂ©sident du COP rugby qui remonte en FĂ©dĂ©rale 3 * Jacky Crespy, entrepreneur sur le tourisme en Haute-Loire * Christophe Gauthier et Antoine Kuntgen, du Puy Foot 43 Auvergne * Laurence Cottier, co-prĂ©sidente de l'office de commerce et d'artisanat de l'agglomĂ©ration du Puy-en-Velay. * Olivier Servaire-Lorenzet, qui a passĂ© sept ans Ă  la tĂȘte de l'hĂŽpital du Puy, avant de quitter ses fonctions dĂ©but juillet. * Jean-Louis Roqueplan, le grand architecte des fĂȘtes du Roi de l'Oiseau, Ă  l'aube de la trentiĂšme Ă©dition des FĂȘtes Renaissance. * Jean-Jack Queyranne, le PrĂ©sident de la rĂ©gion RhĂŽne-Alpes et le candidat socialiste aux Ă©lections rĂ©gionales de dĂ©but dĂ©cembre. * CĂ©cile Cukierman, candidate d'une "Gauche qui ne renonce pas" pour la tĂȘte de liste l'Humain d'abord, qui rĂ©unit le Parti communiste et le Mouvement rĂ©publicain et citoyen MRC. * Jean-Pierre Vigier, dĂ©putĂ© et numĂ©ro trois de la liste de Laurent Wauquiez, dĂ©fend les couleurs de la droite et du centre dans Le Scan. * Jean-Charles Kohlhaas, tĂȘte de liste du Rassemblement citoyen et solidaire en RhĂŽne-Alpes Auvergne. * Michel Chapuis, nouveau maire du Puy, PrĂ©sident de l'UDI et conseiller rĂ©gional, Ă©tait venu dans Le Scan quelques jours seulement aprĂšs avoir succĂ©dĂ© Ă  Laurent Wauquiez. * Eric Maire, le prĂ©fet de la Haute-Loire, Ă©tait vernu dĂ©fendrfe les positions de l'Etat, de la crise agricole aux rĂ©fugiĂ©s de St-Beauzire, en passant par l'avenir des services publics dans les territoires ruraux. * AndrĂ©-FrĂ©dĂ©ric Delay, le PrĂ©sident du tribunal de grande instance de Haute-Loire, Ă  propos de la dĂ©linquance rurale, la surpopulation carcĂ©rale et les peines alternatives qui en dĂ©coulent, en passant par la difficultĂ© de juger les dĂ©lits routiers et les affaires qui marquent personnellement. * Une semaine Ă  peine aprĂšs l'abandon du projet de dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ©, Abdelkader Railane Ă©tait l'invitĂ© du Scan le 7 avril 2016. Le directeur de la Mission Locale d'Yssingeaux rĂ©fĂ©rent dans la lutte contre la radicalisation pour le Conseil National des Missions locales, secrĂ©taire dĂ©partemental de la Commission pour la Promotion de l'EgalitĂ© des Chances et la CitoyennetĂ© COPEC, Ă©crivain et chevalier de l'ordre des Palmes AcadĂ©miques a abordĂ©, sans tabou, les thĂ©ories du complot, les phĂ©nomĂšnes de radicalisation, ou encore le "vivre ensemble".
Stagede responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes ; Stage de responsabilitĂ© parentale; stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupĂ©fiants; Mesures d'investigation keyboard_arrow_down. EnquĂȘte sociale renforcĂ©e (ESR) EnquĂȘte de personnalitĂ© auteur; EnquĂȘte de personnalitĂ© victime; Mesures alternatives Ă 
1. Le ComitĂ© du dĂ©veloppement s’est rĂ©uni ce jour, 15 octobre L’économie mondiale connaĂźt une reprise inĂ©gale, sur fond d’incertitude quant Ă  l’évolution de la pandĂ©mie. Les pays Ă  faible revenu et les pays Ă  revenu intermĂ©diaire continuent d’enregistrer un nombre Ă©levĂ© de cas de COVID-19, d’ĂȘtre exposĂ©s Ă  des risques de nouveaux variants, de faire face Ă  des goulots d’étranglement dans l’approvisionnement en vaccins et de se heurter Ă  des obstacles Ă  la vaccination. Leurs Ă©conomies restent en deçà des niveaux de PIB d’avant la pandĂ©mie et sont encore plus Ă  la traĂźne. L’instabilitĂ© des prix des matiĂšres premiĂšres, les perturbations des chaĂźnes d’approvisionnement, les pressions inflationnistes et les contraintes exercĂ©es sur les marges de manoeuvre budgĂ©taires compliquent davantage les mesures que pourraient envisager de prendre les pouvoirs Nous fĂ©licitons le Groupe de la Banque mondiale pour la plus importante riposte qu’elle ait jamais opposĂ©e Ă  une crise de toute son existence. Au cours de l’exercice 21, le Groupe de la Banque mondiale a engagĂ© 157 milliards de dollars pour protĂ©ger les pauvres et les personnes vulnĂ©rables, Ă©largir la couverture de la protection sociale, soutenir les entreprises et prĂ©server les emplois et en crĂ©er, tout en aidant plus d’une centaine de pays Ă  rĂ©pondre aux situations d’urgence sanitaire et Ă  renforcer leurs systĂšmes de santĂ©. La pandĂ©mie a infligĂ© un revers au double objectif consistant Ă  mettre fin Ă  l’extrĂȘme pauvretĂ© et assurer une prospĂ©ritĂ© partagĂ©e de maniĂšre durable, ainsi qu’aux ODD. Selon les estimations, 100 millions de personnes supplĂ©mentaires ont basculĂ© dans l’extrĂȘme pauvretĂ©, dont environ 80 % dans les pays Ă  revenu intermĂ©diaire. Des millions d’emplois ont Ă©tĂ© dĂ©truits, tandis que l’informalitĂ©, le sous-emploi et l’insĂ©curitĂ© alimentaire ont gagnĂ© du terrain. Des enfants, en particulier des filles, ont Ă©tĂ© dĂ©scolarisĂ©s et les Ă©carts en matiĂšre d’éducation se creusent, posant des risques Ă  long terme pour le capital humain. La situation Ă©conomique et sociale des femmes s’est dĂ©tĂ©riorĂ©e, ce qui souligne l’importance de promouvoir l’égalitĂ© des sexes dans le cadre de la reprise. La pandĂ©mie a par ailleurs accru les vulnĂ©rabilitĂ©s dans les pays Ă  faible revenu, dans les pays Ă  revenu intermĂ©diaire et dans les situations de fragilitĂ©, de conflit et de violence FCV.4. Les vaccins sont essentiels pour sauver des vies et relancer les Ă©conomies, et nous saluons le Groupe de la Banque mondiale pour en avoir financĂ© l’achat et la distribution via le mĂ©canisme COVAX, le Fonds africain pour l’acquisition des vaccins AVAT et directement auprĂšs des fabricants, avec des engagements dans 55 pays Ă  ce jour. Pour autant, des dĂ©fis subsistent pour assurer un accĂšs Ă©quitable et en temps opportun. Nous encourageons le groupe de travail du Groupe de la Banque mondiale, du FMI, de l’OMS et de l’OMC Ă  tirer parti des partenariats mondiaux, augmenter la production, dĂ©caisser rapidement des fonds pour faciliter le dĂ©ploiement et la livraison des vaccins contre la COVID-19, et financer les outils cruciaux de test, de diagnostic et de traitement. Nous soutenons Ă©galement les efforts dĂ©ployĂ©s par le groupe de travail pour promouvoir la prĂ©paration des pays et les actions qu’ils prennent pour remĂ©dier aux goulots d’étranglement et en rendre compte. Nous reconnaissons le rĂŽle que joue IFC dans la stimulation de la production de vaccins et le soutien aux fabricants d’équipements mĂ©dicaux dans les pays en dĂ©veloppement, notamment Ă  travers sa Plateforme mondiale pour la santĂ©. Nous fĂ©licitons Ă©galement la MIGA pour avoir contribuĂ© Ă  l’augmentation des investissements du secteur privĂ©. Nous invitons le Groupe de la Banque mondiale Ă  continuer de rechercher des solutions innovantes Ă  mĂȘme d’aider Ă  mobiliser des financements privĂ©s en faveur des pays en La pandĂ©mie montre qu’il est important d’investir dans la prĂ©vention, la prĂ©paration et la riposte aux crises. Tous les pays sont exposĂ©s Ă  des risques, notamment de pandĂ©mies, de catastrophes naturelles et de phĂ©nomĂšnes liĂ©s au climat. Les pays ont besoin de politiques, de mĂ©canismes, d’institutions et de ressources plus solides pour renforcer la rĂ©silience. Travaillant en collaboration avec des partenaires de dĂ©veloppement, le Groupe de la Banque mondiale est particuliĂšrement bien placĂ© pour prĂȘter soutien dans des domaines clĂ©s, notamment le renforcement des cadres budgĂ©taires pour une mise en oeuvre plus efficace des politiques anticycliques, la promotion du capital humain, l’amĂ©lioration de la qualitĂ© et l’augmentation du volume des infrastructures, l’élargissement de l’accĂšs Ă  l’énergie, la mise en place de systĂšmes de santĂ© et de protection sociale robustes, et la facilitation des infrastructures numĂ©riques, tous des Ă©lĂ©ments essentiels au renforcement de la rĂ©silience des pays. Nous appelons le Groupe de la Banque mondiale Ă  continuer de fournir rapidement des financements souples aux plus vulnĂ©rables, y compris dans les petits États et dans les situations de fragilitĂ©, de conflit et de violence. Le Groupe de la Banque mondiale peut Ă©galement mettre Ă  profit les connaissances et les enseignements tirĂ©s de l’expĂ©rience, tout en surveillant et en prenant en compte les risques tels que les pĂ©nuries alimentaires, la malnutrition et les menaces Ă  la cybersĂ©curitĂ©, et en exerçant davantage la diligence voulue en ce qui concerne les perturbations des chaĂźnes d’approvisionnement. Nous appelons le Groupe de la Banque mondiale Ă  continuer d’oeuvrer au renforcement de la prĂ©vention, de la prĂ©paration et de la riposte aux crises, et Ă  jouer un rĂŽle dans l’architecture mondiale de la Le Groupe de la Banque mondiale devrait continuer de soutenir une reprise verte, rĂ©siliente et inclusive, dans le droit fil des objectifs Ă  plus long terme de dĂ©veloppement durable. Le changement climatique, l’appauvrissement de la biodiversitĂ© et la dĂ©gradation de l’environnement ont exacerbĂ© les effets de la pandĂ©mie sur la rĂ©duction de la pauvretĂ©, les inĂ©galitĂ©s, le capital humain, les migrations, l’égalitĂ© entre les sexes, les situations de fragilitĂ©, de conflit et de violence, et la sĂ©curitĂ© alimentaire, alors que les petits États, les pays Ă  faible revenu et les pays Ă  revenu intermĂ©diaire prĂ©sentent tous de grandes vulnĂ©rabilitĂ©s. Disposant de ressources limitĂ©es, le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que d’autres institutions financiĂšres internationales, devrait prodiguer des conseils sur les rĂ©formes cruciales Ă  mener, aider Ă  amĂ©liorer la mobilisation Ă©quitable des ressources nationales et la qualitĂ© des dĂ©penses publiques, lutter contre les flux financiers illicites, promouvoir un environnement propice aux investissements privĂ©s et publics, et travailler au renforcement des institutions. Nous affirmons l’importance de l’appui du Groupe de la Banque mondiale Ă  la crĂ©ation d’emplois et Ă  la transformation Ă©conomique dans le cadre d’un vaste programme de dĂ©veloppement vert, rĂ©silient et inclusif. Nous souscrivons par ailleurs Ă  la mise en place d’autres mĂ©canismes visant Ă  augmenter les financements climatiques du Groupe de la Banque mondiale, y compris Ă  partir de sources privĂ©es. Nous invitons le Groupe de la Banque mondiale et le FMI Ă  approfondir leur diagnostic des besoins dans les pays Ă  faible revenu et dans les pays Ă  revenu intermĂ©diaire, au cas par cas, ainsi que l’appui aux politiques publiques et les instruments de financement innovants permettant de reconstruire en mieux. Nous invitons le Groupe de la Banque mondiale Ă  Ă©valuer son aide aux pays Ă  revenu intermĂ©diaire, qui ont Ă©tĂ© durement touchĂ©s par la Nous accueillons favorablement le Plan d’action sur le changement climatique du Groupe de la Banque mondiale, et notamment la mesure et la communication des rĂ©sultats, ainsi que le solide soutien apportĂ© aux contributions dĂ©terminĂ©es au niveau national CDN et aux stratĂ©gies et plans d’action nationaux pour la biodiversitĂ©. Nous invitons le Groupe de la Banque mondiale Ă  dĂ©ployer ses nouveaux rapports nationaux sur le climat et le dĂ©veloppement Ă©tablis dans les pays clients, lesquels renforceront le lien entre les enjeux climatiques, le dĂ©veloppement et la rĂ©duction de la pauvretĂ©, recenseront les lacunes et dĂ©termineront les actions Ă  mener. Nous attendons du Groupe de la Banque mondiale que, guidĂ© par les CDN et travaillant en coopĂ©ration avec d’autres banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement, il joue un rĂŽle de premier plan dans le respect de l’Accord de Paris, avec des Ă©chĂ©anciers, rĂ©sultats visĂ©s et mĂ©canismes de financement prĂ©cis. Dans le cadre de son travail sur le climat, le Groupe de la Banque mondiale devrait accorder une importance Ă©gale au financement de l’adaptation et de l’attĂ©nuation. Nous trouvons encourageant l’engagement du Groupe de la Banque mondiale Ă  augmenter ses financements climatiques, conformĂ©ment aux objectifs nationaux, Ă  une moyenne de 35 % au cours des cinq prochaines annĂ©es. Nous exhortons le Groupe de la Banque mondiale Ă  accroĂźtre encore son impact en mobilisant davantage de financements climatiques auprĂšs du secteur privĂ© et de ressources nationales. Nous invitons le Groupe de la Banque mondiale Ă  s’appuyer sur son Plan d’action sur le changement climatique pour aider Ă  protĂ©ger le capital naturel et la biodiversitĂ©. Nous le prions instamment d’aider les pays Ă  opĂ©rer une transition juste vers une Ă©conomie sobre en carbone, adaptĂ©e Ă  la conjugaison des besoins, des capacitĂ©s et des actifs Ă©nergĂ©tiques de chaque pays. Nous soutenons le rĂŽle important du Groupe de la Banque mondiale et du FMI dans la prĂ©paration des prochaines rĂ©unions de la COP15 sur la biodiversitĂ© et de la COP26 sur le climat. Nous invitons le Groupe de la Banque mondiale Ă  continuer de travailler sur les mĂ©canismes et formules envisageables pour accroĂźtre la mobilisation des financements du secteur Nous nous engageons Ă  conclure une reconstitution ambitieuse des ressources d’IDA-20 en dĂ©cembre et sommes encouragĂ©s par les nĂ©gociations. Les pays IDA seront confrontĂ©s Ă  des besoins de financement exceptionnellement Ă©levĂ©s au cours du prochain cycle de l’IDA. Nous en appelons Ă  la solidaritĂ© de tous les partenaires pour faire en sorte que le train de mesures et l’enveloppe financiĂšre qui seront adoptĂ©s soutiennent la reprise Ă  la suite de la Nous encourageons le Groupe de la Banque mondiale et le FMI Ă  continuer de coordonner leurs efforts pour renforcer la transparence de la dette et les capacitĂ©s de gestion de la dette, notamment en menant un processus visant Ă  renforcer la qualitĂ© et la cohĂ©rence des donnĂ©es relatives Ă  la dette et Ă  amĂ©liorer les informations communiquĂ©es en la matiĂšre, tout en aidant de nombreux pays Ă  faible revenu et pays Ă  revenu intermĂ©diaire Ă  parvenir Ă  la viabilitĂ© de leur dette et de leurs finances publiques. Alors que l’Initiative de suspension du service de la dette DSSI touche Ă  sa fin, nous nous fĂ©licitons du soutien apportĂ© par le Groupe de la Banque mondiale et le FMI, dans le droit fil de leurs mandats respectifs, dans la mise en oeuvre du Cadre commun du G20, en collaboration avec le Club de Paris. Nous rappelons le travail en cours des banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement, comme indiquĂ© dans le Cadre commun, tenant compte des vulnĂ©rabilitĂ©s de la Nous jugeons encourageante l’approbation de la nouvelle allocation gĂ©nĂ©rale de DTS du FMI, Ă©quivalant Ă  environ 650 milliards de dollars, qui rĂ©pondra aux besoins Ă  long terme, Ă  savoir complĂ©ter les rĂ©serves, renforcer la confiance et favoriser la rĂ©silience et la stabilitĂ© de l’économie mondiale. Cette allocation aidera particuliĂšrement les pays vulnĂ©rables Ă  faire face Ă  la crise de la COVID-19. Nous invitons le FMI et le Groupe de la Banque mondiale Ă  travailler ensemble, dans le cadre de leurs mandats et tenant compte de leur avantage comparatif, pour aider les pays Ă  tirer le meilleur parti de leurs DTS, soutenir et coordonner les initiatives volontaires de transfert des DTS, et amplifier les avantages pour les pays Nous soutenons fermement l’engagement du Groupe de la Banque mondiale Ă  respecter les normes les plus Ă©levĂ©es de transparence et de responsabilisation dans les opĂ©rations qu’il finance. Il s’agit notamment de l’application rigoureuse du Cadre environnemental et social et des Normes de performance, qui Ă©largissent les protections dont bĂ©nĂ©ficient les personnes et l’environnement dans les projets financĂ©s par le Groupe de la Banque mondiale, et nous nous fĂ©licitons des efforts constants du Groupe de la Banque mondiale de renforcer la diligence voulue. Nous nous fĂ©licitons Ă©galement de la mise en oeuvre des rĂ©centes rĂ©formes des mĂ©canismes de responsabilisation du Groupe de la Banque Nous soutenons aussi fermement l’engagement du Groupe de la Banque mondiale en faveur des niveaux les plus Ă©levĂ©s de transparence et de responsabilisation dans ses opĂ©rations et travaux de recherche. Nous attendons du Groupe de la Banque mondiale qu’il prenne des mesures supplĂ©mentaires pour assurer l’intĂ©gritĂ© et la crĂ©dibilitĂ© des donnĂ©es et des produits de savoir et promouvoir une culture de respect, d’inclusion et de non-discrimination, afin que le personnel soit Ă  l’abri de reprĂ©sailles et se sente en confiance pour signaler des actes rĂ©prĂ©hensibles. Nous appelons Ă  une protection renforcĂ©e des lanceurs d’alerte et Ă  une politique de tolĂ©rance zĂ©ro en matiĂšre d’abus et d’inconduite. Nous fĂ©licitons le personnel pour son attachement continu Ă  la mission du Groupe de la Banque mondiale dans des circonstances Nous remercions le personnel du Groupe de la Banque mondiale pour les efforts exceptionnels qu’il dĂ©ploie afin d’accroĂźtre l’aide apportĂ©e aux pays clients pendant la crise mondiale. Nous restons dĂ©terminĂ©s Ă  amĂ©liorer les performances et la culture des institutions pour qu’elles donnent le meilleur d’elles-mĂȘmes, grĂące Ă  la promotion incessante de la diversitĂ©, de l’équitĂ©, de l’inclusion, de l’égalitĂ© des sexes et d’une tolĂ©rance zĂ©ro au Nous remercions Ă©galement les Administrateurs du Groupe de la Banque mondiale pour leur travail sur les Examens des droits de vote de l’IDA et de la rĂ©partition du capital de la BIRD et d’IFC. Nous nous fĂ©licitons du consensus qui s’est dĂ©gagĂ© autour du rapport final sur l’Examen des droits de vote de l’IDA. Nous acceptons la recommandation de ce rapport concernant le nouveau cadre proposĂ© et appelons Ă  la mise en oeuvre de ce dernier lors de la prochaine reconstitution des ressources d’IDA-20. Par ailleurs, nous prenons acte du rapport final sur l’Examen de la rĂ©partition du capital de 2020 et en acceptons les recommandations, y compris le calendrier des travaux techniques pour la prĂ©paration du prochain examen. Nous attendons avec impatience le prochain Examen quinquennal de la rĂ©partition du capital, qui aura lieu en 2025 conformĂ©ment aux principes de Lima sur la rĂ©partition du Nous remercions Mme Mia Amor Mottley, PremiĂšre ministre et ministre des Finances de la Barbade, pour ses conseils et le leadership dont elle a fait preuve en sa qualitĂ© de prĂ©sidente du ComitĂ© au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e. Nous souhaitons la bienvenue Ă  Mme Azucena Arbeleche, ministre de l’Économie et des Finances de l’Uruguay, comme prĂ©sidente du ComitĂ© du dĂ©veloppement pour la pĂ©riode allant de novembre 2021 Ă  octobre La prochaine rĂ©union du ComitĂ© du dĂ©veloppement se tiendra le 22 avril 2022 Ă  Washington.

Suivi individuel et de groupe pour endeuillĂ©s – Intervention suite Ă  un suicide – Formation aux bĂ©nĂ©voles et professionnels – Groupe pour hommes suicidaires – Rencontre d’information et sensibilisation – PrĂ©vention pour les enfants de 8 Ă  12 ans. Territoires desservis : MRC de la Haute-Yamaska et MRC de Brome-Missisquoi.

Dans le cadre de la prĂ©vention et de la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes, instaurĂ© par la loi du 4 aoĂ»t 2014 dite pour l’égalitĂ© rĂ©elle entre les femmes et les hommes, le Service PĂ©nitentiaire de Probation et d’Insertion SPIP des Yvelines a mis en oeuvre des stages de responsabilisation. Ces stages s’adressent Ă  toute personne condamnĂ©e pour des actes de violences et suivie par le SPIP des Yvelines. Ce stage ne vise pas exclusivement les personnes condamnĂ©es pour des faits de violences conjugales mais de façon plus gĂ©nĂ©rale, toute personne pour laquelle le SPIP aura Ă©valuĂ© la nĂ©cessitĂ© de travailler sur ses reprĂ©sentations sociales et sa conception de la relation entre les hommes et les femmes. Ce stage permet ainsi – de rĂ©flĂ©chir aux prĂ©jugĂ©s, stĂ©rĂ©otypes et discriminations dans nos sociĂ©tĂ©s – de dĂ©finir les rĂšgles de la vie commune, des limites de chacun et de la responsabilitĂ© individuelle – de repĂ©rer les attitudes et violences sexistes dans l’espace public – d’identifier des comportements de contrĂŽle et de domination au sein du couple – de mieux connaĂźtre les atteintes aux droits et les lois concernant les violences au sein du couple et sexistes – de prendre conscience des consĂ©quences des violences sur les victimes et les enfants tĂ©moins. – de trouver des moyens et des pistes pour savoir rĂ©agir aux situations rencontrĂ©es Dans le cadre de ce stage, un intervenant de notre association intervient sur la notion de victime et sur les consĂ©quences des violences.
Celleci a dĂ©sormais pour mission la « prĂ©vention de la production de dĂ©chets, dont la lutte contre le gaspillage alimentaire ». Enfin, cette loi a créé l'article L. 541-15-3 du code de l'environnement qui prĂ©voit que l'État et ses Ă©tablissements publics, de mĂȘme que les collectivitĂ©s territoriales, ont jusqu'au 1 er juillet 2016 pour mettre en place une dĂ©marche de lutte contre L’association Jiva de Koungou au nord de Mayotte a organisĂ© dimanche une rencontre pour sensibiliser les parents sur la lutte contre la dĂ©linquance des jeunes. Les nombreux participants ont Ă©tĂ© unanimes sur une des principales causes du flĂ©au de la dĂ©linquance juvĂ©nile le dĂ©crochage scolaire L’association Jiva de Koungou a organisĂ© dimanche une rencontre pour sensibiliser les parents en matiĂšre de lutte contre la dĂ©linquance des enfants et des jeunes de cette municipalitĂ© du nord de Mayotte. Les nombreux participants ont Ă©tĂ© unanimes sur une des principales causes du flĂ©au de la dĂ©linquance juvĂ©nile le dĂ©crochage scolaire qu'il faut Ă  tout prix combattre. La meilleure façon de lutter contre la dĂ©linquance juvĂ©nile est de mobiliser tout le monde, parents, Ă©ducateurs, animateurs. Nous avons tenu Ă  sensibiliser les papas et les mamans sur les dangers de laisser les enfants en errance. Ils doivent suivre leur assiduitĂ© Ă  l’ Ă©cole, vĂ©rifier leur prĂ©sence. Certains enfants envoyĂ©s Ă  l’ Ă©cole n’y vont pas. On voit des gamins de 9 ans qui fument Ă  gauche et Ă  droite, ce n’ est pas normal. », a expliquĂ© ANISSA, trĂ©soriĂšre de l' Association JIVA. Soucieux de redorer l’image de la commune de Koungou taxĂ©e de bastion de la dĂ©linquance juvĂ©nile Ă  Mayotte notamment Ă  cause de la prĂ©sence de nombreux immigrĂ©s , les responsables de l’ Association JIVA rĂ©flĂ©chissent sur les diffĂ©rentes stratĂ©gies Ă  adopter campagnes de sensibilisation, rĂ©insertion sociale des jeunes, mesures prĂ©ventives plutĂŽt que rĂ©pressives. A LIRE SUR LE MÊME THEME d'actions Ă  l'intention des jeunes exposĂ©s Ă  la programme d'actions Ă  l'intention des jeunes exposĂ©s Ă  la dĂ©linquance est l'axe prioritaire de la stratĂ©gie nationale. Il a pour objectif d’éviter le basculement et l’enracinement des jeunes dans la dĂ©linquance. Adolescents et jeunes majeurs sont au cƓur des enjeux. Tout ouvrir / Tout fermerPrĂ©vention de la dĂ©linquance des jeunes les plus exposĂ©s
 Ouvrir Ce programme s’inscrit dans une logique de prĂ©vention secondaire en direction de publics ciblĂ©s et tertiaire prĂ©vention de la rĂ©cidive, en complĂ©ment des politiques publiques de droit commun en particulier dans le domaine Ă©ducatif et de la parentalitĂ© qui relĂšvent de la prĂ©vention primaire. Les signes annonciateurs d’une dĂ©rive vers la dĂ©linquance et la commission des premiers actes de dĂ©linquance peuvent relever simultanĂ©ment ou successivement d’un lourd absentĂ©isme ou du dĂ©crochage scolaire, d’incivilitĂ©s dans l’espace public, de la participation Ă  des groupes turbulents, de la perturbation rĂ©itĂ©rĂ©e de la tranquillitĂ© du quartier, de la consommation de produits addictifs, de l’errance, de l’inscription dans une dĂ©linquance de voie publique, de la participation Ă  la dĂ©gradation de bĂątiments publics ou de vols, de l’implication dans diffĂ©rents trafics, etc. De nombreuses initiatives locales ont Ă©tĂ© prises pour enrayer ces trajectoires. Afin de favoriser le dĂ©veloppement de ces dĂ©marches, les acteurs locaux sont en demande d’un cadrage national en matiĂšre de prĂ©vention de la dĂ©linquance, en particulier pour la prise en charge des jeunes de 12 Ă  25 ans, qui puisse servir de levier pour consolider le partenariat et de gage pour lĂ©gitimer leurs interventions. Ce programme d’actions se veut souple dans ses modalitĂ©s de mise en Ɠuvre et s’inspire des initiatives locales existantes et validĂ©es par les partenaires quant aux rĂ©sultats Ă  en attendre. DĂ©veloppĂ© au plan local, il s’appuie sur un diagnostic partagĂ© et favorise la mise en Ɠuvre du chaĂźnage des interventions. L’enjeu est de mobiliser de façon ordonnĂ©e les ressources existantes en clarifiant les responsabilitĂ©s de chacun et en assurant des passerelles entre les diffĂ©rents dispositifs. La mise en Ɠuvre de ce programme repose sur le cadre partenarial constituĂ© au sein des dispositifs territoriaux existants sous l’égide des maires en associant en particulier de maniĂšre Ă©troite l’Etat le PrĂ©fet, le procureur de la RĂ©publique et les services de la justice, de l’éducation nationale et les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure en particulier. Selon la nature des problĂ©matiques rencontrĂ©es par les jeunes, les niveaux d’intervention sont Ă  diffĂ©rencier et supposent Ă©galement l’implication des familles adhĂ©sion, responsabilisation des parents. Le prĂ©sent programme d’actions se fonde sur une approche ciblĂ©e, individualisĂ©e, tournĂ©e vers les publics jeunes particuliĂšrement exposĂ©s Ă  un premier passage Ă  l’acte dĂ©linquant et vers ceux ayant dĂ©jĂ  fait l’objet d’une ou plusieurs condamnations, pour Ă©viter leur rĂ©cidive. Les mesures proposĂ©es ci-aprĂšs sont ainsi actions pour prĂ©venir le premier passage Ă  l’acte dĂ©linquantPour les jeunes au comportement particuliĂšrement perturbateur, qui n’ont pas Ă©tĂ© condamnĂ©s mais qui pour un certain nombre d’entre eux sont connus des services de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, des actions ponctuelles peuvent ĂȘtre proposĂ©es. Elles peuvent concerner l’éducation Ă  la citoyennetĂ©, le respect mutuel dans le sport tant chez les pratiquants que chez les supporters, la mĂ©diation dans le champ scolaire, l’amĂ©lioration des relations jeunes-police, la sensibilisation aux consĂ©quences judiciaires des actes de dĂ©linquance. Des actions de remobilisation plus complĂštes devront surtout ĂȘtre dĂ©veloppĂ©es Ă  l’égard de jeunes perturbateurs en grave difficultĂ© et nĂ©cessitant un soutien inscrit dans la durĂ©e. Il peut s’agir d’actions de parcours citoyen » proposant un engagement ou une implication au sein de diffĂ©rentes institutions locales sur la durĂ©e dans le cadre d’un accompagnement individualisĂ©, de chantiers Ă©ducatifs proposant une expĂ©rience de travail en amont de l’insertion professionnelle encadrĂ©e par un Ă©ducateur rĂ©fĂ©rent ou encore d’une prise en charge globale dans le cadre d’un dispositif appropriĂ© se traduisant par l’inscription dans une structure de type pĂŽle d’accueil prĂ©ventif, espace de socialisation ou plateforme de rĂ©insertion.Des actions de prĂ©vention de la rĂ©cidive 1Une minoritĂ© de jeunes fait l’objet d’un ancrage dĂ©linquant et se trouve trĂšs concernĂ©e par les problĂ©matiques de rĂ©cidive. Ainsi, d’aprĂšs le ministĂšre de la justice, 41,7 % des condamnĂ©s ont moins de 25 ans alors que les mineurs et les jeunes majeurs reprĂ©sentent seulement 23 % de la population. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’analyse des condamnations met en Ă©vidence que 34,5 % des condamnĂ©s majeurs ont entre 18 et 25 ans alors que leur part dans la population n’est que de 12 %. Les condamnĂ©s mineurs reprĂ©sentent quant Ă  eux 7,4 % de l’ensemble des condamnĂ©s pour une part dans la population de 17 %. A l’égard des primo-dĂ©linquants, mis en cause pour la premiĂšre fois dans le cadre d’une procĂ©dure judiciaire et non inscrits dans un parcours pĂ©nal, les actions de prĂ©vention de la rĂ©cidive doivent se dĂ©ployer dans les champs de l’apprentissage de la citoyennetĂ©, de la gestion du rapport Ă  l’autoritĂ© ou encore de la rĂ©alisation de travaux de rĂ©paration. Pour les jeunes suivis par la justice pĂ©nale notamment les rĂ©cidivistes, pour lesquels des condamnations ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prononcĂ©es, suivies ou non de peines d’emprisonnement, les actions Ă  privilĂ©gier doivent avant tout ĂȘtre ciblĂ©es sur leur insertion sociale et professionnelle. Elles doivent notamment s’appuyer sur le dĂ©veloppement du partenariat entre le service pĂ©nitentiaire d’insertion et de probation, la protection judiciaire de la jeunesse, les missions locales, les collectivitĂ©s territoriales et le secteur associatif et s’inscrire pleinement dans le cadre des dispositifs locaux de prĂ©vention de la dĂ©linquance. Elles peuvent permettre le dĂ©ploiement de postes de travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou d’actions de type chantier d’insertion menĂ©es dans le cadre d’amĂ©nagements de peine. D’autres actions mĂ©ritent d’ĂȘtre favorisĂ©es. Elles entrent dans les champs de l’accĂšs au logement et aux soins des jeunes sous main de justice, du maintien des relations sociales et familiales, du sport et de la culture dans le cadre de projets d’insertion globaux. La mise en Ɠuvre de ces actions individualisĂ©es pour des publics trĂšs ciblĂ©s nĂ©cessite un partenariat renforcĂ© et une forte implication des acteurs locaux en associant tout spĂ©cialement le parquet, les services de la justice protection judiciaire de la jeunesse et service pĂ©nitentiaire d’insertion et de probation et les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Elle passe par la dĂ©signation d’un rĂ©fĂ©rent de Fiche mĂ©thodologique Une approche ciblĂ©e en direction des jeunes exposĂ©s Ă  la dĂ©linquance Actions de remobilisation pour prĂ©venir le basculement dans la dĂ©linquance Actions de prĂ©vention de la rĂ©cidive 1 L’expression prĂ©vention de la rĂ©cidive » est abordĂ©e non d’un point de vue strictement lĂ©gal au sens d’une nouvelle condamnation prononcĂ©e pour sanctionner un nouveau dĂ©lit de mĂȘme qualification pĂ©nale mais dans une acception plus large au sens de mise en cause pour diffĂ©rents dĂ©lits par les services de police et de gendarmerie. Dans cet esprit, les termes rĂ©itĂ©ration et rĂ©cidive peuvent ĂȘtre employĂ©s de l'enfance
 Ouvrir La loi du 5 mars 2007 rĂ©formant la protection de l’enfance contient en son article 1er une dĂ©finition de la protection de l’enfance La protection de l’enfance a pour but de prĂ©venir les difficultĂ©s auxquelles les parents peuvent ĂȘtre confrontĂ©s dans l’exercice de leurs responsabilitĂ©s Ă©ducatives, d’accompagner les familles et d’assurer, le cas Ă©chĂ©ant, selon des modalitĂ©s adaptĂ©es Ă  leurs besoins, une prise en charge partielle ou totale des mineurs. Elle comporte Ă  cet effet un ensemble d’interventions en faveur de ceux-ci et de leurs parents. Ces interventions peuvent Ă©galement ĂȘtre destinĂ©es Ă  des majeurs de moins de 21 ans connaissant des difficultĂ©s susceptibles de compromettre gravement leur Ă©quilibre. La protection de l’enfance a Ă©galement pour but de prĂ©venir les difficultĂ©s que peuvent rencontre les mineurs privĂ©s temporairement ou dĂ©finitivement de la protection de leur famille et d’assurer leur prise en charge. » article L112-3 du code d’action sociale et des familles. La protection de l’enfance se dĂ©cline donc selon un processus Ă  trois Ă©tages A titre principal, les premiers protecteurs de l’enfant sont le pĂšre et la mĂšre, investis de l’autoritĂ© parentale pour le protĂ©ger article 371-1 du code civil. Si les parents sont confrontĂ©s Ă  des difficultĂ©s risquant de mettre en danger la santĂ©, la sĂ©curitĂ©, la moralitĂ© de leurs enfants mineurs ou de compromettre gravement leur Ă©ducation ou leur dĂ©veloppement physique, affectif, intellectuel et social » nouvel article L222-1 du CASF, ils peuvent prĂ©tendre Ă  bĂ©nĂ©ficier du soutien des services sociaux dĂ©partementaux aides financiĂšres ou matĂ©rielles, soutien Ă©ducatif Ă  domicile, soutien psychologique, prise en charge de leur enfant, accueil mĂšre/enfant, etc. C’est ce que l’on appelle la protection administrative, issue du dĂ©cret du 7 janvier 1959 et transfĂ©rĂ©e aux dĂ©partements depuis les lois de dĂ©centralisation. La loi du 5 mars 2007 rĂ©formant la protection de l’enfance donne un caractĂšre central Ă  cette intervention administrative, en particulier pour le recueil des informations prĂ©occupantes » au sein de cellules dĂ©partementales. Ces mesures de protection ne peuvent ĂȘtre mises en place qu’avec l’accord des familles. Si l’enfant est en danger ou si ses conditions d’éducation sont gravement compromises, des mesures de protection peuvent ĂȘtre ordonnĂ©es par la justice article 375 du code civil. Dans ce cadre, la famille peut se voir imposer des mesures Ă©ducatives pour l’enfant au terme d’une procĂ©dure utiles MinistĂšre des affaires sociales et de la santĂ© et des droits des femmes, lien d’accĂšs direct au ministĂšre en charge de la famille protection de l'enfant et de l'adolescent Site officiel de l'administration française, Service public protection de l'enfance GIP Enfance en danger Allo Vie publique au coeur du dĂ©bat loi du 5 mars 2007 rĂ©formant la protection de l'enfance Observatoire national de l'enfance en danger RĂ©forme de l'enfanceLutte contre le dĂ©crochage scolaire
 Ouvrir La lutte contre le dĂ©crochage scolaire, prioritĂ© gouvernementale, a fait l'objet d'un sĂ©minaire, le 8 janvier 2014, au lycĂ©e Pierre-Gilles-de-Gennes Ă  Paris 13e. PEILLON, ministre de l'Education nationale, a dressĂ© le bilan de l'action entreprise par le ministĂšre et a prĂ©sentĂ© ses objectifs pour l'annĂ©e 2014. La prĂ©vention du dĂ©crochage scolaire est un phĂ©nomĂšne qui n’épargne aucun systĂšme Ă©ducatif et son coĂ»t financier, social et humain est particuliĂšrement Ă©levĂ©. L’Europe s’est engagĂ©e sur un objectif de rĂ©duction du taux moyen des "sorties prĂ©coces" Ă  10% en 2020. Les causes du dĂ©crochage, largement connues et partagĂ©es, sont multifactorielles et leur combinaison en systĂšme rend leur traitement complexe. L’institution elle-mĂȘme doit assumer ses propres responsabilitĂ©s dans la persistance et le dĂ©veloppement du phĂ©nomĂšne. La lutte contre le dĂ©crochage scolaire reprĂ©sente un dĂ©fi considĂ©rable pour notre pays et un enjeu majeur en termes de cohĂ©sion sociale et d’équitĂ© de notre systĂšme Ă©ducatif. C'est uneprioritĂ©. MalgrĂ© les campagnes de repĂ©rage des dĂ©crocheurs menĂ©es chaque annĂ©e, ce phĂ©nomĂšne touche encore aujourd’hui un trop grand nombre de jeunes en 2010, l’INSEE estimait Ă  12,8 % la proportion de jeunes Français ĂągĂ©s de 18 Ă  24 ans sortis du systĂšme Ă©ducatif sans avoir obtenu un BEP, un CAP ou un baccalaurĂ©at. Chaque annĂ©e, on dĂ©nombre 140 000 jeunes sortants du systĂšme Ă©ducatif sans diplĂŽme, qui s'exposent Ă  un avenir professionnel particuliĂšrement compromis. Le PrĂ©sident de la rĂ©publique a fixĂ© un objectif fort rĂ©duire ce chiffre de moitiĂ© d'ici la fin du quinquennat. Toutes des dispositions de la refondation de l'Ecole de la RĂ©publique doivent concourir Ă  cette ambition. Les dispositifs de prĂ©vention et de mĂ©diation doivent mieux s'articuler autour d'un objectif central faire que chaque jeune puisse construire son avenir et s'insĂ©rer dans la vie active. Tous les jeunes de moins de 16 ans ont droit Ă  l'Ă©ducation et le devoir d'ĂȘtre assidus. L'Ecole prĂ©vient et repĂšre le dĂ©crochage scolaire. Pour le traiter, l'innovation et l'expĂ©rimentationsont privilĂ©giĂ©s. Afin de renforcer la lutte contre le dĂ©crochage scolaire, le Ministre de l'Ă©ducation nationale a lancĂ© le 4 dĂ©cembre 2012 les "RĂ©seaux Objectif Formation-Emploi". Ces rĂ©seaux mobilisent, aux cĂŽtĂ©s des 360 plates-formes d’appui et de suivi, l’ensemble des acteurs de l’éducation nationale amenĂ©s Ă  intervenir auprĂšs des dĂ©crocheurs responsables acadĂ©miques, chefs d’établissement, personnels de la MGI, DCIO, CO-P etc. et les fait travailler en synergie. L’objectif est de proposer une solution Ă  20 000 jeunes dĂ©crocheurs d’ici la fin de l’annĂ©e 2013. Ces rĂ©seaux permettent de coordonner et de dĂ©velopper l’offre des solutions proposĂ©es aux jeunes dĂ©crocheurs sur un territoire mobilisation des places disponibles dans les formations menant Ă  des mĂ©tiers ayant des besoins de recrutement avĂ©rĂ©s afin d’offrir une solution qualifiante Ă  chaque jeune et permettre leur insertion professionnelle ; dĂ©veloppement de structures innovantes pour les jeunes en situation de dĂ©crochage micro-lycĂ©e, lycĂ©e de la nouvelle chance, collĂšge et lycĂ©e Ă©litaire pour tous, pĂŽle innovant lycĂ©en
 ; essaimage de solutions en partenariat clauses sociales, dispositif rĂ©gional de formation, GRETA, apprentissage, missions locales
; offres combinĂ©es service civique-formation en partenariat avec le ministĂšre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative et l’Agence nationale du service civique, pour permettre Ă  des jeunes dĂ©crocheurs d’acquĂ©rir une expĂ©rience professionnelle tout en construisant un projet de formation; site et application mobile de gĂ©o-localisation des solutionsde l’ONISEP favorisant la mise en rĂ©seau et la diffusion des solutions Afin de sĂ©curiser le retour en formation du jeune, un contrat "Objectif Formation-Emploi" lui est proposĂ© avec un parcours personnalisĂ© de retour en formation initiale et un accompagnement par un rĂ©fĂ©rent dĂ©crochage. ParallĂšlement Ă  ses missions dans le cadre de la prĂ©vention, la dĂ©signation de ce rĂ©fĂ©rent en charge de la lutte contre le dĂ©crochage, prioritairement dans les Ă©tablissements les plus touchĂ©s par le phĂ©nomĂšne, contribuera Ă  l’aide au retour des dĂ©crocheurs dans les civique en police et en gendarmerie
 Ouvrir Le service civique offre Ă  des jeunes volontaires la possibilitĂ© de s’engager au service de la collectivitĂ©, de consacrer du temps aux autres et ainsi de contribuer au maintien du lien social. Il constitue une opportunitĂ© pour ces jeunes et leur permet de dĂ©velopper et d’acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences, lors de leur mission accompagnĂ©e d’un tutorat individualisĂ©. Durant celle-ci, ils perçoivent une indemnitĂ©. L’objectif de l’engagement de Service Civique est Ă  la fois de mobiliser la jeunesse face Ă  l’ampleur des dĂ©fis sociaux et environnementaux et de proposer aux jeunes de 18 Ă  25 ans un nouveau cadre d’engagement, dans lequel ils pourront gagner en compĂ©tences, en confiance, et prendre le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  leur propre avenir en tant que citoyen. Il reprĂ©sente une Ă©tape de vie au cours de laquelle des jeunes, de toutes origines sociales et culturelles, pourront se cĂŽtoyer et prendre conscience de la diversitĂ© de la sociĂ©tĂ©. GenĂšse du dispositifCréé par la loi du 10 mars 2010, le service civique fait l’objet d’une premiĂšre expĂ©rimentation dans le secteur de la prĂ©vention » Ă  la fin de l’annĂ©e 2010, lorsque la Brigade de prĂ©vention de la dĂ©linquance juvĂ©nile de la gendarmerie du Gard dĂ©cide de recruter un jeune volontaire. En juin 2011, le Ministre de l’IntĂ©rieur Ă©largit cette expĂ©rimentation Ă  l’ensemble du territoire. Pour ce faire, il s’appuie sur les prĂ©fectures. Le Ministre de l’IntĂ©rieur donne ainsi l’opportunitĂ© Ă  de jeunes volontaires ĂągĂ©s de 18 Ă  25 ans de participer aux actions de prĂ©vention de la dĂ©linquance pilotĂ©es par la police et la gendarmerie nationales, menĂ©es en direction de personnes vulnĂ©rables, en effectuant une mission de service civique au contact des forces de sĂ©curitĂ© pendant 8 mois. A la fin de l’annĂ©e 2013, plus de 160 postes sont Ă©tĂ© agréés en police et en gendarmerie par l'Agence nationale du service civique. Les retours d’expĂ©rience s’avĂšrent trĂšs positifs et encouragent la gĂ©nĂ©ralisation du dĂ©veloppement du service civique en police et en d’accĂšsLe dispositif dĂ©clinĂ© en police et en gendarmerie s’adresse Ă  un public ĂągĂ© de 18 Ă  25 ans. Conditions d’emploiLe volontaire qui souscrit un contrat de Service Civique avec la police ou la gendarmerie s’engage pour une durĂ©e de 8 mois. L’amplitude horaire hebdomadaire de la mission est Ă  minima de 24 heures. La durĂ©e moyenne des engagements est de 35 heures hebdomadaires. Le service civique doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© intĂ©gralement au sein de la mĂȘme structure en continu. Il n’est pas possible de fractionner ou d’interrompre puis de reprendre la mission. Le volontaire n’effectue aucune mission seul. Il est obligatoirement accompagnĂ© d’un policier ou d’un gendarme chevronnĂ© - le plus souvent son tuteur -, qui le guide tout au long de son engagement, et lui apporte son aide et son expĂ©rience pour prĂ©parer son projet professionnel Ă  l’issue de son contrat. MissionsUn Service Civique ne doit pas se substituer Ă  un emploi, un stage ou du bĂ©nĂ©volat. Le volontaire, qui souscrit un engagement avec la police ou la gendarmerie, rĂ©alise des missions de prĂ©vention de la dĂ©linquance exclusivement. Toute mission Ă  caractĂšre opĂ©rationnel est proscrite. Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur propose 6 types de missions Appui et soutien dans le cadre des actions de prĂ©vention menĂ©es en direction des jeunes; Appui et soutien dans le cadre des actions d’éducation et de prĂ©vention dans le domaine de la sĂ©curitĂ© routiĂšre, notamment au sein des Ă©tablissements scolaires ; Appui et soutien dans le cadre des missions de prĂ©vention au bĂ©nĂ©fice des personnes ĂągĂ©es opĂ©rations tranquillitĂ© sĂ©niors ; Appui et soutien dans le cadre des missions polyvalentes de prĂ©vention et de sensibilisation d’un public large ; Appui et soutien dans le cadre des missions de prĂ©vention Ă  caractĂšre expĂ©rimental ; Appui et soutien dans le cadre des missions de prĂ©vention des service civique ouvre droit Ă  une indemnitĂ© de 467,34 euros net par mois, pris en charge par l’Etat, complĂ©tĂ©e Ă  hauteur de 106,31 euros net par mois versĂ©s par l’organisme d’accueil, soit un total de 573,65 eurosnet par mois, non imposables. Cette indemnitĂ© peut ĂȘtre majorĂ©e de 100 euros par mois par l’Etat, en fonction de critĂšres sociaux particuliers. L’engagement de Service Civique ouvre droit Ă  une protection sociale de base complĂšte directement prise en charge par l’Etat. Les volontaires bĂ©nĂ©ficient d’une couverture des risques maladie, maternitĂ©, invaliditĂ© et accident du travail. Par ailleurs, l’Etat acquitte une contribution supplĂ©mentaire au titre de l’assurance vieillesse, au bĂ©nĂ©fice du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, en sorte que l’ensemble des trimestres Service Civique effectuĂ©s puissent ĂȘtre validĂ©s au titre de l’assurance retraite. Par ailleurs, l’engagement Service Civique n’ouvre pas droit Ă  une couverture complĂ©mentaire en matiĂšre de maladie. Pour faciliter l’accĂšs des volontaires Ă  une complĂ©mentaires, l’Agence du Service Civique a dĂ©veloppĂ© des dĂ©marches pour candidater ?Pour toute demande de renseignements ou dĂ©pĂŽt de candidature, les jeunes femmes ou jeunes hommes intĂ©ressĂ©s par ce dispositif peuvent se rendre sur le site de l’agence du service civique et consulter les offres d’engagement spĂ©cialisĂ©e
 Ouvrir La prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e est une action d'Ă©ducation visant Ă  permettre Ă  des jeunes en voie de marginalisation de rompre avec l’isolement et de restaurer le lien social. Cette dĂ©marche concerne aussi bien la prĂ©vention des inadaptations sociales que la prĂ©vention de la maltraitance, de la dĂ©linquance ou des conduites Ă  risques. La prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e relĂšve des missions de l’aide sociale Ă  l’enfance placĂ©e sous la responsabilitĂ© des dĂ©partements. L’article L 121-2 du code de l’action sociale et des familles stipule Ă  ce titre que le dĂ©partement a une mission de prĂ©vention de la marginalisation et d’aide Ă  l’insertion dans les lieux oĂč se manifestent des risques d’inadaptation sociale.». Les actions de prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e sont dĂ©finies par l’arrĂȘtĂ© interministĂ©riel du 4 juillet 1972. ConcrĂštement, les Ă©ducateurs de prĂ©vention, gĂ©nĂ©ralement des Ă©ducateurs spĂ©cialisĂ©s, vont au devant des jeunes dans leurs lieux de rencontre, principalement dans la rue. Ils sont, de ce fait, rĂ©guliĂšrement appelĂ©s Éducateurs de Rue ». La mise en place des actions s’appuie sur plusieurs principes fondateurs l’absence de mandat nominatif, la libre adhĂ©sion des jeunes, le respect de l’anonymat, la non institutionnalisation des activitĂ©s, le travail en Ă©quipe pluridisciplinaire et le utiles LOI no 2007-293 du 5 mars 2007 "rĂ©formant la protection de l’enfance" Rapport du groupe de travail interministĂ©riel sur la prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e "La prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e enjeux actuels et stratĂ©gies d'action", janvier 2004Liens utiles MinistĂšre des affaires sociales et de la santĂ© et des droits des femmes, lien d’accĂšs direct au ministĂšre en charge de la famille protection de l'enfant et de l'adolescent/prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e ComitĂ© national de liaison des associations spĂ©cialisĂ©esPrĂ©vention judiciaire de la dĂ©linquance
 Ouvrir L’autoritĂ© judiciaire intervient, en matiĂšre de prĂ©vention de la dĂ©linquance, Ă  un double niveau auprĂšs des mineurs et des jeunes majeurs en situation de marginalisation et de vulnĂ©rabilitĂ©, et exposĂ©s au risque de dĂ©linquance. C’est une action qui se dĂ©roule dans le champ civil et qui prend forme par le biais de la procĂ©dure d’assistance Ă©ducative et de la protection des jeunes majeurs ; auprĂšs d’un public primo-dĂ©linquant, encore faiblement inscrit dans la dĂ©linquance. C’est une action qui se dĂ©roule dans le champ pĂ©nal desL'assistance Ă©ducative et la protection des jeunes majeursLa prĂ©vention de la dĂ©linquance des jeunes est principalement traitĂ©e, dans le cadre civil, par le biais des procĂ©dures d'assistance Ă©ducative protection judiciaire de l'enfance en danger et de protection jeune mesures alternatives aux poursuitesL’action prĂ©ventive des procureurs de la RĂ©publique, au travers des mesures alternatives aux poursuites, s’est beaucoup dĂ©veloppĂ©e depuis une dizaine d’annĂ©es. La mise en Ɠuvre de cette voie s’effectue dans un cadre pĂ©nal, c'est-Ă -dire aprĂšs un passage Ă  l’acte dĂ©linquant mis en lumiĂšre par le biais d’une procĂ©dure de la police ou de la gendarmerie nationale. Le cadre lĂ©gal de ce dispositif est prĂ©vu aux articles 41-1, 41-2 et 41-3 du code de procĂ©dure pĂ©nale. Le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider d’une mesure Ă  tonalitĂ© Ă©ducative Ă  l’égard du concernĂ© plutĂŽt que de le poursuivre. Cette voie n’est mise en Ɠuvre qu’à l’égard de primo-dĂ©linquants impliquĂ©s dans des faits de faible gravitĂ© vol Ă  l’étalage, dĂ©gradations volontaires, usage de stupĂ©fiants par exemple. Les diffĂ©rentes mesures envisageablessont principalement le rappel Ă  la loi, l’orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, la rĂ©paration pour les mineurs, la mĂ©diation, la composition pĂ©nale, le stage de citoyennetĂ©. La mise en Ɠuvre des mesures alternatives aux poursuites est aujourd’hui majoritairement confiĂ©e par les parquets aux dĂ©lĂ©guĂ©s du procureur. Et les audiences des dĂ©lĂ©guĂ©s du procureur ont souvent lieu dans des maisons de justice et du droit. Documents utiles Circulaires du 9 avril 1975, du 6 avril 1976, du 24 juin 1976 Circulaire de la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse du 21 mars 2005 relative Ă  la mise en oeuvre de la protection judiciaire en faveur des jeunes majeurs Rapport de M. Jean-Marie BOCKEL, SecrĂ©taire d’Etat Ă  la Justice sur La PrĂ©vention de la DĂ©linquance des Jeunes », novembre 2010. Rapport de M. Jean-Yves RUETSCH PrĂ©venir la dĂ©linquance des jeunes un enjeu pour demain », fĂ©vrier judiciaire de la rĂ©cidive
 Ouvrir Mme Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, Ministre de la justice a lancĂ© en septembre 2012 les travaux de la confĂ©rence de consensus de prĂ©vention de la rĂ©cidive ayant pour objectifs d’établir un Ă©tat des lieux des connaissances en matiĂšre de prĂ©vention de la rĂ©cidive tant en France qu’à l’étranger et d’effectuer un recensement des expĂ©riences et pratiques professionnelles prometteuses ; de rechercher, Ă  partir de ces Ă©lĂ©ments de connaissance, les organisations, les mĂ©thodes et les pratiques professionnelles les plus efficaces ; d’objectiver les termes du dĂ©bat sur la prĂ©vention de la rĂ©cidive, de rechercher les moyens de les mettre Ă  disposition du grand public, au-delĂ  des seuls spĂ©cialistes, et de proposer les termes d’un consensus constructif sur les mesures Ă  mettre en Ɠuvre. La confĂ©rence a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e par un comitĂ© d’organisation, rĂ©unissant des Ă©lus, des reprĂ©sentants français et Ă©trangers issus des milieux universitaires et de la recherche, des magistrats, des professionnels pĂ©nitentiaires et de la sĂ©curitĂ© publique, ainsi que des reprĂ©sentants d’institutions ou d’associations impliquĂ©es dans le champ de la prĂ©vention de la rĂ©cidive. Ce comitĂ© a Ă©tĂ© chargĂ© de procĂ©der Ă  l’audition de toute organisation ou personnalitĂ© utile dont les contributions Ă©crites ont Ă©tĂ© diffusĂ©es ; choisir les experts entendus lors de la confĂ©rence elle-mĂȘme, rĂ©diger les questions auxquelles ils devaient rĂ©pondre ; dĂ©limiter les problĂ©matiques, les Ă©lĂ©ments de connaissance faisant consensus et les points de dĂ©saccord Ă  dĂ©passer ; sĂ©lectionner le jury de consensus, indĂ©pendant, composĂ© de personnes diverses issues de la sociĂ©tĂ© civile. A l’issue de la confĂ©rence, tenue les 14 et 15 fĂ©vrier 2013, le jury de consensus a formulĂ© des recommandations rassemblĂ©es dans un rapport intitulĂ© "Pour une nouvelle politique publique de prĂ©vention de la rĂ©cidive Principes d'action et mĂ©thodes", remis au Premier Ministre le 20 fĂ©vrier La justice pĂ©nale des mineurs est rĂ©gie par l’ordonnance du 2 fĂ©vrier 1945 relative Ă  l’enfance dĂ©linquante. Elle concerne les mineurs ayant commis un ou plusieurs actes de dĂ©linquance et fait une large place au travail Ă©ducatif. A titre indicatif et avant de considĂ©rer la prĂ©vention de la rĂ©cidive, il n'est pas inutile de spĂ©cifier qui sont les acteurs de la justice pĂ©nale des mineurs. Les mineurs capables de discernement sont pĂ©nalement responsables. Les mesures Ă©ducatives, les sanctions Ă©ducatives et les peines sont prononcĂ©es Ă  leur Ă©gard, selon les cas, par le juge des enfants, le tribunal pour enfants ou la cour d’assises des mineurs. Les Ă©ducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse interviennent dans le suivi des mesures, sanctions Ă©ducatives ou peines qui nĂ©cessitent un accompagnement des mineurs. Notamment, les mineurs multirĂ©itĂ©rants ou multirĂ©cidivistes font l’objet d’une attention particuliĂšre. Pour les majeurs, ce sont le parquet, le tribunal correctionnel, la cour d’assises, le juge d’application des peines et l’administration pĂ©nitentiaire qui contribuent, outre le prononcĂ© et la mise en Ɠuvre de la sanction, Ă  la prĂ©vention de la utiles LOI n° 2014-896 du 15 aoĂ»t 2014 relative Ă  "l’individualisation des peines et renforçant l’efficacitĂ© des sanctions pĂ©nales". LOI du 26 dĂ©cembre 2012 visant Ă  "instaurer un service citoyen pour les mineurs dĂ©linquants" Circulaire du 27 dĂ©cembre 2011 relative Ă  l’application d’une partie de cette loi Circulaire du 8 dĂ©cembre 2011 relative Ă  "La prĂ©sentation des dispositions concernant le tribunal correctionnel pour mineurs" LOI n° 2011-939 du 10 aoĂ»t 2011 relative Ă  La participation des citoyens au fonctionnement de la justice pĂ©nale et le jugement des mineurs » Circulaire du 11 aoĂ»t 2011 sur la PrĂ©sentation des dispositions de droit pĂ©nal et de procĂ©dure pĂ©nale de la loi n° 2011-939 du 10 aoĂ»t 2011 ». Ordonnance du 2 fĂ©vrier 1945 relative Ă  L’enfance dĂ©linquante » Ordonnance modifiĂ©e accessible via LĂ©gifrance DĂ©cret n°2007-1573 du 6 novembre 2007 relatif aux Ă©tablissements et services du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse Circulaire du 2 septembre 2010relative Ă  l’inscription de la protection judiciaire de la jeunesse dans les politiques publiques Circulaire du 2 dĂ©cembre 2011 relative aux mesures de contrainte visant Ă  prĂ©venir la rĂ©itĂ©ration d’actes graves par des mineurs Circulaire du 19 mai 2011 relative au travail d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral Guide mĂ©thodologique - "Guide du Travail d’IntĂ©rĂȘt GĂ©nĂ©ral mai utile MinistĂšre de la Justice et des LibertĂ©s Prison et rĂ©insertion

Stagede responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes ; Stage de responsabilitĂ© parentale; stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupĂ©fiants; Mesures d'investigation keyboard_arrow_down. EnquĂȘte sociale renforcĂ©e (ESR) EnquĂȘte de personnalitĂ© auteur; EnquĂȘte de personnalitĂ©

Le harcĂšlement scolaire toucherait un enfant sur 10, soit plus de victimes chaque annĂ©e. Ce phĂ©nomĂšne, amplifiĂ© par les rĂ©seaux sociaux, affecte profondĂ©ment la santĂ© mentale et physique des jeunes qui en sont victimes, avec des consĂ©quences durables et parfois funestes. Depuis 2017, la majoritĂ© prĂ©sidentielle a fait de la lutte contre le harcĂšlement scolaire le cyber-harcĂšlement une prioritĂ©, par des actions de sensibilisation et d’accompagnement, par l’interdiction du tĂ©lĂ©phone portable dans les Ă©coles et les collĂšgues et en consacrant lĂ©gislativement un droit Ă  une scolaritĂ© sans harcĂšlement. Le 18 novembre dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Emmanuel Macron, a annoncĂ© de nouvelles mesures afin de renforcer cette lutte, avec notamment le dĂ©ploiement d’une application 3018 pour faciliter le signalement, en complĂ©ment du numĂ©ro d’écoute et de prise en charge dĂ©diĂ© 3020.PortĂ©e par mon collĂšgue Erwan Balanant, la proposition de loi visant Ă  combattre le harcĂšlement scolaire concrĂ©tise certaines propositions d’ordre lĂ©gislatif qu’il avait Ă©mises dans son rapport au Premier ministre, rendu en 2020. Les principales dispositions du texte Ce texte, cosignĂ© par les trois groupes de la majoritĂ© prĂ©sidentielle, poursuit un double objectif 1ïžâƒŁ amĂ©liorer la prĂ©vention de harcĂšlement, 2ïžâƒŁ amĂ©liorer le traitement judiciaire des faits. En voici les principales mesures Un volet prĂ©ventif âžĄïž Élargissement du champ d’application du droit Ă  une scolaritĂ© sans harcĂšlement;âžĄïž Obligation pour les Ă©tablissements scolaires et supĂ©rieurs publics et privĂ©s de prendre les mesures appropriĂ©es;âžĄïž Formation Ă  la prĂ©vention, Ă  l’identification et Ă  la prise en charge des personnels de l’éducation nationale et des autres personnels au contact avec les jeunes ou dĂ©tenteurs de l’autoritĂ©;âžĄïž Insertion de la lutte contre le harcĂšlement dans les projets d’école ou d’établissement. Un volet pĂ©nal âžĄïž CrĂ©ation d’un dĂ©lit de harcĂšlement scolaire;âžĄïž PossibilitĂ© d’enregistrement audio-visuel des auditions de mineurs victimes de harcĂšlement moral ou scolaire;âžĄïž Ajout d’un volet spĂ©cifique Ă  la responsabilisation Ă  la vie scolaire aux stages de formation civique ou de citoyennetĂ© prononcĂ©s par les autoritĂ©s judiciaires;âžĄïž Inscription de la lutte contre le harcĂšlement scolaire parmi les objectifs assignĂ©s aux plateformes et FAI. Le travail des dĂ©putĂ©s en commission et en sĂ©ance publique En commission puis en sĂ©ance publique, le texte de la proposition de loi a Ă©tĂ© amendĂ© pour amĂ©liorer les dispositifs de prĂ©vention, en Ă©largissant la formation aux problĂ©matiques de harcĂšlement Ă  toutes les personnes intervenant Ă  titre professionnel au sein des Ă©tablissements scolaires et en facilitant l’orientation vers les associations offrant un accompagnement face au harcĂšlement scolaire. Par voie d’amendement, les dĂ©putĂ©s ont Ă©galement prĂ©cisĂ© la dĂ©finition du dĂ©lit de harcĂšlement scolaire et en ont Ă©tendu l’application Ă  toute personne Ă©tudiant ou exerçant une activitĂ© professionnelle dans le mĂȘme Ă©tablissement. Parce que le harcĂšlement scolaire ne s’arrĂȘte pas aux portes de l’école, ni dans le temps ni dans l’espace, la dĂ©finition de ce dĂ©lit a Ă©tĂ© Ă©largie aux faits de harcĂšlement qui se prolongent une fois sortis du systĂšme scolaire. Enfin, parce que le harcĂšlement affecte Ă©galement des Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur, les dispositions applicables Ă  l’enseignement scolaire sont Ă©tendues au supĂ©rieur et au rĂ©seau des Ɠuvres universitaires. AdoptĂ©e Ă  l’unanimitĂ© par l’AssemblĂ©e nationale en premiĂšre lecture, la proposition de loi visant Ă  combattre le harcĂšlement scolaire sera Ă  prĂ©sent examinĂ©e au SĂ©nat.

Ence qui concerne la la la la prĂ©vention et la relation lutte prĂ©vention pompiers et amĂ©nagement du territoire, et cetera de chiffres, si je prends le Sud-Ouest, il y a 2500 dĂ©parts de feu par an dans la forĂȘt de Gascogne sur 2 dĂ©partements et demi Ă  peu prĂšs hein. Et il y a en gros 2000 hectares par an brĂ»ler si je prends le haka,

Les objectifs du stage de citoyennetĂ© La prise de conscience par l’auteur du risque pĂ©nal encouru gravitĂ© particuliĂšre de l’acte, peines prĂ©vues par la loi, consĂ©quence de la rĂ©cidive. La prise de conscience par l’intĂ©ressĂ© de la signification de son acte au regard des valeurs de la RĂ©publique mais aussi de l’Histoire contemporaine. La prise de conscience par l’auteur de l’atteinte portĂ©e Ă  la bonne entente entre les citoyens, particuliĂšrement au niveau d’une commune ou d’un quartier ou d’un Ă©tablissement scolaire. Le cadre gĂ©nĂ©ral Le contenu du stage de citoyennetĂ© doit faire l’objet d’un projet par la personne morale ou le service chargĂ© du contrĂŽle de sa mise en Ɠuvre. Le projet sera validĂ© par le Procureur, aprĂšs avis du prĂ©sident du Tribunal Judiciaire. Cette mesure peut ĂȘtre envisagĂ©e comme une peine, un amĂ©nagement de peine ou une mesure alternative aux poursuites. Ainsi cette mesure peut ĂȘtre prononcĂ©e dans le cadre Dans le cadre d’une mesure alternative aux poursuites prĂ©vue par l’article 41-1 2° du code de procĂ©dure pĂ©nale, Dans le cadre de la composition pĂ©nale article 41-2 du code de procĂ©dure pĂ©nale, Dans le cadre d’un contrĂŽle judiciaire socio-Ă©ducatif article 138 du CPP. La Loi de programmation et de rĂ©forme pour la justice du 23 mars 2019 a unifiĂ© le rĂ©gime des stages Ă  l’article 131-561 du CP, qui prĂ©voit, quel qu’en soit le cadre de prononcĂ© que sauf dĂ©cision contraire de la juridiction [qui peut donc ĂȘtre un JLD ou un juge d’instruction ordonnant un stage prĂ© sentenciel dans le cadre d’un contrĂŽle judiciaire], le stage, dont le coĂ»t ne peut excĂ©der celui des amendes contraventionnelles de la 3e classe, est effectuĂ© aux frais du condamnĂ© », Dans le cadre d’une peine, Dans le cadre d’une obligation particuliĂšre d’un sursis probatoire ou d’un amĂ©nagement de peine Le JAP peut l’ajouter comme une obligation particuliĂšre d’un amĂ©nagement de peine ou d’un placement Ă  l’extĂ©rieur. Ce stage peut ĂȘtre mis en oeuvre par Le Service PĂ©nitentiaire d’Insertion et de Probation SPIP La Protection Judiciaire de la Jeunesse PJJ Une association habilitĂ©e Organisation et modules de stages Le stage est organisĂ© en sessions collectives, continues ou discontinues, d’une durĂ©e maximum de 1 mois dont chaque journĂ©e ne peut ĂȘtre supĂ©rieure Ă  6 heures. Sauf dispense expresse du magistrat, le stage est aux frais du justiciable exceptĂ© pour les mineurs et ne peut excĂ©der une somme correspondant Ă  l’amende pour une contravention de 3eme catĂ©gorie prĂ©vue Ă  l’article 131-13 du CP soit 450 euros. Les modules de stage de citoyennetĂ© peuvent ĂȘtre Ă©laborĂ©s avec le concours Des collectivitĂ©s territoriales Des Ă©tablissements publics Des personnes morales de droit privĂ© Des personnes physiques participant Ă  des missions d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, notamment d’accĂšs au droit Les textes de rĂ©fĂ©rence La loi du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux Ă©volutions de la criminalitĂ©. L’article 131-5-1 du code pĂ©nal CP créé par la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation et de rĂ©forme pour la justice et visant Ă  unifier le rĂ©gime des stages L’article 131-13 du CP relatif Ă  l’amende de 3eme catĂ©gorie qui est le coĂ»t maximal du stage Les articles et suivants du CP relatifs aux modalitĂ©s de mise en Ɠuvre du stage Le dĂ©cret du 27 septembre 2004 La circulaire du 16 mars 2004 La circulaire du 11 avril 2005 Devenez adhĂ©rentBĂ©nĂ©ficiez d’un soutien institutionnel national, local et technique en Ă©tant au cƓur d’un rĂ©seau d’associationsCertificat d’intervenantsocio judiciaireFaites reconnaĂźtrevos compĂ©tences professionnelles Lettre aux adhĂ©rentsÉvĂ©nementsOffres d'emploi

Lune de ces jeunes leaders est Lina Alvarado, de Colombie, elle a 28 ans, designer industriel, enseignante et leader nationale de la jeunesse de la campagne 100 millions pour 100 millions dans son pays, une initiative mondiale promue par Kailash Satyarthi, prix Nobel de la paix. vainqueur. , qui appelle les jeunes du monde Ă  lutter contre le travail des enfants afin que

Depuis 2017, 11 377 stages de responsabilisation ont Ă©tĂ© prononcĂ©s dans le cadre d'une alternative aux poursuites ou d'une condamnation pour violences conjugales. illustration AFP / Hans Lucas Article AbonnĂ© LĂ©gĂšrement usĂ© par le temps, un porte-clĂ© en forme de nounours trĂŽne au milieu de la table. Cinq hommes l'observent, perplexes. "Pouvez-vous me dire oĂč se situe cet objet par rapport Ă  vous ?", leur demande simplement Sylvie, psychologue de l'association EspĂ©rer 95, en dĂ©signant l'ourson du regard. Sans grande conviction, chacun rĂ©pond. "Devant moi" ; "Ă  gauche" ; "Ă  droite". La mĂ©diatrice sourit. "Et maintenant, que se passe-t-il si je vous dis que vous ĂȘtes tous des menteurs ?", lĂąche-t-elle. Silence dans la salle. "Ma rĂ©alitĂ© Ă  moi, c'est que le porte-clĂ© n'est ni Ă  droite ni Ă  gauche, mais pile en face de mon bureau. Alors, qui a raison ?". Le dĂ©bat est lancĂ© certains dĂ©libĂšrent, d'autres comprennent tout de suite la mĂ©taphore. En pleine discussion avec l'animatrice, l'un des participants s'impatiente. "C'est bien Ă  vous que je parle, non ?", s'agace-t-il lorsqu'on lui demande de rĂ©pĂ©ter son point de vue. Sylvie ne se formalise pas l'atelier a provoquĂ© les rĂ©actions escomptĂ©es chez les cinq auteurs de violences conjugales qu'elle accueille en ce mercredi d'octobre. Pendant une dizaine de minutes, la psychologue s'appuiera sur l'exemple de la peluche pour dĂ©crire les diffĂ©rentes perceptions qui peuvent ressortir d'une mĂȘme situation, et la dangerositĂ© de vouloir imposer Ă  tout prix son point de vue Ă  l'autre. "C'est comme ça qu'une dispute peut dĂ©gĂ©nĂ©rer. Lorsque l'autre nous fait mal, on va avoir tendance Ă  lui faire encore plus mal la fois d'aprĂšs, c'est l'escalade. Et lorsqu'il n'y a plus de mots, on passe Ă  l'acte", conclut-elle. Les hommes acquiescent, Ă©voquant, chacun leur tour, les conflits vĂ©cus dans leurs relations passĂ©es. Tous sont rĂ©unis au deuxiĂšme Ă©tage du pĂŽle socio-judiciaire de l'association, Ă  Pontoise, dans le Val-d'Oise. Tous pour les mĂȘmes types de faits ils ont Ă©tĂ© accusĂ©s de violence envers leur compagne. Comme alternative aux poursuites, durant leur contrĂŽle judiciaire ou dans le cadre d'un sursis probatoire, la justice a dĂ©cidĂ© de les orienter vers ce stage de responsabilisation "pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes", auquel ils assistent depuis dĂ©jĂ  trois semaines. Le but ? Éviter, Ă  tout prix, d'Ă©ventuelles rĂ©cidives. "Je lui ai tirĂ© les cheveux"Leur prĂ©sence Ă  ces modules n'est pas une coĂŻncidence le procureur de Pontoise a estimĂ© que ces hommes ne reprĂ©sentaient pas un danger immĂ©diat pour leur victime. "Les auteurs sont orientĂ©s vers ces stages lorsque l'on traite de faits de violence totalement isolĂ©s, de faible intensitĂ©, sans contexte d'emprise, et sans antĂ©cĂ©dents d'agressions", indique Ă  L'Express Ingrid Görgen, vice-procureure en charge du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du parquet de Pontoise. "S'il y a le moindre doute, un autre mode de poursuite sera choisi", prĂ©cise-t-elle. A la fin du mois de septembre, c'est dans un silence gĂȘnĂ© que se sont ainsi rencontrĂ©s, pour la premiĂšre fois, six participants au stage. AprĂšs avoir dĂ©boursĂ© 120 euros, chacun s'installe tranquillement dans la grande salle charpentĂ©e mise Ă  disposition par l'association. Autour d'eux, de nombreuses chaises restent vides - cinq participants ont dĂ©cidĂ© de ne pas se prĂ©senter. Pour ceux-lĂ , ainsi que pour ceux qui ne suivraient pas la totalitĂ© des modules, retour Ă  la case dĂ©part, devant le procureur. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1€ sans engagement Avant de commencer la sĂ©ance, Marine, leur mĂ©diatrice, laisse passer quelques minutes. Personne n'ose vraiment se confronter Ă  son regard, ni Ă  celui des autres stagiaires. "Notre rĂŽle Ă  nous, c'est de planter des petites graines, et d'observer si ça prend ou non. Nous ne sommes pas lĂ  pour juger la personne, mais pour juger l'acte", commence l'intervenante sociale, avant d'encourager chacun Ă  exposer les raisons de sa prĂ©sence. "On en est venus aux mains, malheureusement", commence Louis*, racontant une dispute survenue aprĂšs sa sĂ©paration avec sa conjointe. "Je lui ai tirĂ© les cheveux, je l'ai poussĂ©e", tĂ©moigne de son cĂŽtĂ© Mehdi*, Ă  demi-mot. Les histoires se suivent et se ressemblent. Pour une insulte, aprĂšs une tromperie, une rupture, une soirĂ©e trop alcoolisĂ©e... Chacun tente de justifier son acte. "J'avais bu ; "j'Ă©tais en burn-out" ; "elle m'a provoquĂ©e". Parfois, certains banalisent la situation. "Je l'ai juste bousculĂ©e" ; "C'Ă©tait seulement un coup de coude". Ces mĂ©canismes de dĂ©fense sont bien connus des psychologues de l'association. "Ils expliquent leur passage Ă  l'acte par le contexte, ou par le comportement de l'autre, alors que ce sont bien eux qui sont maĂźtres de leurs actes", analyse Aline De Rolao, psychologue clinicienne. "Nous sommes lĂ  pour dĂ©construire cela, et reconstruire ensuite une vision moins subjective des faits". A chaque tĂ©moignage, Marine n'hĂ©site pas Ă  rebondir sur les propos de ses interlocuteurs, afin de leur faire changer de perception sur le conflit Ă©voquĂ©. Lorsque Mehdi parle par exemple de "provocation" au sujet d'une dispute, elle intervient. "Si je vous provoque moi, vous allez me pousser ou me tirer les cheveux ?". RĂ©ponse floue de l'intĂ©ressĂ© "Non, ce n'est pas pareil... Si j'ai lĂąchĂ© prise, c'est parce que j'Ă©tais Ă  la maison". L'Ă©ducatrice spĂ©cialisĂ©e attrape la perche qu'on lui tend. "Nous allons donc travailler sur le concept d'ĂȘtre Ă  la maison comme dans un endroit oĂč l'on peut tout lĂącher. Se sentir soi-mĂȘme, et en sĂ©curitĂ©. Pensez-vous que votre femme a ressenti, elle, ce sentiment de sĂ©curitĂ© ?". Une discussion dĂ©bute, la coordinatrice reviendra sur cet exemple Ă  plusieurs reprises durant la sĂ©ance. En prenant appui sur des exemples concrets, des chiffres, des mises en situation, un certain dĂ©clic semble s'opĂ©rer. Entre les stagiaires, certains liens se tissent. "On se comprend, frĂ©rot !", lance l'un des participants Ă  son voisin lors d'une discussion sur la procĂ©dure pĂ©nale, pour laquelle ils employaient tous les deux le mauvais terme. Mais Marine n'a jamais peur de recadrer la sĂ©ance. Alors qu'elle liste les diffĂ©rents types de violences, elle dĂ©crit fermement les peines encourues en cas de circonstances aggravantes, de viol conjugal ou de violences sur mineurs. L'ambiance joviale disparaĂźt soudainement la session se terminera sur ce rappel. Chacun repart dans un silence lĂ©gĂšrement pesant. A la sĂ©ance suivante, l'un des stagiaires ne reviendra pas. Violences "dĂ©vastatrices""On a eu un groupe plutĂŽt cool", estime Marine en rassemblant ses affaires. Comprenez personne ne l'a mise en difficultĂ©, en dĂ©cidant par exemple de perturber la sĂ©ance ou en l'attaquant verbalement. "Parfois, il y a un ou plusieurs leaders qui tentent de nous dĂ©stabiliser et d'entraĂźner les autres participants", raconte-t-elle. "Dans ce cas, on garde notre stature, et parfois, il faut les laisser vider leurs sacs. Puis on reprend". Une impression partagĂ©e par Marie*, psychologue dans une association francilienne d'aide aux victimes, intervenue lors de la deuxiĂšme sĂ©ance du stage. "Certains comprennent tout de suite, on peut construire quelque chose avec eux. Parfois, c'est bien plus compliquĂ©, parce qu'ils sont dans le rejet du cadre". Pendant deux heures, cette psychologue a tentĂ© de marquer l'esprit de ses stagiaires, en leur dĂ©crivant les consĂ©quences durables de leurs actes sur les victimes, en rappelant le cycle de la violence, ou en listant les diffĂ©rents types d'agressions. Insultes, violences psychologiques, Ă©conomiques, matĂ©rielles, viol conjugal... "Toutes ces violences sont dĂ©vastatrices. Et toutes peuvent amener au meurtre conjugal par accident, par impulsion, par une dispute qui dĂ©gĂ©nĂšre", lĂąche-t-elle. "LĂ , c'est quand mĂȘme un autre stade... On n'est pas lĂ  pour ça, nous !", tente de nuancer l'un des participants. "Ça peut arriver plus vite que vous ne le pensez. Certains auteurs n'ont pas l'intention de tuer qui que ce soit en se rĂ©veillant le matin, mais leur victime finit par se prendre le coin de la table, et elle meurt sur le coup", insiste Marie, provoquant chez ses interlocuteurs un moment de flottement. La majoritĂ© du groupe semble avoir compris le message. "Ça m'a ouvert les yeux""Le stage m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses ça m'a rappelĂ© que n'importe quel type de violence, mĂȘme verbale, est inadmissible", confirme ainsi Bastien*, ancien militaire admis en stage aprĂšs une violente altercation avec sa compagne. L'homme de 48 ans est dĂ©sormais convaincu qu'il ne dĂ©passera plus jamais "la ligne rouge", et se dit prĂȘt Ă  partager son expĂ©rience autour de lui. Il admet mĂȘme que les sĂ©ances lui ont permis de tisser des amitiĂ©s naissantes il lui est arrivĂ© de revoir, Ă  l'extĂ©rieur du stage, l'un des membres du groupe. "On discute, on s'envoie des textos. Ça fait du bien de parler de notre situation, on se comprend mutuellement". Une victoire pour Sylvie et ses collĂšgues "On leur donne des outils pour Ă©viter le passage Ă  l'acte, ou pour dĂ©celer les signes prĂ©curseurs. Beaucoup se les approprient, trĂšs peu les trouvent inutiles", conclut la psychologue. Mais elle prĂ©vient parfois, le stage ne suffit pas. "Il arrive que certains ne soient pas rĂ©ceptifs, mĂȘme si c'est extrĂȘmement rare". Si l'organisme ne dispose actuellement d'aucun outil lui permettant de suivre Ă  long terme le parcours des auteurs accueillis entre ses murs, un signe ne trompe pas. "En sept ans, je n'ai revu que trois ou quatre personnes rĂ©orientĂ©es auprĂšs de notre service par la justice pour les mĂȘmes types de faits", souligne Marine. "Ça montre bien que le stage les a aidĂ©s Ă  prendre conscience des choses". De 2017 Ă  2020, le ministĂšre de la Justice rappelle que 11 377 stages de ce type ont Ă©tĂ© prononcĂ©s dans le cadre d'une alternative aux poursuites ou d'une condamnation pour violences conjugales - un chiffre en trĂšs nette augmentation depuis 2019 et le Grenelle des violences conjugales. En 2020, 179 auteurs de violence ont ainsi Ă©tĂ© orientĂ©s vers les stages d'EspĂ©rer 95, co-porteur avec l'association Arile et treize autres organismes du projet de Centre de suivi et de prise en charge des auteurs CPCA pour l'Ile-de-France. Parmi eux, 96% Ă©taient des hommes. *Certains prĂ©noms ont Ă©tĂ© modifiĂ©s afin de respecter l'anonymat des personnes interrogĂ©es. InfographieDario Ingiusto / L'Express InfographieDario Ingiusto / L'Express Les plus lus OpinionsLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris VallĂ©eLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain FortLa chronique du Pr Gilles PialouxPar le Pr Gilles Pialoux
Stagede responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes; Stage de responsabilitĂ© parentale ; stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupĂ©fiants; Mesures d'investigation keyboard_arrow_down. EnquĂȘte sociale renforcĂ©e (ESR) EnquĂȘte de personnalitĂ© auteur; EnquĂȘte de personnalitĂ© victime; Mesures alternatives Ă 
La mĂ©diation pĂ©nale n'est pas portĂ©e au casier judiciaire d'une personne contrairement Ă  une peine prononcĂ©e directement ou homologuĂ©e par un tribunal suite Ă  une composition pĂ©nale ou Ă  une CRPC. Elle consiste en principe Ă  faire rappel a la loi et peut en cas de non aboutissement ou d'irrespect des engagements pris engendrer des poursuites pĂ©nales dĂ©cidĂ©es par le procureur de la rĂ©publique, lequel dispose de l'opportunitĂ© des poursuites article 40 du CPP "Le procureur de la rĂ©publique reçoit les plaintes et les dĂ©nonciations et apprĂ©cie la suite Ă  leur donner.." Elle a pour but de rechercher une solution amiable dans la rĂ©paration du dommage pour justement Ă©viter la poursuite. Un mĂ©diateur pĂ©nal habilitĂ© et agrĂ©e interviendra Ă  l’initiative du Procureur de la RĂ©publique et avec l’accord des s'agira d'un dĂ©lĂ©guĂ© du procureur ou d'une association ou d'un retraitĂ© issu de divers secteurs d’activitĂ© professionnels ex gendarme, policier, Ă©ducation nationale.... Le plus souvent, la mĂ©diation pĂ©nale se dĂ©roule au sein du tribunal, d'une association ou d'une maison de la justice et du droit.PAD Le mĂ©diateur qui intervient a un casier judiciaire vierge et prĂ©sente toutes garanties de compĂ©tence, d’indĂ©pendance et d’impartialitĂ©. I- Les visĂ©es de la mĂ©diation pĂ©nale prĂ©sentation textuelle de l'article 41-1 CPP S'il lui apparaĂźt qu'une telle mesure est susceptible d'assurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă  la victime, de mettre fin au trouble rĂ©sultant de l'infraction ou de contribuer au reclassement de l'auteur des faits, le procureur de la RĂ©publique peut, prĂ©alablement Ă  sa dĂ©cision sur l'action publique, directement ou par l'intermĂ©diaire d'un officier de police judiciaire, d'un dĂ©lĂ©guĂ© ou d'un mĂ©diateur du procureur de la RĂ©publique 1° ProcĂ©der au rappel auprĂšs de l'auteur des faits des obligations rĂ©sultant de la loi ; 2° Orienter l'auteur des faits vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle ; cette mesure peut consister dans l'accomplissement par l'auteur des faits, Ă  ses frais, d'un stage ou d'une formation dans un service ou un organisme sanitaire, social ou professionnel, et notamment d'un stage de citoyennetĂ©, d'un stage de responsabilitĂ© parentale, d'un stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes ou d'un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupĂ©fiants ; en cas d'infraction commise Ă  l'occasion de la conduite d'un vĂ©hicule terrestre Ă  moteur, cette mesure peut consister dans l'accomplissement, par l'auteur des faits, Ă  ses frais, d'un stage de sensibilisation Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre ; 3° Demander Ă  l'auteur des faits de rĂ©gulariser sa situation au regard de la loi ou des rĂšglements ; 4° Demander Ă  l'auteur des faits de rĂ©parer le dommage rĂ©sultant de ceux-ci ; 5° Faire procĂ©der, Ă  la demande ou avec l'accord de la victime, Ă  une mission de mĂ©diation entre l'auteur des faits et la victime. En cas de rĂ©ussite de la mĂ©diation, le procureur de la RĂ©publique ou le mĂ©diateur du procureur de la RĂ©publique en dresse procĂšs-verbal, qui est signĂ© par lui-mĂȘme et par les parties, et dont une copie leur est remise ; si l'auteur des faits s'est engagĂ© Ă  verser des dommages et intĂ©rĂȘts Ă  la victime, celle-ci peut, au vu de ce procĂšs-verbal, en demander le recouvrement suivant la procĂ©dure d'injonction de payer, conformĂ©ment aux rĂšgles prĂ©vues par le code de procĂ©dure civile. Lorsque des violences ont Ă©tĂ© commises par le conjoint ou l'ancien conjoint de la victime, son partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou son ancien partenaire, son concubin ou son ancien concubin, il n'est procĂ©dĂ© Ă  la mission de mĂ©diation que si la victime en a fait expressĂ©ment la demande. Dans cette hypothĂšse, l'auteur des violences fait Ă©galement l'objet d'un rappel Ă  la loi en application du 1° du prĂ©sent article. Lorsque, aprĂšs le dĂ©roulement d'une mission de mĂ©diation entre l'auteur des faits et la victime, de nouvelles violences sont commises par le conjoint ou l'ancien conjoint de la victime, son partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou son ancien partenaire, son concubin ou son ancien concubin, il ne peut ĂȘtre procĂ©dĂ© Ă  une nouvelle mission de mĂ©diation. Dans ce cas, sauf circonstances particuliĂšres, le procureur de la RĂ©publique met en Ɠuvre une composition pĂ©nale ou engage des poursuites ; 6° En cas d'infraction commise soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire, demander Ă  l'auteur des faits de rĂ©sider hors du domicile ou de la rĂ©sidence du couple et, le cas Ă©chĂ©ant, de s'abstenir de paraĂźtre dans ce domicile ou cette rĂ©sidence ou aux abords immĂ©diats de celui-ci, ainsi que, si nĂ©cessaire, de faire l'objet d'une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique ; les dispositions du prĂ©sent 6° sont Ă©galement applicables lorsque l'infraction est commise par l'ancien conjoint ou concubin de la victime, ou par la personne ayant Ă©tĂ© liĂ©e Ă  elle par un pacte civil de solidaritĂ©, le domicile concernĂ© Ă©tant alors celui de la victime. Pour l'application du prĂ©sent 6°, le procureur de la RĂ©publique recueille ou fait recueillir, dans les meilleurs dĂ©lais et par tous moyens l'avis de la victime sur l'opportunitĂ© de demander Ă  l'auteur des faits de rĂ©sider hors du logement du couple. Sauf circonstances particuliĂšres, cette mesure est prise lorsque sont en cause des faits de violences susceptibles d'ĂȘtre renouvelĂ©s et que la victime la sollicite. Le procureur de la RĂ©publique peut prĂ©ciser les modalitĂ©s de prise en charge des frais affĂ©rents Ă  ce logement pendant une durĂ©e qu'il fixe et qui ne peut excĂ©der six mois. La procĂ©dure prĂ©vue au prĂ©sent article suspend la prescription de l'action publique. En cas de non-exĂ©cution de la mesure en raison du comportement de l'auteur des faits, le procureur de la RĂ©publique, sauf Ă©lĂ©ment nouveau, met en oeuvre une composition pĂ©nale ou engage des poursuites. II- PrĂ©sentation de cette procĂ©dure A Le mĂ©diateur intervient avant toute dĂ©cision sur l'action publique Il est prĂ©cisĂ© que cette mesure permet de rĂ©parer le prĂ©judice de la victime, et met fin au trouble rĂ©sultant de l’infraction ou contribue au reclassement de l’auteur des Pour quels litiges ? 1°- Ceux-ci supposent le dĂ©pĂŽt d'une Les faits doivent ĂȘtre reconnus de son auteur 3°- Les faits doivent constituer une infraction susceptible de poursuites exemples Injures, menaces, vols simples, tapages nocturne, violences lĂ©gĂšres,dĂ©gradations, dĂ©lits liĂ©s Ă  la famille tels que l'abandon de famille , ou le non paiement de pension alimentaire et la non prĂ©sentation d’enfant. C DĂ©roulement 1°- avant l'audience - Chaque partie peut ĂȘtre assistĂ©e par un avocat, voir bĂ©nĂ©fiicier de l’aide juridictionnelle pour financer l’assistance d’un avocat . - L'avocat peut consulter le dossier pĂ©nal auditions, confrontations... 2°- pendant l'audience - Le mĂ©diateur procĂšde Ă  un rappel immĂ©diat Ă  la loi Il dĂ©finit les modalitĂ©s de rĂ©paration de la victime ex versement de dommages et intĂ©rĂȘts. - Les parties seront entendues et L'les avocats pourraont donner sesleurs explications - le mĂ©diateur est tenu au secret D L'issue de la mĂ©diation Le mĂ©diateur rendra compte du succĂšs ou de l’échec de sa mission au procureur. 1°- l'aboutissement dans le reglement amiable aboutit entre la victime et la personne susceptible d’ĂȘtre poursuivie. Le mĂ©diateur constate l’accord dans un Ă©crit signĂ© par les deux parties et adresse au Procureur un rapport sur l’issue de la mĂ©diation. Il est alors chargĂ© de vĂ©rifier l’exĂ©cution de l’accord. - si l'accord pris est respectĂ©, le classement sans suite interviendra, - si l'accord n'est pas respectĂ©, le procureur peut dĂ©cider de poursuivre 2°- l'Ă©chec de la mĂ©diation dans l'absence de rĂšglement amiable entre la victime et la personne susceptible d’ĂȘtre poursuivie. Le procureur en sera informĂ©. Il peut alors dĂ©cider de classer l’affaire ou de la poursuivre. Attention l'action publique n'Ă©tant pas Ă©teinte, la victime pourra aussi poursuivre au pĂ©nal ' ex citation directe Demeurant Ă  votre disposition pour toutes prĂ©cisions MaĂźtre Haddad Sabine Avocate au barreau de Paris
Laprochaine sĂ©ance publique du Conseil dĂ©partemental aura lieu le jeudi 12 dĂ©cembre 2019, dĂšs 9h30, Ă  l’HĂŽtel du DĂ©partement, 6 place de la RĂ©volution française Ă  Belfort. A cette occasion les Conseillers dĂ©partementaux seront amenĂ©s Ă  statuer sur les dossiers suivants : DĂ©bat d'orientations budgĂ©taires pour 2020.
Dans l’article d’aujourd’hui, je souhaitais aborder un peu de procĂ©dure pĂ©nale, pour dĂ©velopper ce que j’effleurais seulement dans un article prĂ©cĂ©dent, et qui me semble important d’approfondir pour les non-connaisseurs du droit pĂ©nal et surtout, du droit des peines. Cet Ă©crit a donc pour vocation de s’adresser aux novices » en la matiĂšre. Souvenez-vous, je vous mettais dans mon article La comparution sur reconnaissance prĂ©alable de culpabilitĂ© CRPC le plaider coupable Ă  la française » Ă  retrouver ici un AstĂ©rix ainsi que la note suivante *Et oui, une peine de prison ferme est amĂ©nageable, de sorte qu’il s’agit tout de mĂȘme de prison dite ferme, mais la peine n’est pas exĂ©cutĂ©e stricto sensu en prison. Ainsi, est de la prison ferme amĂ©nagĂ©e le port d’un bracelet Ă©lectronique, des travaux d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, des jours-amende trĂšs diffĂ©rent d’une amende classique, un placement en extĂ©rieur, une semi-libertĂ©, ou encore, plus tard, une libĂ©ration conditionnelle. DĂšs lors, soit le prĂ©venu se voit opposer ce que l’on appelle un mandat de dĂ©pĂŽt = le prĂ©venu est immĂ©diatement incarcĂ©rĂ© et il ne pourra amĂ©nager sa peine que bien plus tard, aprĂšs une pĂ©riode en prison, soit il n’est pas immĂ©diatement incarcĂ©rĂ©, et sa peine sera quasi-systĂ©matiquement amĂ©nagĂ©e de sorte qu’il n’ira pas en prison, ou du moins, pourra sortir pour travailler. Attention, l’amĂ©nagement n’est possible que sous certaines conditions, et sera exclu pour une peine de prison ferme de plus d’un an loi du 24 mars 2020. » J’ai fait preuve d’une imprĂ©cision d’ailleurs dans cet article, puisqu’il ne s’agit pas de la loi du 24 mars 2020, mais du dĂ©cret du 04 mars 2020 pris en application de la loi du 23 mars 2019 et entrant en vigueur au 24 mars 2020. Ce dĂ©cret est venu prĂ©ciser et rĂ©former l’amĂ©nagement des peines ainsi que les peines correctionnelles en elles-mĂȘmes. Vous l’aurez donc compris, une peine peut ĂȘtre assortie d’un sursis, d’un sursis probatoire, ou ĂȘtre ferme. Dans ce dernier cas, elle sera amĂ©nagĂ©e, ou non, ce qui signifie que le condamnĂ© n’ira pas forcĂ©ment effectuer sa peine en milieu carcĂ©ral, dans une cellule, et ce, MEME SI SA PEINE EST FERME. M Les grandes lignes Tout d’abord, il convient de rappeler que la rĂ©forme entrĂ©e en vigueur le 24 mars 2020 est venue supprimer les peines d’emprisonnement fermes d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  un mois. En effet, les emprisonnements courts sont inutiles, sans intĂ©rĂȘt, avec risque de rĂ©cidive au surplus. Il est beaucoup plus constructif de prononcer une peine d’un mois assortie d’un sursis simple ou d’un sursis probatoire. Petites prĂ©cisions un sursis simple suspend l’exĂ©cution d’une peine d’emprisonnement ou mĂȘme d’amende, pendant un temps. Le condamnĂ© a l’obligation de ne pas commettre de nouvelles infractions dans le dĂ©lai de cinq ans, au risque de voir sa peine de sursis tomber » et se transformer en peine ferme. Une fois le dĂ©lai de cinq ans Ă©coulĂ© et si le condamnĂ© n’a commis aucune nouvelle infraction, sa peine sera rĂ©putĂ©e non avenue Articles 132-29 et suivants du Code pĂ©nal. Le sursis probatoire quant Ă  lui, implique que le condamnĂ© respecte des obligations durant son dĂ©lai de probation. En cas de non-respect de ses obligations, ou de commission d’une nouvelle infraction durant le dĂ©lai probatoire, sa peine de sursis pourra ĂȘtre transformĂ©e » en peine de prison ferme Articles 132-40 et suivants du Code pĂ©nal. On dit que son sursis est rĂ©voquĂ© ». Pour exemple, il peut s’agir d’une obligation de soins, ou encore d’une obligation de travaux d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, ou bien d’une interdiction d’entrer en contact avec une personne, et la liste est trĂšs longue ! Revenons maintenant au cƓur du sujet. La rĂ©forme de 2020 est venue fixer des nouveaux seuils d’amĂ©nagement de peine. Ainsi, pour les peines d’emprisonnement d’1 Ă  6 mois fermes, l’amĂ©nagement de peine est de plein droit. Il est dit dans le texte que les juridictions de jugement amĂ©nageront directement cette peine, mais en pratique, en tout cas Ă  Pontoise, les condamnĂ©s sont renvoyĂ©s devant le Juge d’application des peines dans les quelques semaines suivant le jugement afin que leur peine soit amĂ©nagĂ©e. Pour les peines d’emprisonnement de 6 mois Ă  1 an fermes, l’amĂ©nagement est facultatif. Encore une fois, cela sera Ă  voir devant le Juge d’application des peines. Pour les peines d’emprisonnement au-delĂ  d’un an, elles ne sont plus amĂ©nageables. Ce qui veut dire que les personnes condamnĂ©es Ă  plus de 12 mois d’emprisonnement iront forcĂ©ment exĂ©cuter leur peine en prison. Le seuil Ă©tait avant de 24 mois, il a donc Ă©tĂ© rabaissĂ© de moitiĂ©. Attention, un mandat de dĂ©pĂŽt peut ĂȘtre prononcĂ© Ă  l’encontre du condamnĂ©. Le mandat de dĂ©pĂŽt est dĂ©fini Ă  l’article 122 alinĂ©a 8 du Code de procĂ©dure pĂ©nale Le mandat de dĂ©pĂŽt peut ĂȘtre dĂ©cernĂ© Ă  l’encontre d’une personne mise en examen et ayant fait l’objet d’une ordonnance de placement en dĂ©tention provisoire. Il est l’ordre donnĂ© au chef de l’établissement pĂ©nitentiaire de recevoir et de dĂ©tenir la personne Ă  l’encontre de laquelle il est dĂ©cernĂ©. Ce mandat permet Ă©galement de rechercher ou de transfĂ©rer la personne lorsqu’il lui a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment notifiĂ©. » ConcrĂštement, lorsqu’un mandat de dĂ©pĂŽt est prononcĂ© Ă  l’audience, la personne condamnĂ©e est directement et immĂ©diatement incarcĂ©rĂ©e. Ainsi, elle ne pourra bĂ©nĂ©ficier d’amĂ©nagement ab initio, et ce, mĂȘme si sa peine est infĂ©rieure Ă  un an. Attention toutefois, celui-ci doit ĂȘtre spĂ©cialement motivĂ©e lorsqu’il concerne une peine infĂ©rieure Ă  6 mois fermes au regarde de la personnalitĂ© de l’auteur, des faits en question, etc. A noter Ă©galement que le condamnĂ© Ă  plus d’un an d’emprisonnement peut se voir notifier un mandat de dĂ©pĂŽt Ă  effet diffĂ©rĂ©, c’est-Ă -dire qu’il sera informĂ© Ă  l’audience de sa date d’incarcĂ©ration, qui peut ĂȘtre diffĂ©rĂ©e jusqu’à un mois aprĂšs l’audience. M Quels sont les amĂ©nagements de peine envisageables ab initio = dĂšs que la peine est prononcĂ©e ? Une peine de moins d’un an est donc amĂ©nageable et en pratique, elle le sera quasi-systĂ©matiquement en l’absence de mandat de dĂ©pĂŽt, les prisons Ă©tant dĂ©jĂ  surchargĂ©es. Le condamnĂ© se rendra donc devant le Juge d’application des peines moins d’un mois aprĂšs le dĂ©libĂ©rĂ©. La peine pourra alors ĂȘtre amĂ©nagĂ©e de diffĂ©rentes maniĂšres 132-25 et suivants du Code pĂ©nal Soit par un placement sous surveillance Ă©lectronique, d’une durĂ©e de 15 jours Ă  6 mois. Le placement sous surveillance Ă©lectronique consiste Ă  avoir un bracelet Ă©lectronique et Ă  rester Ă  domicile aux heures dĂ©terminĂ©es par le juge. Le condamnĂ© pourra continuer Ă  avoir une activitĂ© professionnelles, se former, etc ;Soit par une semi-libertĂ©, qui est un rĂ©gime particulier. Le condamnĂ© est dans un centre dĂ©diĂ©, liĂ© Ă  l’administration pĂ©nitentiaire mais il peut le quitter sur des horaires dĂ©terminĂ©s, pour continuer son activitĂ© professionnelle, avec obligation de le rĂ©intĂ©grer chaque soir pour y passer la nuit ;Soit par un placement Ă  l’extĂ©rieur, qui se rapproche de la semi-libertĂ©, Ă  la diffĂ©rence que le condamnĂ© pourra ĂȘtre surveillĂ© sur son temps en extĂ©rieur. Avant la rĂ©forme de 2020, une peine ferme Ă©tait Ă©galement amĂ©nageable en travaux d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou en jours-amendes, ce qui n’est plus le cas dorĂ©navant. En revanche, le travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et les jours-amende peuvent ĂȘtre prononcĂ©s Ă  titre de peine principale, autonome. Petite indication, le bracelet Ă©lectronique est une forme d’amĂ©nagement de peine, mais il peut Ă©galement ĂȘtre une peine prononcĂ©e Ă  part entiĂšre il s’agit de la dĂ©tention Ă  domicile sous surveillance Ă©lectronique. M L’amĂ©nagement de peine aprĂšs exĂ©cution d’une partie de celle-ci Vous l’avez compris, si vous ĂȘtes condamnĂ© Ă  une peine d’emprisonnement ferme supĂ©rieure Ă  un an, vous ne pouvez pas amĂ©nager votre peine et devez donc l’effectuer en prison. Mais un amĂ©nagement de peine est envisageable une fois une partie de la peine ferme exĂ©cutĂ©e . Vous pouvez obtenir un amĂ©nagement aprĂšs exĂ©cution des 2/3 de la peine si la peine Ă©tait infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  cinq ans. Pour cela, vous devrez justifier d’une bonne conduite, d’un projet professionnel ou familial, de l’absence d’incidents en prison, etc
 Les amĂ©nagements envisageables Ă  ce stade sont alors Le placement en extĂ©rieur,La semi-libertĂ©,La libĂ©ration conditionnelle,Le placement sous surveillance Ă©lectronique. M Les peines de stage Enfin, je souhaitais Ă©voquer une peine peu connue du grand public, les peines de stage », listĂ©es Ă  l’article 131-5-1 du Code pĂ©nal Lorsqu’un dĂ©lit est puni d’une peine d’emprisonnement, la juridiction peut, Ă  la place ou en mĂȘme temps que l’emprisonnement, prescrire que le condamnĂ© devra accomplir, pendant une durĂ©e ne pouvant excĂ©der un mois, un stage dont elle prĂ©cise la nature, les modalitĂ©s et le contenu eu Ă©gard Ă  la nature du dĂ©lit et aux circonstances dans lesquelles il a Ă©tĂ© commis. Sauf dĂ©cision contraire de la juridiction, le stage, dont le coĂ»t ne peut excĂ©der celui des amendes contraventionnelles de la 3e classe, est effectuĂ© aux frais du condamnĂ©. Le stage est exĂ©cutĂ© dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la date Ă  laquelle la condamnation est dĂ©finitive, sauf impossibilitĂ© rĂ©sultant du comportement ou de la situation du condamnĂ©. Les stages que peut prononcer la juridiction sont 1° Le stage de citoyennetĂ©, tendant Ă  l’apprentissage des valeurs de la RĂ©publique et des devoirs du citoyen ; 2° Le stage de sensibilisation Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre ; 3° Le stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupĂ©fiants ; 4° Le stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes ; 5° Le stage de sensibilisation Ă  la lutte contre l’achat d’actes sexuels ; 6° Le stage de responsabilitĂ© parentale ; 7° Le stage de lutte contre le sexisme et de sensibilisation Ă  l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes. » M Petit retour d’expĂ©rience Pour clore cet article, je vais revenir sur la pratique, ma pratique du droit pĂ©nal, notamment lors des comparutions immĂ©diates, oĂč les mandats de dĂ©pĂŽt sont largement prononcĂ©s. Je ferai Ă©ventuellement un article dĂ©diĂ© aux comparutions immĂ©diates, pour en parler plus largement. Mais en rĂ©sumĂ© une comparution immĂ©diate est une procĂ©dure dans laquelle le prĂ©venu est jugĂ© directement aprĂšs sa garde Ă  vue. Il va donc directement du commissariat/gendarmerie au tribunal, oĂč il est jugĂ© dans la foulĂ©e. En tant qu’avocat de permanence, nous dĂ©couvrons les dossiers en fin de matinĂ©e pour une audience dans l’aprĂšs-midi. La plaidoirie est prĂ©parĂ©e sur le pouce. La stratĂ©gie de dĂ©fense doit rapidement ĂȘtre dĂ©cidĂ©e, et les arguments efficacement mis en place. Il est Ă  noter qu’en comparution immĂ©diate, trois quarts des dossiers finissent avec de la prison ferme. Il s’agit d’une justice rapide, adaptĂ©e aux infractions graves mais non complexes, mais dans l’ensemble plus sĂ©vĂšre. Pour exemple, de mon expĂ©rience des permanences pĂ©nales, bien sur cela dĂ©pend de la personnalitĂ© de l’auteur de l’infraction, de son dossier, du contexte, des faits je sollicite souvent en matiĂšre de violences conjugales et en alternative Ă  une peine de prison ferme, une peine de sursis probatoire avec Ă©loignement du domicile de la victime et interdiction d’entrer en contact avec elle, Ă©ventuellement si un problĂšme d’alcool est prĂ©sent, une obligation de soins de l’alcoolisme peut ĂȘtre Ă©galement pour les stupĂ©fiants, ou mĂȘme simplement un suivi psychologique, et Ă©galement, un stage de sensibilisation aux violences. Je trouve que ces mesures ont davantage de sens et peuvent s’avĂ©rer constructives pour l’avenir. J’essaie d’ĂȘtre le plus juste possible dans mes plaidoiries, de ne pas oublier la victime et sa sĂ©curitĂ©, mais d’orienter les magistrats vers des peines qui ont du sens, utiles Ă  la sociĂ©tĂ© et au devenir du condamnĂ©. Les peines doivent Ă  mon sens, ĂȘtre punitives mais davantage instructives. Parfois, mĂȘme avec le meilleur avocat du monde, il n’est plus possible de solliciter un sursis probatoire au lieu d’une peine de prison ferme, notamment si le casier du prĂ©venu est dĂ©jĂ  trop chargĂ©. Une des premiĂšres choses que j’ai apprise lors de mes dĂ©buts en droit pĂ©nal est la rĂšgle en la matiĂšre Pas plus de deux sursis probatoires » ! Si le prĂ©venu a dĂ©jĂ  bĂ©nĂ©ficiĂ© de deux sursis probatoires lors de ses condamnations antĂ©rieures, il sera trĂšs difficile de lui faire Ă©chapper Ă  une peine de prison ferme. N’hĂ©sitez pas Ă  me contacter si vous faites l’objet d’une procĂ©dure devant le Tribunal correctionnel, ou si vous ĂȘtes victime. En espĂ©rant que vous ayez eu une lecture agrĂ©able ! Larticle 227-4-2 du Code pĂ©nal prĂ©voit que le fait, pour une personne de ne pas se conformer Ă  une ou plusieurs obligations ou interdictions imposĂ©es dans une ordonnance de protection est puni d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et d’une peine de 15.000 euros d’amende. Gauthier Lecocq. Avocat au barreau de Paris. AprĂšs quatorze annĂ©es de vie commune et la naissance de trois enfants, la vie de ce couple s'est complĂštement dĂ©gradĂ©e, dans le Perche. Par RĂ©daction Mortagne-au-Perche PubliĂ© le 20 Mai 22 Ă  2022 Le mari jaloux a faire vivre un vĂ©ritable calvaire Ă  son Ă©pouse. © illustrationHuit mois de prison avec sursis pour des violences conjugales et menaces de mort. C’est la peine prononcĂ©e jeudi 19 mai 2022 par le tribunal correctionnel d’Alençon Orne Ă  l’encontre d’un homme de 28 de Mortagne-au-Perche, ce mari jaloux a faire vivre un vĂ©ritable calvaire Ă  son Ă©pouse menaces, violences ans de vie communeAprĂšs quatorze annĂ©es de vie commune et la naissance de trois enfants, la vie de ce couple s’est complĂštement dĂ©gradĂ©e, sombrant dans la jalousie, la violence et les coups quasi-quotidiens de cet homme. Le 25 janvier 2022, une femme adresse un signalement sur le portail internet dĂ©diĂ© aux violences sexuelles et sexistes signalant des violences exercĂ©es par son conjointElle Ă©crivait qu’il lui mettait des coups, qu’il lui tirait les cheveux et qu’elle avait toujours eu peur d’en parler. Elle expliquait que ces violences Ă©taient souvent portĂ©es au niveau des bras car elle se protĂ©geait. Il lui aurait mis des coups de pieds au niveau de buste lorsqu’elle tombait et il lui demandait de ne pas pleurer pour ne pas rĂ©veiller les enfants. Les violences sont devenues par la suite quasi quotidiennes. » Je m’en prenais plein la gueule », dit-elle. Des collĂšgues de travail ont Ă©tĂ© entendus. Ils sont nombreux Ă  avoir constatĂ© des marques sur le visage de leur collĂšgue, mĂȘme si elle dissimulait son visage sous un masque. Elle leur a avouĂ© par la suite qu’il s’agissait de coups portĂ©s par son conjoint. Que pensez-vous de ces faits, monsieur ? », lui demande Farouk Bellil, le prĂ©sident. Il y a des choses vraies et des choses qui ne sont pas vraies. Je reconnais les menaces, ça c’est possible, mais je n’ai jamais Ă©tĂ© violent. » VidĂ©os en ce moment sur ActuLe prĂ©venu a finalement reconnu avoir poussĂ© la victime par colĂšre et par jalousie. Comment expliquez-vous que ses collĂšgues ont vu des marques sur son visage ». Je ne sais pas ». Le 3 fĂ©vrier 2022, c’est en pleurs qu’elle appelle la gendarmerie. Elle n’arrive mĂȘme pas Ă  parler et c’est en faisant un contre appel que les gendarmes ont son adresse. A leur arrivĂ©e, c’est une femme apeurĂ©e qu’ils dĂ©couvrent. Je vais te tuer »Elle explique que, ce jour-lĂ , lorsqu’elle est rentrĂ©e du travail, il Ă©tait Ă©nervĂ© et il l’a menacĂ©e de mort » Je vais te tuer, on ne va pas te retrouver .Elle s’est rĂ©fugiĂ©e dans les toilettes. Elle relate qu’elle avait une demi-heure pour rentrer de son travail, passĂ© ce dĂ©lai, il pĂ©tait un cĂąble et devenait violent ».Il avait pris une fourchette et avait menacĂ© de lui enfoncer dans la gorge, ce qu’il reconnaĂźtra Ă  la barre du tribunal. Des menaces de mort qu’il va renouveler Ă  plusieurs reprises par tĂ©lĂ©phone. » Ce sont des mots, je sais que cela peut ĂȘtre une forme de violence, mais je ne serais jamais passĂ© Ă  l’acte, elle reste la mĂšre de mes enfants. J’en avais marre de l’attendre, de toujours prĂ©parer les repas, de m’occuper des enfants, seul. » C’est une femme qui a peur de rentrer chez elle car elle sait dĂ©jĂ  ce qu’il va lui arriver , constate Alexandra Girard, avocate de la partie Ă©voque un quotidien fait de violences, de menaces de mort. La victime trouve refuge dans ses toilettes pour Ă©chapper aux coups. Il a fallu qu’elle ait la certitude d’ĂȘtre protĂ©gĂ©e pour enfin rĂ©ussir Ă  dĂ©poser plainte. Son avocate sollicite une indemnitĂ© de 1000 € au titre de son prĂ©judice moral. Soumise et battueAnnabelle Guignard, la procureure de la RĂ©publique, a donnĂ© lecture au tribunal de quelques messages envoyĂ©s. La teneur est effrayante et traduit la peur ressentie par cette femme, soumise et battue. Le prĂ©venu surveillait et contrĂŽlait tout, son tĂ©lĂ©phone, ses rĂ©seaux sociaux, ses frĂ©quentations allant mĂȘme jusqu’à des la procureure, les faits sont graves et parfaitement caractĂ©risĂ©s ». Elle demande au tribunal d’entrer en voie de condamnation avant de requĂ©rir une peine de dix mois de prison assortis du sursis probatoire Pour StĂ©phanie Bellec-Lande, l’avocate de la dĂ©fense, les faits sont intolĂ©rables, mais elle avoue avoir des doutes sur l’ampleur de cette violence. Oui pour une condamnation, mais elle devra rester dans une juste mesure. » Le prĂ©venu a finalement Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine de huit mois de prison assortis d’un sursis probatoirependant deux ans avec les obligations de soins, d’effectuer un stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre les violences au sein du couple, l’interdiction d’entrer en contact et de paraĂźtre au domicile de la devra en outre l’indemniser et lui verser la somme de 1 000 €.Cet article vous a Ă©tĂ© utile ? Sachez que vous pouvez suivre Le Perche dans l’espace Mon Actu . En un clic, aprĂšs inscription, vous y retrouverez toute l’actualitĂ© de vos villes et marques favorites. 9KnCUsd.